Haute Cour de Justice : Aïssatou Sophie Gladima face à un procès sans recours…l’audience fixée au 22 juillet

L’ancienne ministre du Pétrole et des Énergies, Aïssatou Sophie Gladima, comparaîtra à partir du 22 juillet 2026 devant la Haute Cour de Justice. Une ordonnance du Premier président de la Cour suprême vient de fixer l’ouverture de ce procès particulièrement attendu. L’ancienne membre du gouvernement devra répondre de plusieurs chefs d’accusation liés à la gestion de deniers publics.


La Cour suprême fixe la date du procès
 
L’épilogue judiciaire approche pour Aïssatou Sophie Gladima. Selon L’Observateur, le Premier président de la Cour suprême, Mahamadou Mansour Mbaye, a signé, mardi 7 juillet 2026, une ordonnance fixant au 22 juillet prochain l’ouverture de son procès devant la Haute Cour de Justice.
 
Cette décision fait suite à une requête formelle déposée le 11 mars par le Procureur général près la Haute Cour de Justice. Celui-ci sollicitait la fixation d’une date d’audience afin que le dossier, dont l’instruction est désormais clôturée, puisse être examiné au fond.
 
Le procès de l’ancienne ministre du Pétrole et des Énergies s’ouvrira ainsi devant une juridiction spécialement compétente pour juger les membres du gouvernement poursuivis pour des actes commis dans l’exercice de leurs fonctions.
 
Un non-lieu partiel suivi d’un renvoi devant la Haute Cour
 
Le 6 janvier 2026, la Commission d’instruction de la Haute Cour de Justice avait rendu une ordonnance de non-lieu partiel. Elle avait cependant décidé du renvoi d’Aïssatou Sophie Gladima devant la juridiction de jugement pour plusieurs faits qualifiés d’association de malfaiteurs, de détournement de deniers publics, d’escroquerie portant sur des deniers publics, de blanchiment de capitaux et de complicité.
 
L’ordonnance du Premier président de la Cour suprême vient donc ouvrir la dernière phase de cette procédure : celle du jugement public et contradictoire.
 
Tout au long de l’instruction, l’ancienne ministre a rejeté fermement les accusations portées contre elle et clamé son innocence.
 
Un paiement de 73,2 millions de FCFA au cœur du dossier
 
D’après L’Observateur, les accusations reposent notamment sur un rapport de la Cour des comptes ainsi que sur le témoignage de l’ancien Directeur de l’administration générale et de l’équipement, Alassane Diallo.
 
Dans la mise en accusation, l’Assemblée nationale avait relevé que ce dernier aurait, sur instruction de la ministre, versé la somme de 73,2 millions de FCFA à la société commerciale Groupe ISSA.
 
Ce paiement concernait des travaux de construction d’une unité de traitement gravimétrique à Kédougou. Or, selon les éléments rapportés dans le dossier, les travaux n’avaient pas encore démarré au moment du décaissement.
 
L’accusation considère ainsi que le paiement aurait été effectué avant l’exécution effective des prestations, en violation des dispositions de l’article 89 du Règlement général de la comptabilité publique.
 
Placée sous surveillance électronique après sa libération
 
Aïssatou Sophie Gladima avait été placée sous mandat de dépôt le mercredi 21 mai. Elle a ensuite été libérée et placée sous surveillance électronique après sa comparution devant la Commission d’instruction de la Haute Cour de Justice.
 
Cette mesure lui a permis de retrouver la liberté dans l’attente de son procès, tout en restant soumise au contrôle de la justice.
 
Un procès dont la décision sera définitive
 
La juridiction saisie confère une dimension particulière à cette affaire. En sa qualité d’ancienne ministre, Aïssatou Sophie Gladima bénéficie d’un privilège de juridiction.
 
La Haute Cour de Justice, régie notamment par la loi organique n° 2002-10 du 22 février 2002, est habilitée à juger les membres du gouvernement pour les crimes ou délits qui leur sont reprochés dans l’exercice de leurs fonctions.
 
Vendredi 10 Juillet 2026
Dakaractu



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