Le « Robin des Bois » du marché de Mbour rattrapé par la justice … Entre rancune, légumes volés et vengeance mal digérée


Entre rancune, légumes volés et vengeance mal digérée, le parcours insensé de M. Dramé fait sourire… sauf ses victimes.

 

Les commerçantes du marché central de Mbour peuvent enfin respirer. Celui qui leur volait leurs légumes depuis plusieurs semaines a été arrêté, jugé, et risque désormais deux ans de prison, dont un an ferme. L’histoire, à la fois pittoresque et pathétique, a tout d’un scénario de film local : un employé licencié, des sacs de légumes mystérieusement disparus, et une vengeance minutieusement exécutée… à coups de choux et de piments !

Un employé licencié… et rancunier

 

 

Tout commence avec Diabou Ndiaye, vendeuse bien connue du marché central. C’est elle la première à remarquer des disparitions répétées de ses sacs de légumes, évalués à près de 500 000 FCFA.

Son premier réflexe : suspecter son employé, M. Dramé, chargé d’étaler les marchandises chaque matin. Ses doutes se confirment rapidement. Ne supportant plus ses agissements suspects, elle décide de le licencier.

 

Mais ce licenciement, loin de clore le chapitre, ouvre un cycle de représailles. Selon le témoignage de la vendeuse, M. Dramé aurait juré de se venger. Et il n’a pas tardé à passer à l’acte : quelques jours plus tard, Diabou retrouve son stock vidé, plusieurs sacs envolés.

 

Le voleur… qui revend ses butins au même marché

 

 

Pendant que Diabou tente de raisonner l’ex-employé par l’intermédiaire de son père, d’autres commerçantes commencent elles aussi à constater des vols dans leurs étals. Des plaintes sont alors déposées contre X au commissariat central de Mbour.

 

Mais le mystère est levé en octobre dernier, lorsqu’une autre vendeuse se fait dérober un panier de piments d’une valeur de 65 000 FCFA. Aidée de son fils, elle mène sa propre enquête à travers les allées du marché. Et là, surprise : elle retrouve M. Dramé, tranquillement installé, en train de revendre les piments volés… à bas prix.

 

Pris la main dans le sac — ou plutôt dans le panier —, il est aussitôt arrêté et conduit au commissariat.

 

Un procès au goût amer

 

 

Jeudi dernier, devant le tribunal d’instance de Mbour, M. Dramé a d’abord nié en bloc. Mais les menaces proférées contre sa patronne l’ont vite trahi.

Cherchant à se justifier, il déclare avoir volé parce que sa patronne lui devait de l’argent — ce que la victime réfute fermement.

Concernant le panier de piments, il change soudain de version : il aurait acheté la marchandise à un inconnu.

 

Le procureur de la République, peu convaincu, a requis deux ans d’emprisonnement, dont un an ferme, malgré le pardon accordé par les victimes. Le verdict est attendu pour le 20 novembre prochain. 

Vendredi 7 Novembre 2025
Dakaractu



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