DAKARACTU.COM Hier 13 décembre, un militant italien d'extrême droite a tué à bout portant deux Sénégalais émigrés dans son pays et en a blessé grièvement trois. L'émoi est total au Sénégal. Un crime d'une telle barbarie a choqué, le mot est trop doux en l'espèce, nos compatriotes. Mais il nous interpelle surtout. Le message odieux qu'il charrie s'adresse à notre peuple certes, mais aussi à nos dirigeants. Idrissa Seck, leader de Rewmi et candidat à la présidentielle, a réagi pour appeler nos autorités politiques et leurs représentants diplomatiques à renforcer la protection des Sénégalais de l'extérieur. Son appel n'est toutefois qu'un début de solution. Il faut une solution radicale.
Le drame survenu hier en Italie est symptomatique d'un mal profond qui ronge l'Occident, destination par excellence de notre émigration: un rejet agressif de l'étranger sur fond de crise économique aiguë. Les Occidentaux n'ont plus suffisamment à manger chez eux pour y admettre des invités. Cette caricature de la réalité s'impose de plus en plus comme une tendance lourde. Notre pays pourra de moins en moins exporter sa misère, ses chômeurs, les effets pervers de l'échec de ses dirigeants...
Le monde a changé. Ceux qui accueillaient nos émigrés sont aujourd'hui davantage préoccupés à sauver leurs emplois et leur niveau de vie qu'à faire de l'humanitaire. Ce n'est pas pour rien que toute l'Europe est en proie à une percée vertigineuse de l'extrême droite. C'est le signe d'une société qui se referme sur elle-même, rejette l'autre, bouc émissaire désigné pour expliquer tous ses maux.
La simple dignité nationale nous impose, dans un contexte si rude, de mieux gérer les enjeux stratégiques pour notre pays, afin que les Sénégalais vivent et travaillent au Sénégal. Abdoulaye Wade qui, opposant, demandait aux chômeurs de lever la main à chacun de ses meetings, est au pouvoir depuis plus de onze ans et il n'y a jamais eu autant de chômeurs qu'aujourd'hui. En ce moment où deux Sénégalais qui n'ont pas pu trouver du travail au Sénégal sont tués en Italie, il s'apprête à se faire investir candidat de son parti à un troisième mandat prohibé par la Constitution. Cruelle ironie de l'histoire !
Le drame survenu hier en Italie est symptomatique d'un mal profond qui ronge l'Occident, destination par excellence de notre émigration: un rejet agressif de l'étranger sur fond de crise économique aiguë. Les Occidentaux n'ont plus suffisamment à manger chez eux pour y admettre des invités. Cette caricature de la réalité s'impose de plus en plus comme une tendance lourde. Notre pays pourra de moins en moins exporter sa misère, ses chômeurs, les effets pervers de l'échec de ses dirigeants...
Le monde a changé. Ceux qui accueillaient nos émigrés sont aujourd'hui davantage préoccupés à sauver leurs emplois et leur niveau de vie qu'à faire de l'humanitaire. Ce n'est pas pour rien que toute l'Europe est en proie à une percée vertigineuse de l'extrême droite. C'est le signe d'une société qui se referme sur elle-même, rejette l'autre, bouc émissaire désigné pour expliquer tous ses maux.
La simple dignité nationale nous impose, dans un contexte si rude, de mieux gérer les enjeux stratégiques pour notre pays, afin que les Sénégalais vivent et travaillent au Sénégal. Abdoulaye Wade qui, opposant, demandait aux chômeurs de lever la main à chacun de ses meetings, est au pouvoir depuis plus de onze ans et il n'y a jamais eu autant de chômeurs qu'aujourd'hui. En ce moment où deux Sénégalais qui n'ont pas pu trouver du travail au Sénégal sont tués en Italie, il s'apprête à se faire investir candidat de son parti à un troisième mandat prohibé par la Constitution. Cruelle ironie de l'histoire !
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