Lutte contre les MGF à Kolda : Revue des données existantes pour un meilleur accès aux droits en santé sexuelle et reproductive…


Pour une meilleure prise en charge des questions liées aux mutilations génitales féminines (MGF), à la santé de la reproduction des jeunes, une rencontre s'est tenue sur la revue des données existantes par rapport à l'accès aux droits en santé sexuelle et reproductive (DSSR). 
 
Ainsi, ce projet dénommé  « Saam Samay  Thieur, Weuyeul  Sama Akk » financé par le Consortium CAEB-Ebenezer international vise à promouvoir la santé des jeunes dans les pays francophones d’Afrique de l’Ouest et du Sahel. Dans ce contexte, la région de Kolda compte s’aligner en identifiant les facteurs bloquants, les contraintes et faire des recommandations pour un combat mené dans une pédagogie d’inclusion.
 
 
C’est pourquoi, les chefs religieux, coutumiers, les jeunes et les techniciens du secteur ont pris part à cet atelier pour mutualiser leurs forces pour une lutte efficace. Il s’agit en ce sens, d’identifier les obstacles qui freinent les adolescents au service de santé reproductif, le manque d'information, la peur du jugement ou le manque de personnels (sages-femmes, personne qualifiée) entre autres.
 
Dans cette dynamique, Bounama Diop, responsable suivi-évaluation du réseau des jeunes pour la promotion de l’abandon des MGF et mariages d’enfant, soutient que la rencontre est cruciale pour une bonne planification des activités. À ce titre, il précise : « nous lançons ce programme tout en faisant une revue des données existantes par rapport à la DSSR des adolescents, des jeunes dans la région de Kolda. Les différentes présentations ont montré des chiffres alarmants notamment celle de l’AEMO qui a collecté 28 cas de violences durant les quatre derniers mois dans le département de Kolda… »
 
 
Dans cette dynamique, le réseau a développé aussi l’aspect « ne pas nuire » pour ne pas heurter la sensibilité des communautés, d'autant que les thématiques abordées sont très sensibles car touchant la dignité de la personne, la tradition et la culture. C’est pourquoi, il faut adopter l’approche « ne pas nuire » pour atteindre les objectifs.
 
 
L’aspect transfrontalier n’a pas été laissé en rade pour renforcer la lutte de même que la loi 99-05 criminalisant l’excision. Dans cette lancée, le projet compte mener la promotion de l’abandon par des stratégies inclusives pour une sensibilisation réussie au sein des communautés.
Vendredi 8 Mai 2026
Madou Diallo



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