Sous les yeux médusés des riverains, les bulldozers ont réduit en poussière, vendredi 3 octobre, les abris précaires de la « Cité Haoussa » aux Mamelles, mettant fin à des mois d’occupation illégale. Sur instruction ferme du ministre de l’Intérieur, Me Bamba Cissé, l’opération marque le début d’une politique de tolérance zéro contre les bidonvilles, la mendicité organisée et les réseaux de traite qui gangrènent l’espace urbain. Si l’État justifie cette démonstration de force par l’impératif de sécurité et d’hygiène publique, une question brûlante demeure : que deviendront les familles arrachées à leurs refuges de fortune, souvent déjà déguerpies ailleurs, et désormais livrées à une nouvelle errance ?
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