Pour une inclusion sociale sans préjugés, le centre conseil ado de Kolda en collaboration avec Handicap international dans le cadre du projet "Ensemble", a organisé une rencontre sur les droits des femmes et des filles handicapées. Il a été ajouté à cette activité la lutte contre les violences basée sur le genre pour une société plus équitable surtout pour cette frange vulnérable. Il s'agit pour ces dernières de comprendre les défis liés à leurs droits au travail, à la santé, à la dignité entre autres.
Ainsi, imams, Badiénou gox, femmes handicapées, sages-femmes, clubs de jeunes filles leaders, le service de l'action sociale, la mairie, le CAOSP et le CPRS ont partagé leur expérience sur les aspects de la dignité humaine et la santé de la reproduction.
Ces activités s'inscrivent dans les cinq (5) jours d'échanges sur les droits des femmes et des filles handicapées pour une meilleure prise en charge de leur vulnérabilité.
C'est une occasion saisie par le coordinateur du CCA, Babacar Sy, pour rappeler les fondamentaux de l'inclusion sociale surtout pour les femmes et les filles handicapées. En ce sens, il soutient qu'on peut vivre dignement malgré son "handicap". C'est pourquoi, il est important, selon lui que ces dernières connaissent leurs droits pour une vie harmonieuse sans violence ni marginalisation.
Pour Khady Ndao, responsable de projet SSR à Handicap International, "il est primordial de sensibiliser les personnes en situation de handicap sur leurs droits à la santé de la reproduction et dans les instances de décision. D'ailleurs, il faut que ces dernières soient bien incluses dans le cadre de l'équité, de la légalité, du travail entre autres."
Au cours de ces échanges, le droit climatique vis-à-vis des handicapés a été abordé par urgence écologique. Dans la foulée, Mouhamadou Soumboundou est revenu sur la santé de ces dernières concernant le changement climatique.
Talla Kandé, la trésorière du centre pour handicapés, pense qu'il faudrait inclure davantage les femmes handicapées dans les instances de décision. D'ailleurs, déplore-t-elle, "lors des élections, on reçoit les candidats qui nous promettent de nous inclure dans les listes, mais au finish peu sont retenus..."
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