Nettoyage du fichier électoral : l’opposition doit-elle balayer devant sa porte avant de s’occuper de Aly Ngouille ?


Nettoyage du fichier électoral : l’opposition doit-elle balayer devant sa porte avant de s’occuper de Aly Ngouille ?
Ayant fait de l’audit du fichier électoral une nécessité absolue au lendemain du référendum de 2016, l’opposition sénégalaise semble obtenir gain de cause avec le lancement d’un appel international à candidature et la mise en place d’un comité de pilotage et d’un comité technique, comme organes d’encadrement.

 Paradoxalement, ceux qui ont boycotté les travaux du Cadre de concertations, sous la houlette de l’ambassadeur Seydou Nourou Ba, rechignent à désigner leurs représentants auprès des différents pôles aux fins de démontrer les failles dans ce fichier. Cette politique de la chaise vide est-elle productive, même si, ainsi qu’en atteste le dernier rapport de la CENA, les législatives ont été entachées de nombreux dysfonctionnements ?

Pourtant, ce sont ces mêmes partenaires internationaux, qui, malgré les contestations consécutives à la présidentielle de 2007, avaient attesté de la fiabilité de ce fichier. Cela, suite à une Mission d’Audit du Fichier Electoral réalisée par les soins de l’Union européenne (UE), de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique et de l’Ambassade de la République d’Allemagne entre 2010 et 2011. 

Mieux, le Centre européen d’appui aux processus électoraux -qui a, sur financement de l’Allemagne, offert la prise en charge du coût et procédé au recrutement des auditeurs- a, depuis sa création, mis en œuvre des activités et des projets dans plus de 35 pays, principalement en Afrique.

C’est dire que le fait de ne pas être d’accord sur le profil de l’autorité en charge de l’organisation des élections ne doit pas dédouaner l’opposition du devoir de participer aux travaux relatifs à l’audit du fichier. Travaux qui obéissent à un calendrier plus technique que politique.

Sous Me Abdoulaye Wade, la publication, en 2011, des résultats de la Mission d’Audit du Fichier Electoral a montré qu’il y avait plus de peur que de mal. En réalité, en excipant de fraudes plus imaginaires que réelles à la présidentielle de 2007, l’opposition, réunie dans le Front Siggil Senegaal, avait boycotté les législatives de la même année inopportunément. 
Vendredi 26 Janvier 2018
Dakaractu



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