Mise en application des engagements anti-corruption en Afrique : Des journalistes formés sur l'accès à l'information.


En collaboration avec la Convention des jeunes reporters du Sénégal Cjrs, le Forum Civil a échangé, ce vendredi 07 août 2020, avec les journalistes sur le projet de mise en application des engagements anti-corruption de l'Afrique pour l'accès à l'information. Cette formation vise le renforcement de la contribution de la société civile africaine et des médias aux efforts de lutte contre la corruption en Afrique. Ainsi, les deux institutions veulent travailler ensemble pour disposer d'une loi sur l'accès à l'information. 

Ibrahima Baldé a magnifié cette séance de formation à l'endroit des journalistes pour un meilleur traitement de l'information. "L'accès à l'information est un enjeu fondamental pour tout journaliste, car nous sommes appelés à fournir des informations aux citoyens. Cette loi va nous permettre de surmonter les difficultés pour traiter des sujets très sensibles", s'est-il réjoui.

Il poursuit sur ces termes : "actuellement au Sénégal même si l'investigation n'est pas totalement ancrée dans nos rédactions, il ne demeure pas moins que les journalistes qui travaillent sur des sujets sensibles prennent le temps d'investiguer."

Il déplorera le fait que beaucoup d'informations traitées par les journalistes proviennent des réseaux sociaux. " L'information n'est pas l'œuvre du journaliste, parce qu'il y a des gens à travers les réseaux sociaux qui partagent un certain nombre d'informations. Ce qui constitue des changements de paradigme", précise M. Baldé. 

Pour Birahime Seck, la crédibilité de la presse commence par lui fournir de la matière. Et la matière première, c'est l'information. Le coordonnateur du Forum Civil d'appeler les acteurs à unir leurs forces pour disposer d'une loi sur l'accès à l'information. "Il faut impérativement qu'on puisse travailler la main dans la main entre tous les acteurs de la société civile et de la presse pour qu'on puisse disposer d'une loi sur l'accès à l'information à l'instar des autres pays africains comme la Côte d'Ivoire et le Ghana", a-t-il encouragé. 

A l'en croire, il y a un certain nombre de contrats débattus sur la scène publique où il n'y a pas encore d'accès. Prenant  l'exemple sur le contrat d'Akilee, il précise qu'il a fallu que la presse en parle pour qu'on puisse glisser un contrat sans pour autant y ajouter les annexes. Pour M. Seck, il est très difficile de trouver les annexes avant de signifier que les journalistes ont des problèmes pour accéder aux financements signés par l'État du Sénégal.

Il encourage, pour finir, les journalistes à travailler ensemble afin que les parlementaires puissent promulguer cette loi...
Vendredi 7 Août 2020
Dakaractu



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