À Tivaouane Peulh, la tension reste vive, plusieurs mois après une vaste opération de démolition attribuée à la société immobilière SIPRES. Selon les témoignages recueillis sur place, environ 850 concessions, incluant habitations, fondations et bâtiments en construction, auraient été détruites, laissant de nombreuses familles sans abri. Les habitants dénoncent une intervention brutale qui aurait plongé des centaines de personnes dans une situation de grande précarité.
Au cœur de la controverse, la directrice générale de la SIPRES, Anna Ba, est accusée par les sinistrés d’avoir ordonné ces démolitions sans décision judiciaire préalable. Les plaignants évoquent l’absence de procédures légales telles que sommation ou assignation, tout en pointant du doigt une supposée complicité avec certaines autorités administratives locales du département de Rufisque. Des accusations graves qui devront être examinées avec rigueur par la justice.
Face à cette situation, le collectif des victimes, composé en grande partie de familles vulnérables, appelle à une réponse ferme des autorités. Il interpelle notamment le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko afin qu’ils s’impliquent dans la résolution du dossier. Les manifestants réclament justice, réparation intégrale des préjudices subis et des garanties pour éviter de tels agissements à l’avenir.
L’affaire suit désormais son cours devant les tribunaux. L’audience récemment tenue a été renvoyée à une date ultérieure, ravivant à la fois l’espoir et la frustration des plaignants.
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