Dans un entretien avec le journal le Monde , le chef de l'État est revenu sur la visite de Marine Le Pen au Sénégal et leur tête-à-tête sur demande de cette dernière. À la question de savoir si les relations entre le chef de l'État français et celui du Sénégal sont toujours au beau fixe, le président Macky Sall de répondre. " Nos relations sont très bonnes. Mais il faut éviter la monotonie. C’est normal qu’il y ait quelques couacs, mais ce n’est rien par rapport à la valeur de la relation entre la France et le Sénégal. Cela va au-delà de nos personnes, au président Macron et moi-même".
Le chef de l'État de poursuivre " Marine Le Pen est venue au Sénégal et a demandé que je la reçoive, j’ai accepté. Cela ne peut pas être un facteur de déstabilisation de la relation avec la France. J’ai, pour ma part, trouvé inélégant que Paris missionne [en mars] une conseillère [de l’Elysée] pour rencontrer mon opposant [Ousmane Sonko]. Pour autant, cela ne va pas casser notre relation", a-t-il fait savoir.
Interrogé sur sa carrière diplomatique et ses ambitions pour le poste de secrétariat général des Nations unies ou comme représentant permanent de l’Afrique au G20, le président Macky Sall de souligner "
Il est trop tôt pour répondre à cette question. Le mandat de M. Guterres court jusqu’en 2026. Attendons 2025...Il faut réformer les systèmes de gouvernance mondiale, sans quoi, nous, Africains, qu’importent nos efforts, nous ne nous en sortirons pas… Les institutions de Bretton Woods ont été mises en place après 1945 alors que nous n’étions pas souverains. Ces mécanismes sont en total déphasage avec aujourd’hui. Par ailleurs, le Conseil de sécurité de l’ONU doit être réformé pour plus d’inclusion. Si l’on veut éviter une fracture entre les pays du G7 et les puissances émergentes, il nous faut trouver un système plus équilibré. Je souhaite aussi lutter pour l’accès de l’Afrique au marché des capitaux dans des conditions supportables", a-t-il conclu.
Le chef de l'État de poursuivre " Marine Le Pen est venue au Sénégal et a demandé que je la reçoive, j’ai accepté. Cela ne peut pas être un facteur de déstabilisation de la relation avec la France. J’ai, pour ma part, trouvé inélégant que Paris missionne [en mars] une conseillère [de l’Elysée] pour rencontrer mon opposant [Ousmane Sonko]. Pour autant, cela ne va pas casser notre relation", a-t-il fait savoir.
Interrogé sur sa carrière diplomatique et ses ambitions pour le poste de secrétariat général des Nations unies ou comme représentant permanent de l’Afrique au G20, le président Macky Sall de souligner "
Il est trop tôt pour répondre à cette question. Le mandat de M. Guterres court jusqu’en 2026. Attendons 2025...Il faut réformer les systèmes de gouvernance mondiale, sans quoi, nous, Africains, qu’importent nos efforts, nous ne nous en sortirons pas… Les institutions de Bretton Woods ont été mises en place après 1945 alors que nous n’étions pas souverains. Ces mécanismes sont en total déphasage avec aujourd’hui. Par ailleurs, le Conseil de sécurité de l’ONU doit être réformé pour plus d’inclusion. Si l’on veut éviter une fracture entre les pays du G7 et les puissances émergentes, il nous faut trouver un système plus équilibré. Je souhaite aussi lutter pour l’accès de l’Afrique au marché des capitaux dans des conditions supportables", a-t-il conclu.
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![Le président Macky Sall sur son entretien avec Marine Le Pen: " J’ai, pour ma part, trouvé inélégant que Paris missionne [en mars] une conseillère [de l’Elysée] pour rencontrer mon opposant [Ousmane Sonko]". Le président Macky Sall sur son entretien avec Marine Le Pen: " J’ai, pour ma part, trouvé inélégant que Paris missionne [en mars] une conseillère [de l’Elysée] pour rencontrer mon opposant [Ousmane Sonko]".](https://www.dakaractu.com/photo/art/default/73925258-51421723.jpg?v=1688734742)
