C’est dans un climat de prudence que Jean-Claude Kassi Brou, gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), a ouvert ce mercredi à Dakar la première session ordinaire du Comité de politique monétaire au titre de l’année 2026. Si les résultats économiques de l’année écoulée affichent une relative solidité, le patron de la banque centrale de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) n’a pas caché ses inquiétudes face aux nuages qui s’accumulent sur l’horizon économique mondial.
L’année 2025 s’est certes achevée sur des indicateurs encourageants pour la zone. La croissance au sein de l’UEMOA a atteint 6,7 %, contre 6,2 % en 2024, portée par la bonne tenue des industries extractives, des services et d’une campagne agricole vivrière particulièrement satisfaisante. Mieux encore, l’inflation est tombée à 0 %, un niveau remarquable au regard des 3,5 % enregistrés l’année précédente, grâce à la détente des cours mondiaux des produits alimentaires et énergétiques. Les comptes extérieurs se sont également redressés, soutenus par la hausse des exportations d’or et d’hydrocarbures. Un tableau d’ensemble qui pourrait prêter à l’optimisme.
Mais Kassi Brou a tenu à tempérer tout enthousiasme prématuré. Derrière ces chiffres flatteurs, le gouverneur a clairement identifié les lignes de fracture qui menacent l’élan de 2026. À l’échelle mondiale, les tensions géopolitiques, et en particulier la guerre qui embrase le Moyen-Orient, continuent de faire peser une ombre lourde sur les prévisions de croissance. Si l’économie mondiale a maintenu un taux de croissance de 3,3 % en 2025, égal à celui de 2024, les perspectives pour 2026 sont jugées vulnérables, exposées à des risques baissiers que le gouverneur a qualifié de persistants.
Car c’est bien là le cœur du message délivré ce mercredi à Dakar. En effet, les équilibres fragiles sur lesquels repose la bonne performance de la zone UEMOA demeurent à la merci d’un environnement international instable.
Une intensification des tensions géopolitiques et commerciales pourrait rapidement inverser la dynamique favorable observée sur les comptes extérieurs de l’Union. La flambée des cours des matières premières, les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales ou encore la volatilité accrue des marchés financiers internationaux constituent autant de canaux de transmission par lesquels les soubresauts du monde pourraient affecter les économies ouest-africaines.
Dans ce contexte, les membres du Comité de politique monétaire auront à se prononcer sur des propositions de mesures destinées à préserver les acquis macroéconomiques et à anticiper les chocs potentiels. La vigilance, plus que jamais, s’impose comme la boussole de la politique monétaire de la BCEAO pour l’année qui s’ouvre.
L’année 2025 s’est certes achevée sur des indicateurs encourageants pour la zone. La croissance au sein de l’UEMOA a atteint 6,7 %, contre 6,2 % en 2024, portée par la bonne tenue des industries extractives, des services et d’une campagne agricole vivrière particulièrement satisfaisante. Mieux encore, l’inflation est tombée à 0 %, un niveau remarquable au regard des 3,5 % enregistrés l’année précédente, grâce à la détente des cours mondiaux des produits alimentaires et énergétiques. Les comptes extérieurs se sont également redressés, soutenus par la hausse des exportations d’or et d’hydrocarbures. Un tableau d’ensemble qui pourrait prêter à l’optimisme.
Mais Kassi Brou a tenu à tempérer tout enthousiasme prématuré. Derrière ces chiffres flatteurs, le gouverneur a clairement identifié les lignes de fracture qui menacent l’élan de 2026. À l’échelle mondiale, les tensions géopolitiques, et en particulier la guerre qui embrase le Moyen-Orient, continuent de faire peser une ombre lourde sur les prévisions de croissance. Si l’économie mondiale a maintenu un taux de croissance de 3,3 % en 2025, égal à celui de 2024, les perspectives pour 2026 sont jugées vulnérables, exposées à des risques baissiers que le gouverneur a qualifié de persistants.
Car c’est bien là le cœur du message délivré ce mercredi à Dakar. En effet, les équilibres fragiles sur lesquels repose la bonne performance de la zone UEMOA demeurent à la merci d’un environnement international instable.
Une intensification des tensions géopolitiques et commerciales pourrait rapidement inverser la dynamique favorable observée sur les comptes extérieurs de l’Union. La flambée des cours des matières premières, les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales ou encore la volatilité accrue des marchés financiers internationaux constituent autant de canaux de transmission par lesquels les soubresauts du monde pourraient affecter les économies ouest-africaines.
Dans ce contexte, les membres du Comité de politique monétaire auront à se prononcer sur des propositions de mesures destinées à préserver les acquis macroéconomiques et à anticiper les chocs potentiels. La vigilance, plus que jamais, s’impose comme la boussole de la politique monétaire de la BCEAO pour l’année qui s’ouvre.
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