Conseil Constitutionnel : le Parti 3A exige la révision des lois constitutionnelles L57 et L120


Comme plusieurs des  politiciens recalés, le sieur Abdoulaye Mady Ndiaye, leader du parti Avenirs Africains Associés (3A), a déposé ce mardi un recours auprès du Conseil pour dénoncer une rupture du principe d'égalité, à propos du processus de Parrainage en vue de la Présidentielle  du 25 février 2024. 
 
Selon lui, ce processus est inégalitaire et l’existence de trois options différentes nécessitant des efforts très disproportionnés, et non exclusifs est un handicap certain pour les candidats indépendants.
 
« La logistique entre le remplissage d'une feuille de 13 députés est incomparable au remplissage de près de 5.000 feuilles de parrainage à travers tout le Sénégal sans tenir compte de la saisie, la mise en œuvre de matériel informatique et le déploiement de la sécurité nécessaire pour ne pas divulguer les données personnelles recueillies », assure son mandataire.
 
D'un autre côté, la coalition note la non exclusivité du mode de parrainage (Députés/Maires et Conseils Départementaux/Citoyens) qui a vu l'occupation du terrain des parrainages citoyens par des candidats qui ont collecté nombre de parrainages avec des moyens d'appareils politiques incomparables à ceux des candidats indépendants, sans in fine en avoir besoin sinon que d'assécher les opportunités de parrainages pour leurs potentiels concurrents.
 
« Donc certains candidats avaient 3 options, certains que 2 et certains une seule et unique option ce qui est une iniquité flagrante. Chaque candidat devrait choisir son couloir dès le début de la course et s'y maintenir », explique t-il.
 
Ainsi, pour le leader de la nouvelle version du code électoral et particulièrement le couplage des lois L57 et L120 crée une rupture d'égalité et ne garantit plus « l'accès de tous les citoyens, sans discrimination, à l'exercice du pouvoir à tous les niveaux. » 
Mercredi 17 Janvier 2024
Dakaractu




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