Un calme précaire est revenu à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, mais un calme lourd, presque irréel, qui contraste avec l’agitation qui a secoué le campus ces dernières heures.
Ce mardi, les allées habituellement bondées d’étudiants sont inhabituellement désertes. Les résidences universitaires, jadis animées par le va-et-vient des pensionnaires, affichent des portes closes et des couloirs silencieux.
Des restes de pierres, des bouteilles en plastique et des traces de brûlures sur le bitume témoignent encore de la violence des heurts entre étudiants et forces de l’ordre. À l’entrée de la bibliothèque centrale, quelques étudiants s’attardent, hésitant à partir. « On ne sait pas quand on pourra revenir », confie l’étudiant Al Hassane Goudiaby, visiblement préoccupé.
Sur le campus social, les étudiants, sommés de quitter les lieux, plient bagages dans la précipitation, sacs sur le dos, valises à la main. Certains échangent des regards inquiets, d’autres prennent des photos, comme pour immortaliser un moment qu’ils n’auraient jamais imaginé vivre dans ce temple du savoir.
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