Le différend entre Touba Oil et la Société africaine de raffinage (Sar) prend une tournure explosive. Entre accusations d’obstruction, menaces, occupation illégale de terrain et soupçons de tentative de récupération de projet stratégique, les deux sociétés se livrent désormais une bataille judiciaire à forts enjeux financiers et énergétiques.
Selon les révélations du quotidien L’Observateur, Touba Oil, dirigée par Djiby Sèye, réclame un milliard de FCFA de dommages et intérêts à la Sar, pilotée par Mamadou Habib Diop, qu’elle accuse notamment d’avoir bloqué son projet gazier.
Au centre du litige : la construction d’un important sea-line gazier destiné à permettre l’approvisionnement en gaz butane à partir des installations de Touba Oil. Le projet prévoit notamment l’installation d’un terminal gazier situé à six kilomètres des côtes ainsi qu’une conduite terrestre longue d’environ 1,5 kilomètre.
Mais après la mise en place des infrastructures maritimes, le conflit éclate au moment du passage terrestre des pipelines.
Toujours selon L’Observateur, Touba Oil avait entamé des travaux sur un terrain situé à proximité du mur de clôture de la Sar. Une initiative immédiatement stoppée par la Société africaine de raffinage, qui affirme être propriétaire exclusif de la parcelle concernée.
Estimant subir une obstruction injustifiée, Touba Oil décide alors de porter l’affaire devant la justice. Le 20 août 2025, l’entreprise dépose une citation directe contre la Sar pour obstruction d’une servitude de passage, menaces et chantage, tout en réclamant un milliard FCFA pour le préjudice supposé.
La riposte de la Sar ne se fait pas attendre.
L’entreprise pétrolière introduit à son tour une contre-plainte pour occupation illégale de terrain. Face à ces accusations croisées, le magistrat chargé du dossier décide finalement de joindre les deux procédures afin qu’elles soient examinées ensemble.
Le procès, qui devait initialement se tenir hier, a été renvoyé au 9 juin prochain pour les plaidoiries.
Durant l’enquête, Djiby Sèye a été interrogé sur la propriété réelle de la parcelle litigieuse portant la référence TF 2253/DP. Selon ses déclarations rapportées par L’Observateur, une partie du terrain revendiqué par la Sar serait en réalité une bande verte.
Le directeur général de Touba Oil affirme également avoir obtenu toutes les autorisations nécessaires, notamment auprès des Eaux et Forêts ainsi que des autorités compétentes, avant de lancer les travaux il y a déjà quatre ans.
Mais les accusations du patron de Touba Oil vont plus loin.
Face aux enquêteurs, Djiby Sèye soutient que la Sar disposerait de toutes les données techniques relatives à leur projet gazier et chercherait désormais à en prendre le contrôle.
Pour appuyer ses affirmations, il évoque une réunion au cours de laquelle un responsable de la Sar aurait déclaré qu’un projet de cette importance devrait être piloté par une société publique et non par une entreprise privée.
De son côté, la Sar campe sur sa position et rejette catégoriquement ces accusations.
C’est Moustapha Ndiaye, conseiller juridique de la société, qui avait officiellement déposé plainte le 17 mars 2025 contre Touba Oil pour occupation illégale du terrain litigieux.
Lors de son audition, il explique avoir constaté l’ouverture d’une brèche dans le mur de clôture permettant à Touba Oil d’accéder au site contesté.
Selon ses déclarations relayées par L’Observateur, l’entreprise privée aurait commencé à installer des structures destinées à supporter les pipelines directement sur un terrain appartenant exclusivement à la Sar.
Le conseiller juridique affirme également que malgré plusieurs mises en demeure, Touba Oil aurait poursuivi les travaux.
Quant aux accusations de tentative de récupération du projet, la Sar les balaie d’un revers de main. Ses responsables assurent n’avoir jamais cherché à s’approprier le projet gazier, même s’ils reconnaissent détenir certaines données techniques liées au dossier.
La société réclame désormais la libération complète du terrain ainsi que le déguerpissement du matériel installé par Touba Oil.
Selon les révélations du quotidien L’Observateur, Touba Oil, dirigée par Djiby Sèye, réclame un milliard de FCFA de dommages et intérêts à la Sar, pilotée par Mamadou Habib Diop, qu’elle accuse notamment d’avoir bloqué son projet gazier.
Au centre du litige : la construction d’un important sea-line gazier destiné à permettre l’approvisionnement en gaz butane à partir des installations de Touba Oil. Le projet prévoit notamment l’installation d’un terminal gazier situé à six kilomètres des côtes ainsi qu’une conduite terrestre longue d’environ 1,5 kilomètre.
Mais après la mise en place des infrastructures maritimes, le conflit éclate au moment du passage terrestre des pipelines.
Toujours selon L’Observateur, Touba Oil avait entamé des travaux sur un terrain situé à proximité du mur de clôture de la Sar. Une initiative immédiatement stoppée par la Société africaine de raffinage, qui affirme être propriétaire exclusif de la parcelle concernée.
Estimant subir une obstruction injustifiée, Touba Oil décide alors de porter l’affaire devant la justice. Le 20 août 2025, l’entreprise dépose une citation directe contre la Sar pour obstruction d’une servitude de passage, menaces et chantage, tout en réclamant un milliard FCFA pour le préjudice supposé.
La riposte de la Sar ne se fait pas attendre.
L’entreprise pétrolière introduit à son tour une contre-plainte pour occupation illégale de terrain. Face à ces accusations croisées, le magistrat chargé du dossier décide finalement de joindre les deux procédures afin qu’elles soient examinées ensemble.
Le procès, qui devait initialement se tenir hier, a été renvoyé au 9 juin prochain pour les plaidoiries.
Durant l’enquête, Djiby Sèye a été interrogé sur la propriété réelle de la parcelle litigieuse portant la référence TF 2253/DP. Selon ses déclarations rapportées par L’Observateur, une partie du terrain revendiqué par la Sar serait en réalité une bande verte.
Le directeur général de Touba Oil affirme également avoir obtenu toutes les autorisations nécessaires, notamment auprès des Eaux et Forêts ainsi que des autorités compétentes, avant de lancer les travaux il y a déjà quatre ans.
Mais les accusations du patron de Touba Oil vont plus loin.
Face aux enquêteurs, Djiby Sèye soutient que la Sar disposerait de toutes les données techniques relatives à leur projet gazier et chercherait désormais à en prendre le contrôle.
Pour appuyer ses affirmations, il évoque une réunion au cours de laquelle un responsable de la Sar aurait déclaré qu’un projet de cette importance devrait être piloté par une société publique et non par une entreprise privée.
De son côté, la Sar campe sur sa position et rejette catégoriquement ces accusations.
C’est Moustapha Ndiaye, conseiller juridique de la société, qui avait officiellement déposé plainte le 17 mars 2025 contre Touba Oil pour occupation illégale du terrain litigieux.
Lors de son audition, il explique avoir constaté l’ouverture d’une brèche dans le mur de clôture permettant à Touba Oil d’accéder au site contesté.
Selon ses déclarations relayées par L’Observateur, l’entreprise privée aurait commencé à installer des structures destinées à supporter les pipelines directement sur un terrain appartenant exclusivement à la Sar.
Le conseiller juridique affirme également que malgré plusieurs mises en demeure, Touba Oil aurait poursuivi les travaux.
Quant aux accusations de tentative de récupération du projet, la Sar les balaie d’un revers de main. Ses responsables assurent n’avoir jamais cherché à s’approprier le projet gazier, même s’ils reconnaissent détenir certaines données techniques liées au dossier.
La société réclame désormais la libération complète du terrain ainsi que le déguerpissement du matériel installé par Touba Oil.
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