Sandiara sous tension / Marche autorisée puis stoppée : Omar Sarr crie au "scandale d'État" et accuse les autorités de museler les populations


La tension est montée d'un cran à Sandiara! Alors que le Mouvement pour l'Intérêt de Sandiara avait obtenu une autorisation administrative pour organiser une marche contre les nuisances de la zone industrielle, la manifestation a finalement avorté. Une situation que son coordonnateur, Omar Sarr, qualifie de « violation grave des libertés publiques ».
Au micro de Dakaractu, il ne cache pas son indignation : « Nous avons respecté toutes les procédures. Le Sous-préfet de Séssène nous a officiellement autorisés à marcher et avait même fixé l'itinéraire. Après cette autorisation, nous avons sillonné tous les villages de la commune pour mobiliser les populations autour d'une marche pour la dignité, la santé et la défense de notre environnement. »
Mais, selon lui, tout a basculé quelques instants avant le départ. « À 16 heures, le Commandant de Brigade est venu nous annoncer que le Préfet voulait finalement interdire la marche. C'était une décision incompréhensible alors que tout était déjà en place. Les forces de l'ordre étaient mobilisées et pourtant notre manifestation a été empêchée. Comment peut-on autoriser une marche avant de revenir sur sa décision à la dernière minute ? »
 
Très critique, Omar Sarr affirme que les populations ne réclament qu'une seule chose : « le droit de respirer un air sain et de vivre dans un environnement préservé », estimant que les habitants de Sandiara vivent depuis plusieurs années sous l'effet des odeurs provenant de la zone industrielle.
« Les populations expriment de fortes inquiétudes sur les conséquences de cette pollution sur leur santé. Nous demandons que des études indépendantes soient menées afin que toute la vérité soit connue. Notre combat est celui de la santé publique et de la dignité des habitants », déclare-t-il.
Pour le coordonnateur du Mouvement pour l'Intérêt de Sandiara, cette marche avortée ne marque pas la fin de leur mobilisation. « Nous condamnons avec la plus grande fermeté cette décision. Nous continuerons, dans le strict respect de la loi, à porter la voix des populations de Sandiara. On ne nous fera pas taire. Notre combat ne fait que commencer. »
Samedi 4 Juillet 2026
Dakaractu



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