10e Forum sur la Paix et la Sécurité : un rendez-vous stratégique décisif pour la stabilité, la souveraineté et l’intégration de l’Afrique


À quelques jours de l’ouverture de la 10em édition du Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique, prévue les 20 et 21 avril 2026 au Centre international de conférences Abdou Diouf, le ton est donné, l’heure n’est plus aux constats, mais aux solutions. Sous la présidence de Bassirou Diomaye Diakhar Faye, cette édition anniversaire s’annonce comme un tournant majeur dans la réflexion stratégique africaine, dans un contexte marqué par des tensions sécuritaires persistantes et une recomposition des alliances internationales.

 

Placée sous le thème ambitieux « L’Afrique face aux défis de stabilité, d’intégration et de souveraineté : quelles solutions durables ? », la rencontre réunira un large éventail d’acteurs; chefs d’État, experts, militaires et représentants de la société civile. L’objectif est de repenser la souveraineté africaine sans l’opposer aux impératifs d’intégration régionale, tout en apportant des réponses concrètes aux fragilités institutionnelles qui minent plusieurs États du continent.

 

Lors d’une conférence de presse préparatoire, le Général de Brigade Jean Diéme, directeur du Centre des Hautes Études de Défense et de Sécurité (CHEDS), a rappelé que le forum reste avant tout un espace d’échanges informels. « Il n’y a ni injonction ni obligation », a t’il insisté, soulignant que les recommandations issues des débats relèvent de l’appropriation volontaire des États.

 

De son côté, le Pr Saliou Ndiaye a insisté sur la portée symbolique et stratégique de cette 10em édition, qualifiée de « forum de maturité ». Selon lui, la stabilité du continent, fort de plus d’un milliard d’habitants majoritairement jeunes, est indissociable d’une souveraineté affirmée et d’une intégration renforcée. Face à des menaces transnationales comme la cybercriminalité ou le terrorisme, il appelle à une réponse collective, en phase avec les ambitions de l’Union africaine et son Agenda 2063.

 

Au delà des discours, le véritable défi reste celui de la mise en œuvre. Si Dakar s’apprête, le temps de deux jours, à devenir « la capitale du monde », selon les organisateurs, l’Afrique attend désormais des actes à la hauteur des enjeux.

Vendredi 17 Avril 2026
Karim Ndiaye



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