L’opposition et ses «candidats presse» : Quand une victoire au 1er tour va sonner le glas de fragiles épouvantails!


L’opposition et ses «candidats presse» : Quand une victoire au 1er tour va sonner le glas de fragiles épouvantails!
«Dix personnes qui parlent font plus de bruit que dix mille qui se taisent» Napoléon Bonaparte, Maximes et pensées (1769-1821)
Nous nous acheminons de plus en plus vers l’élection présidentielle en février 2019. Le temps est irréversible, précieux à tout égard et exige une gestion méthodique et concertée à l’intérieur des coalitions des futurs candidats. Les prochaines échéances revêtent un enjeu particulier qui convoque de part et d’autre une organisation adéquate des futurs états-majors politiques pour mener une belle et déterminante campagne électorale qui séduit les votants et les observateurs internationaux. Nous la voulons civilisée et basée sur un débat programme et/ou sur les réalisations du gouvernement. D’ici à ce moment fatidique, dans cette période de pré-campagne, nous allons consommer tout azimut tout type de fake-news (c’est la regrettable tendance actuelle) tendant à déstabiliser le gouvernement et à secouer à juste raison de faibles convictions. C’est une gageure au demeurant, pour tout politique, de croire que le votant sénégalais n’a pas à son tour atteint «une croissance électorale» (même si ce n’est pas encore à 2 chiffres) après une expérience de deux alternances réussies mais surtout que le votant d’aujourd’hui a la capacité d’apprécier la valeur ajoutée apportée par chacun des différents régimes dans la vie des populations rurales, urbaines et de la diaspora.
Nous ne disons pas qu’elle n’existe pas, mais nous avons constaté qu’aujourd’hui, à un an de la présidentielle de 2019, aucune candidature supposée sérieuse ou menaçante contre l’actuel locataire du palais n’est connue ou portée par une coalition. Il est inadmissible qu’à un an de la présidentielle qu’aucun candidat de l’opposition sérieuse ne puisse disposer ou communiquer sur son programme supposé alternatif à ce qui est déroulé par le gouvernement. Seul le Benno Bokk Yakaar connaît son candidat et reste une coalition soudé et homogène qui ne cesse de se dilater davantage par ailleurs. L’opposition a des difficultés à s’organiser et la bataille du leadership les divise à tout point de vue. Le Manko Taxawu Sénégal vient de connaître une fissure avec la déclaration de candidature de Malick Gakou suite aux sorties respectives de Bamba Fall et de Youssou MBow qui ont porté leur choix sur Idrissa Seck en cas de condamnation du maire Khalifa Sall. Des scénaris de ce genre ne sont pas à écarter au fur et à mesure qu’on s’approchera de 2019. Malick Gakou doit d’abord se libérer de l’étau Aliou Sall à Guédiawaye pour briguer les suffrages des sénégalais. Sir Ousmane Sonko qui possède un petit fichier dans le faible taux des intellectuels du Sénégal (environ 14%) est encore un nain politique même si d’aucuns le voit venir sans étude objective (le cas de Ibrahima Fall Taxaw Tem est illustratif même si comparaison n’est pas raison). Il occupe souvent au demeurant les titres des quotidiens depuis un an à cause de ses sorties. D’autres candidatures sont des épouvantails agités via presse par quelques opposants mais en réalité personne ne peut avancer sur le sérieux de leur candidature en ce moment. Leurs militants sont quasiment perdus par manque d’informations convaincantes. Le cas Karim Wade en est un exemple. Tantôt il vient, tantôt il est en exil forcé selon son entourage et ses propres déclarations. Le PDS, qui est sans aucun doute la première force de l’opposition ne veut pas de plan B (même si B n’élimine pas de facto A), ce qui ne manque pas de créer à priori de grandes frustrations et un malaise à l’intérieur de cette formation. Qu’à cela ne tienne, le PDS ne fait pas encore face à la réalité pour se choisir un candidat si Karim était indisposé. Ce débat qui est toujours remis à plus tard pourrait à la dernière minute déchirer cette formation historique et entrainer des départs inattendus. La candidature auto-déclarée du marabout Moustapha SY quant à elle lors sa conférence à Keur Dieumb reste à confirmer, elle est à mon avis plutôt une menace qu’une déclaration de candidature. C’est juste pour soutenir et pousser à la libération de son poulain Khalifa Sall. En vérité, à l’absence de Karim, seul Idrissa Seck, dans la situation actuelle, serait le candidat le plus sérieux si d’autres partis significatifs acceptaient de le soutenir – ce qui ne sera pas un simple jeu d’enfants - au regard de son rapport avec quelques ténors et d’un lourd passif dans sa lutte de survie contre le pape du sopi (les conséquences de la perception vraie ou fausse d’une inconstance ou versalité). Sauf qu’un jour d’ici à la présidentielle 2019 qu’un messie sort de nulle part pour jouer les trouble-fêtes!
Aux yeux des observateurs avertis, le 1er opposant de Macky SALL si l’opposition n’arrive pas à se réunir (ce qui se profile à l’horizon), c’est l’APR elle -même. Les républicains s’écrasent et se compriment sans raison. Il ya des démotivés suite à des frustrations, et il arrive que l’APR porte en soi dans une certaine mesure, les symptômes d’une armée mexicaine. Au rythme des réalisations si importantes, ce disfonctionnement doit être réglé, réussir les Bourses pour l’Entreprenariat Rapide des Jeunes en 2018 déjà pour que Benno Bokk Yakaar sonne le glas d’une fausse menace d’opposants qui tardent à s’organiser et à soumettre de programmes alternatifs au PSE. Auparavant, le gouvernement doit apaiser le front social qui a tendance à se réchauffer au Sénégal à la veille et dans l’année de toute élection présidentielle (la double casquette politico-syndicaliste de quelques uns de nos syndicalistes en est la principale cause). 
L’année 2018 est déclarée une année sociale par Macky Sall, c’est intéressant. C’est par ailleurs ce qui explique l’ébullition du front social (chaque syndicat ou organisation se racle la gorge pour être entendu). Pourtant, les réalisations du Président Macky SALL dans le temps et dans l’espace sénégalais sont satisfaisantes dans l’ensemble au regard de la conjoncture internationale. Objectivement, jamais dans l’histoire du Sénégal, un Chef d’Etat est arrivé en 3 ans à révolutionner autant la campagne et les villes avec des infrastructures qui satisfont les usagers citoyens (stades, pistes, routes, autoroutes, bus, électricité (solaire), forages, aéroports, ports, édifices religieux, cadre de vie..). Cela ne nécessite pas de grands débats car les populations impactées par les bourses familiales, la CMU, les matériels post-récoltes, les financements des femmes et des jeunes feront le nécessaire dès le 1er tour. La réalité du terrain est différente de ce qui est distillé dans les canards.
Malgré le tableau Sénégal peint par les adversaires du pouvoir, le taux de croissance croît régulièrement depuis le Magistère du Président SALL (ce qui est le plus difficile à réaliser). Mieux, notre pays est classé premier dans le rapport de compétitivité 2017/2018 avec un score de 3, 8.  Il a gagné ainsi six places par rapport à 2016/2017 où son score était de 3,7 et se classe 106e sur 137 pays, contre la 112e place en 2016/2017. Il vient d’être confirmé que grâce à ses investissements dans les énergies propres, le Sénégal a gagné 27 places entre Climatescope 2016 et Climatescope 2017 et devient la 2ème meilleure performance d’Afrique après le Kenya, et le 11e pays au classement général. En dépit de toute couleur politique, tout le monde doit se réjouir des performances agricoles (riz, arachide et horticulture) mais aussi minières (zircon, découverte du pétrole et du gaz) en plus de la production dans quelques jours du 1er lingot d’or de Petowal Mining Company (Pmc) installée à Mako dans la commune de Tomboronkoto à Kédougou qui a une réserve de plus d’un million d’onces. 
Le fichier électoral, comme vous l’avez exigé, sera bientôt audité par quatre experts de classe mondiale déjà en renfort au Sénégal, le reste des cartes d’identité sera bien confectionné et que le gouvernement est encore disponible à discuter et trouver un consensus sur tout ce qui objectivement inquiète sur le processus électoral.
Non, chers opposants, n’acceptons pas les candidatures fantaisistes et pas ne parlons pas de fraude électorale au Sénégal. La possible victoire au 1er tour de Macky SALL en 2019 sera plutôt le fruit d’un travail scrupuleux de son gouvernement sous la conduite de Mahammed Dionne! 

Babacar SARR, 1er Adjoint au Maire 
Commune de SIBASSOR/KAOLACK
Mercredi 31 Janvier 2018
Dakaractu



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