Les sénégalais se rendront aux urnes le dimanche 25 mars, pour élire un nouveau président de la République.
Après la première manche le 26 février dernier, un second tour est nécessaire pour départager les deux (2) protagonistes qualifiés pour la suite du feuilleton présidentiel.
Il s’agit de maître Abdoulaye Wade, candidat des FAL 2012,président sortant, arrivé en tête avec 34,8% des suffrages. Et Macky Sall, de la coalition Benno Bokk Yaakar (BBY), classé deuxième avec 26,5% des suffrages, ex premier Ministre.
Le challenger du président sortant est fort du ralliement de tous les candidats malheureux au premier tour, qui ont totalisé plus de 64% des suffrages des sénégalais.
Certes, il faut se garder de réduire la manche du dimanche prochain à une simple opération arithmétique.
Mais le soutien des candidats éliminés, matérialisé par la naissance d’une nouvelle coalition, aura forcément une signification politique et sociologique. Et donc une conséquence dans les urnes.
Une réalité qui ne peut pas être totalement altérée par la tactique de l’achat massif des consciences et le soutien alimentaire de quelques « marabouts ».
Il faut également ajouter à ce tableau le fait que le choix des candidats malheureux au premier tour épouse globalement l’aspiration au changement des sénégalais. Laquelle tire sa justification d’un principe basique de fonctionnement d’un système démocratique normal : un régime resté aux commandes d’un Etat pendant 12 ans a atteint les limites de sa durée normale.
Cependant, en dépit de ce constat de bon sens, Abdoulaye Wade, président sortant à sortir, reste braqué.
Ainsi, dans un entretien récent accordé à la chaîne de télé AFRICA 7, il reprend à son compte la formule de son « intime » ennemi Laurent Gbagbo: « on gagne, ou on gagne ».
Anciens opposants, roublards et manœuvriers politiques à l’égo surdimensionné, les 2 hommes ont du reste plusieurs traits de ressemblance dans le caractère et dans le comportement.
Si bien que Wade reprend aujourd’hui la rhétorique infantile dont se servait l’ancien président ivoirien hier. En témoigne des sorties contre un occident, à travers lesquelles l’adversaire est accusé d’être le candidat de l’étranger. La France et les USA, dont maître Wade a pourtant longtemps été le courtier, dans l’espoir de faire passer la pilule de la dévolution dynastique du pouvoir. Le cirque de Benghazi est une illustration à cet égard.
Etalant au grand jour ses dispositions psychologiques, Abdoulaye Wade affirme qu'« il n y a qu’une seule hypothèse : je gagne. C’est comme si je disais que le ciel va nous tomber sur la tête dans une minute. C’est absurde parce que le ciel ne nous tombera sur la tête ».
Ainsi, même battu, le vieil homme semble s’installer dans une logique de confiscation du pourvoir. Du moins, si l’on s’en tient à la teneur de ce discours aux antipodes de toute idée de démocratie. Face à cette crainte, une foule d’interrogations pour l’avenir.
Quelle sera la réponse des sénégalais en cas de coup d’état électoral ?
Après avoir validé une candidature en violation de la constitution, le Conseil Constitutionnel va–t-il déclarer vainqueur un candidat battu et tuer définitivement la démocratie au pays de la Teranga ?
Pour l’heure, difficile de trouver des réponses à ces questions. En référence à nouveau au cas ivoirien, un autre rappel s’impose.
Après une dizaine d’années de conflit armé, ponctué par des violations massives de droits humains, notamment la mise sur pied d’escadrons de la mort, les chefs de l’armée régulière ivoirienne s’étaient résignés à lier leur sort à celui du boulanger de la lagune ébrie.
Cependant, l’armée sénégalaise jouit elle d’une bonne image et d’une réputation « républicaine ». Ce qui naturellement constitue un motif d’espoir.
Les chefs de cette vénérable institution ne commettraient pas l’erreur de lier leur avenir et leur sort à celui d’un fossile de prés de 90 ans ?
Un homme qui s’accroche au pouvoir en attendant de trouver la manœuvre appropriée pour le transmettre à un dauphin qui ne peut être que le plus « grand génie » du Sénégal.
Un petit jeu d’enfant qui sera accompli au détour des nombreuses réformes constitutionnelles auxquelles le grand manœuvrier a habitué ses compatriotes.
Reste à souhaiter que l’élection présidentielle 2012 au Sénégal ne connaisse pas un prolongement devant la Cour Pénale Internationale.
Après la première manche le 26 février dernier, un second tour est nécessaire pour départager les deux (2) protagonistes qualifiés pour la suite du feuilleton présidentiel.
Il s’agit de maître Abdoulaye Wade, candidat des FAL 2012,président sortant, arrivé en tête avec 34,8% des suffrages. Et Macky Sall, de la coalition Benno Bokk Yaakar (BBY), classé deuxième avec 26,5% des suffrages, ex premier Ministre.
Le challenger du président sortant est fort du ralliement de tous les candidats malheureux au premier tour, qui ont totalisé plus de 64% des suffrages des sénégalais.
Certes, il faut se garder de réduire la manche du dimanche prochain à une simple opération arithmétique.
Mais le soutien des candidats éliminés, matérialisé par la naissance d’une nouvelle coalition, aura forcément une signification politique et sociologique. Et donc une conséquence dans les urnes.
Une réalité qui ne peut pas être totalement altérée par la tactique de l’achat massif des consciences et le soutien alimentaire de quelques « marabouts ».
Il faut également ajouter à ce tableau le fait que le choix des candidats malheureux au premier tour épouse globalement l’aspiration au changement des sénégalais. Laquelle tire sa justification d’un principe basique de fonctionnement d’un système démocratique normal : un régime resté aux commandes d’un Etat pendant 12 ans a atteint les limites de sa durée normale.
Cependant, en dépit de ce constat de bon sens, Abdoulaye Wade, président sortant à sortir, reste braqué.
Ainsi, dans un entretien récent accordé à la chaîne de télé AFRICA 7, il reprend à son compte la formule de son « intime » ennemi Laurent Gbagbo: « on gagne, ou on gagne ».
Anciens opposants, roublards et manœuvriers politiques à l’égo surdimensionné, les 2 hommes ont du reste plusieurs traits de ressemblance dans le caractère et dans le comportement.
Si bien que Wade reprend aujourd’hui la rhétorique infantile dont se servait l’ancien président ivoirien hier. En témoigne des sorties contre un occident, à travers lesquelles l’adversaire est accusé d’être le candidat de l’étranger. La France et les USA, dont maître Wade a pourtant longtemps été le courtier, dans l’espoir de faire passer la pilule de la dévolution dynastique du pouvoir. Le cirque de Benghazi est une illustration à cet égard.
Etalant au grand jour ses dispositions psychologiques, Abdoulaye Wade affirme qu'« il n y a qu’une seule hypothèse : je gagne. C’est comme si je disais que le ciel va nous tomber sur la tête dans une minute. C’est absurde parce que le ciel ne nous tombera sur la tête ».
Ainsi, même battu, le vieil homme semble s’installer dans une logique de confiscation du pourvoir. Du moins, si l’on s’en tient à la teneur de ce discours aux antipodes de toute idée de démocratie. Face à cette crainte, une foule d’interrogations pour l’avenir.
Quelle sera la réponse des sénégalais en cas de coup d’état électoral ?
Après avoir validé une candidature en violation de la constitution, le Conseil Constitutionnel va–t-il déclarer vainqueur un candidat battu et tuer définitivement la démocratie au pays de la Teranga ?
Pour l’heure, difficile de trouver des réponses à ces questions. En référence à nouveau au cas ivoirien, un autre rappel s’impose.
Après une dizaine d’années de conflit armé, ponctué par des violations massives de droits humains, notamment la mise sur pied d’escadrons de la mort, les chefs de l’armée régulière ivoirienne s’étaient résignés à lier leur sort à celui du boulanger de la lagune ébrie.
Cependant, l’armée sénégalaise jouit elle d’une bonne image et d’une réputation « républicaine ». Ce qui naturellement constitue un motif d’espoir.
Les chefs de cette vénérable institution ne commettraient pas l’erreur de lier leur avenir et leur sort à celui d’un fossile de prés de 90 ans ?
Un homme qui s’accroche au pouvoir en attendant de trouver la manœuvre appropriée pour le transmettre à un dauphin qui ne peut être que le plus « grand génie » du Sénégal.
Un petit jeu d’enfant qui sera accompli au détour des nombreuses réformes constitutionnelles auxquelles le grand manœuvrier a habitué ses compatriotes.
Reste à souhaiter que l’élection présidentielle 2012 au Sénégal ne connaisse pas un prolongement devant la Cour Pénale Internationale.
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