Zac Mbao : deux trafiquants internationaux piégés avec 32 cornets de Kush


Leur couverture semblait parfaite : prénoms sénégalais, discrétion apparente et livraisons bien organisées. Mais le masque est tombé. A. Sow, alias Amdy, Guinéen de 25 ans, et A. Diallo, alias Hamza, Sierra-Léonais de 27 ans, ont été interpellés par les éléments de l’Ocrtis (Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants) lors d’une opération d’infiltration à Zac Mbao. Les deux trafiquants ont été pris avec 32 cornets de Kush, une drogue dure en plein essor dans la banlieue dakaroise.
 

Selon L’Observateur , Tout est parti d’un renseignement anonyme signalant un réseau actif entre Diamniadio et Rufisque. Les enquêteurs décident alors de tendre un piège à A. Sow en passant une commande de 70 000 FCFA. Le 31 octobre, le jeune Guinéen se présente au garage de Zac Mbao pour livrer la drogue. À la fouille, les policiers découvrent un sachet de Kush. Acculé, Amdy finit par balancer son fournisseur, A. Diallo alias Hamza.
 
Une seconde opération est aussitôt montée. Les limiers de l’Ocrtis contactent Hamza pour une nouvelle commande. Ce dernier tombe à son tour dans le piège. À son interpellation, les agents découvrent plus de 30 cornets de Kush soigneusement emballés, confirmant l’existence d’un trafic transfrontalier.
 
 

Des excuses confuses à la barre

 
 
Devant le tribunal, les deux hommes nient en bloc. A. Sow assure qu’il ignorait le contenu des colis qu’il transportait, tandis qu’A. Diallo tente de se faire passer pour un simple conducteur de moto-taxi piégé : « Un client est descendu et a oublié un sachet sur ma moto », a-t-il juré.
Mais les juges opposent aux accusés des preuves accablantes : conversations WhatsApp, vidéos de livraison, et aveux initiaux confirmant leurs liens avec un policier infiltré nommé Amara.
 
Le procureur requiert cinq ans de prison ferme, estimant les preuves suffisantes pour retenir l’offre et la cession de drogue, malgré la faiblesse du réseau.

Les avocats de la défense, Me Niang et son confrère, ont plaidé la consommation personnelle et l’absence d’association de malfaiteurs, dénonçant un procès-verbal « truffé de contradictions ».
 
 
Dans son délibéré, le tribunal a relaxé les deux prévenus du chef d’association de malfaiteurs, mais les a reconnus coupables d’offre et de détention de drogue.

Ils ont été condamnés à deux ans de prison ferme, avec confiscation du téléphone portable et de la moto ayant servi à la livraison.

Jeudi 6 Novembre 2025
Dakaractu



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