Réunie à Malabo en sommet ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement, l’Union africaine (UA) a pris une résolution indiquant que le Sénégal doit juger l’ancien dictateur tchadien, Hissène Habré, qui vit dans la capitale sénégalaise depuis plus de vingt ans.
L’UA déclare nécessaire que le Sénégal, conformément à ses obligations internationales, prenne des mesures pour juger ou extrader Hissène Habré. La Belgique le réclame en effet, après avoir décerné un mandat d’arrêt international contre lui suite à la plainte d’un ressortissant belge d’origine tchadienne.
Accusé de tortures et d'exécutions sommaires, Habré devait être jugé en Afrique et non en Occident pour une question de dignité africaine. Son pays d’accueil a consenti depuis plus de cinq ans à créer une cour spéciale pour le juger.
L’organisme américain de défense des droits de l’homme, Human Rights Watch, salue la décision prise à Malabo, estimant que c’est la première fois que l’UA adopte une position salutaire. Sera-t-elle pour autant suivie d’effets ?
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