Lors du 10ème numéro des « mercredis de l’AJSPD » (Association des Journalistes en Santé, Population et Développement) tenu le 29 juillet 2026, le Dr Mamadou Ndiaye, expert en sécurité sanitaire des aliments au bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest, a alerté sur la mauvaise qualité des aliments de rue. En collaboration avec la FAO, les journalistes se sont entretenus avec le professeur autour de la thématique : « Sécurité sanitaire des aliments et alimentation de rue ».
Selon un diagnostic mené au Sénégal, au Mali et au Burkina, quatre problèmes majeurs ont été relevés. Il explique que l’eau utilisée par les vendeurs n’est pas de bonne qualité faute de dispositifs adéquats. Ensuite les aliments sont exposés dans la rue, aux intempéries, aux mouches et autres vecteurs de contamination bactérienne. Il a également souligné que les acteurs de la restauration de rue sont difficiles à identifier et à suivre car ils changent souvent de place. Ce dernier a insisté aussi sur la nécessité de renforcer la collaboration entre les différentes autorités compétentes chargées du contrôle. Pour améliorer la situation, il est nécessaire que les plus hautes autorités définissent des politiques avec des objectifs précis. À ce sujet, le guide d’évaluation des systèmes nationaux peut aider à l’élaboration de ces politiques.
Selon un diagnostic mené au Sénégal, au Mali et au Burkina, quatre problèmes majeurs ont été relevés. Il explique que l’eau utilisée par les vendeurs n’est pas de bonne qualité faute de dispositifs adéquats. Ensuite les aliments sont exposés dans la rue, aux intempéries, aux mouches et autres vecteurs de contamination bactérienne. Il a également souligné que les acteurs de la restauration de rue sont difficiles à identifier et à suivre car ils changent souvent de place. Ce dernier a insisté aussi sur la nécessité de renforcer la collaboration entre les différentes autorités compétentes chargées du contrôle. Pour améliorer la situation, il est nécessaire que les plus hautes autorités définissent des politiques avec des objectifs précis. À ce sujet, le guide d’évaluation des systèmes nationaux peut aider à l’élaboration de ces politiques.
Concernant le cas du Sénégal, il serait important que les ministères sectoriels se réunissent dans le cadre d’un conseil interministériel pour traiter la question de la sécurité sanitaire des aliments. Un autre aspect essentiel est la mise en place d’un dispositif d’évaluation des risques. Il permettrait au Sénégal d’identifier les filières prioritaires et, pour chacune d’elles, les contaminants sur lesquels un travail de surveillance et de contrôle doit être mené. Selon lui, il faut renforcer les moyens de contrôle, le personnel, la logistique et le matériel sont déterminants pour la qualité des contrôles. Les services en charge doivent donc être dotés de plus de ressources humaines et de plus de moyens logistiques.
La sensibilisation et la formation des acteurs constituent également un levier de changement important. Car quelle que soit la filière, il est indispensable de former sur le produit et sur les procédés afin de respecter les normes.
Il renseigne que dans la zone ouest, les principales maladies identifiées sont les maladies diarrhéiques d’origine bactérienne. Dans la plupart des cas, il s’agit de bactéries comme les salmonelles et l’Escherichia coli qui sont les plus grandes causes du fardeau lié aux aliments en Afrique de l’Ouest. Il estime qu’elles représentent environ 60 à 70% des maladies liées aux aliments dans la sous-région.
Ainsi, il conseille d’éviter de stocker à température ambiante des produits déjà cuits. « Donc, si nous avons la viande, le poisson après la cuisson, il faut qu’on maintienne la chaîne de chaud car cela permettra de limiter la prolifération des microbes. Si nous avons un produit tel que les jus, une fois qu’on les a préparés, il faut les garder frais. Donc, ce qui est chaud, les garder chaud, ce qui est frais, les garder frais. Cela permettra d’éliminer du moins de réduire la multiplication des microbes », a-t-il expliqué.
La sensibilisation et la formation des acteurs constituent également un levier de changement important. Car quelle que soit la filière, il est indispensable de former sur le produit et sur les procédés afin de respecter les normes.
Il renseigne que dans la zone ouest, les principales maladies identifiées sont les maladies diarrhéiques d’origine bactérienne. Dans la plupart des cas, il s’agit de bactéries comme les salmonelles et l’Escherichia coli qui sont les plus grandes causes du fardeau lié aux aliments en Afrique de l’Ouest. Il estime qu’elles représentent environ 60 à 70% des maladies liées aux aliments dans la sous-région.
Ainsi, il conseille d’éviter de stocker à température ambiante des produits déjà cuits. « Donc, si nous avons la viande, le poisson après la cuisson, il faut qu’on maintienne la chaîne de chaud car cela permettra de limiter la prolifération des microbes. Si nous avons un produit tel que les jus, une fois qu’on les a préparés, il faut les garder frais. Donc, ce qui est chaud, les garder chaud, ce qui est frais, les garder frais. Cela permettra d’éliminer du moins de réduire la multiplication des microbes », a-t-il expliqué.
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