La première réunion du Conseil supérieur de la magistrature tenue, vendredi, au palais de la République n’a pas témoigné de la rupture attendue dans la séparation des pouvoirs notamment entre l’Exécutif et le judiciaire. C’est l’avis du magistrat Ibrahima Hamidou Dème qui relève dans les nominations issues de cette rencontre une décision confortant les mêmes pratiques connues dans les précédents régimes.
« Faut-il le rappeler, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) est l'institution constitutionnelle chargée de garantir l'indépendance de la justice. Il doit être le gardien des garanties statutaires des magistrats, de la transparence dans la nomination des magistrats et du respect du principe sacro-saint de l'inamovibilité du juge. La première séance du CSM du nouveau régime (…) après les Assises de la justice, n'a malheureusement pas tenu ses promesses de rupture vertueuse», a indiqué sur sa page Facebook le juge Dème qui relève un manque d’objectivité dans l’affectation de ses collègues.
« Les décisions qui y sont prises perpétuent, en effet, la présence hégémonique de l'Exécutif et la posture pusillanime des magistrats. Les critères d'affectation des magistrats doivent être objectifs. Ils ne doivent aucunement dépendre des décisions favorables ou défavorables rendues à l'égard d'un homme politique», a expliqué Ibrahima Hamidou Dème. D’après lui, il faut du courage et de la volonté politique d'opérer des ruptures vertueuses du côté de l'Exécutif et un sens élevé des devoirs de leurs charges de la part des magistrats.
« Mais, tant que le chef de l'Etat ne tiendra pas sa promesse d'être au dessus de la mêlée en veillant au fonctionnement régulier des institutions, tant que les magistrats oublieront leur rôle constitutionnel de pouvoir et de gardien vigilant des droits et libertés, la séparation des pouvoirs, l'indépendance de la justice et l'Etat de droit tant espérés ne seront qu'un leurre», a conclu le président du parti Ensemble pour le Travail l’Intégrité et la Citoyenneté (Etic).
« Faut-il le rappeler, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) est l'institution constitutionnelle chargée de garantir l'indépendance de la justice. Il doit être le gardien des garanties statutaires des magistrats, de la transparence dans la nomination des magistrats et du respect du principe sacro-saint de l'inamovibilité du juge. La première séance du CSM du nouveau régime (…) après les Assises de la justice, n'a malheureusement pas tenu ses promesses de rupture vertueuse», a indiqué sur sa page Facebook le juge Dème qui relève un manque d’objectivité dans l’affectation de ses collègues.
« Les décisions qui y sont prises perpétuent, en effet, la présence hégémonique de l'Exécutif et la posture pusillanime des magistrats. Les critères d'affectation des magistrats doivent être objectifs. Ils ne doivent aucunement dépendre des décisions favorables ou défavorables rendues à l'égard d'un homme politique», a expliqué Ibrahima Hamidou Dème. D’après lui, il faut du courage et de la volonté politique d'opérer des ruptures vertueuses du côté de l'Exécutif et un sens élevé des devoirs de leurs charges de la part des magistrats.
« Mais, tant que le chef de l'Etat ne tiendra pas sa promesse d'être au dessus de la mêlée en veillant au fonctionnement régulier des institutions, tant que les magistrats oublieront leur rôle constitutionnel de pouvoir et de gardien vigilant des droits et libertés, la séparation des pouvoirs, l'indépendance de la justice et l'Etat de droit tant espérés ne seront qu'un leurre», a conclu le président du parti Ensemble pour le Travail l’Intégrité et la Citoyenneté (Etic).
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