Le groupe d'action financière (Gafi), qui lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, a sorti vendredi le Burkina Faso, le Mozambique, le Nigeria et l'Afrique du sud de sa "liste grise" de pays sous surveillance renforcée, a-t-il annoncé au terme d'une réunion plénière à Paris.
La présidente mexicaine du Gafi, Elisa de Anda Madrazo, a félicité au cours d'une conférence de presse ces quatre pays africains, et a annoncé qu'aucun autre pays n'avait été ajouté à la liste grise lors de cette réunion.
"Pour ces améliorations", les quatre pays continueront néanmoins à travailler en lien avec leurs organisations régionales respectives de type Gafi.
La mise sous surveillance renforcée signifie que le pays s'est engagé à mettre en œuvre un plan d'action pour remédier rapidement aux lacunes identifiées.
Le Gafi n'a en revanche pas modifié sa "liste noire", qui comprend la Corée du Nord, l'Iran et le Myanmar, mettant simplement à jour son appréciation sur l'Iran après des échanges récents, tout en soulignant que ce dernier persiste depuis 2016 à ne pas régler les problèmes soulevés par le Gafi.
L'Assemblée plénière a également discuté et adopté les rapports d'évaluation mutuelle de la Belgique et de la Malaisie, qui seront publiés en décembre.
La Jamaïque et le Nigeria, par ailleurs, ont participé aux réunions pour la première fois, rejoignant le Kenya dans l'initiative d'invitation "qui vise à renforcer le réseau mondial" du Gafi.
Enfin, le Gafi "met en garde" sur l'utilisation par les criminels de l'IA générative, et notamment des "deepfakes".
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