Le corps d'un colonel guinéen mystérieusement disparu il y a presque un an a été présenté mercredi à son épouse à la morgue de Conakry, a indiqué un de ses avocats.
C'est le deuxième officier en quelques mois à mourir dans des circonstances obscures après avoir été arrêté, sous la junte au pouvoir depuis 2021.
La femme et les avocats du colonel Célestin Bilivogui se disaient sans nouvelles de lui depuis qu'il avait été arrêté par des gendarmes à son bureau des pensions militaires à Conakry début novembre 2023. Il a ensuite été emmené vers une destination inconnue.
C'était quelques jours après l'évasion de prison de l'ancien dictateur Moussa Dadis Camara (2008-2010) et de trois co-détenus également jugés à ce moment-là pour leur implication dans un massacre d'opposants en 2009.
L'opération armée contre la prison avait fait plusieurs morts et éveillé le spectre d'un nouveau putsch. Le dernier fugitif vient d'être repris en septembre dans des conditions nébuleuses.
Le colonel Bilivogui avait été radié de l'armée après cette évasion.
L'épouse de l'officier, Laouratou Bangoura, avait mis en cause le commandant de la gendarmerie nationale, le général Balla Samoura, après l'arrestation de son mari.
Elle a été appelée mercredi matin au camp qui abrite les principaux services de l'administration militaire à Conakry, puis "conduite à la morgue de (l'hôpital) Ignace Deen où on lui a présenté le corps de son mari", a dit un de ses avocats, Me Salifou Beavogui, dans un message relayé auprès de la presse.
"Enlevé et séquestré depuis un an, il n'a pas (eu) droit ni à un procès, ni à la justice", a dit l'avocat. Un membre de la famille a confirmé ces informations auprès d'un correspondant de l'AFP.
Les autorités n'ont pas communiqué sur ces évènements.
L'ancien chef d'état-major de l'armée et ex-numéro deux du régime militaire, le général Sadiba Koulibaly, est mort en détention en juin quelques jours après sa condamnation pour désertion et détention illégale d'armes.
Deux opposants à la junte, Foniké Menguè et Mamadou Billo Bah, sont portés disparus depuis leur arrestation par des gendarmes en juillet.
L'opposition, réprimée, accuse la junte du général Mamadi Doumbouya d'exercice autoritaire du pouvoir et de violations des droits fondamentaux. Nombre de dirigeants de l'opposition ont été arrêtés, mis en cause devant les juges ou poussés à l'exil.
C'est le deuxième officier en quelques mois à mourir dans des circonstances obscures après avoir été arrêté, sous la junte au pouvoir depuis 2021.
La femme et les avocats du colonel Célestin Bilivogui se disaient sans nouvelles de lui depuis qu'il avait été arrêté par des gendarmes à son bureau des pensions militaires à Conakry début novembre 2023. Il a ensuite été emmené vers une destination inconnue.
C'était quelques jours après l'évasion de prison de l'ancien dictateur Moussa Dadis Camara (2008-2010) et de trois co-détenus également jugés à ce moment-là pour leur implication dans un massacre d'opposants en 2009.
L'opération armée contre la prison avait fait plusieurs morts et éveillé le spectre d'un nouveau putsch. Le dernier fugitif vient d'être repris en septembre dans des conditions nébuleuses.
Le colonel Bilivogui avait été radié de l'armée après cette évasion.
L'épouse de l'officier, Laouratou Bangoura, avait mis en cause le commandant de la gendarmerie nationale, le général Balla Samoura, après l'arrestation de son mari.
Elle a été appelée mercredi matin au camp qui abrite les principaux services de l'administration militaire à Conakry, puis "conduite à la morgue de (l'hôpital) Ignace Deen où on lui a présenté le corps de son mari", a dit un de ses avocats, Me Salifou Beavogui, dans un message relayé auprès de la presse.
"Enlevé et séquestré depuis un an, il n'a pas (eu) droit ni à un procès, ni à la justice", a dit l'avocat. Un membre de la famille a confirmé ces informations auprès d'un correspondant de l'AFP.
Les autorités n'ont pas communiqué sur ces évènements.
L'ancien chef d'état-major de l'armée et ex-numéro deux du régime militaire, le général Sadiba Koulibaly, est mort en détention en juin quelques jours après sa condamnation pour désertion et détention illégale d'armes.
Deux opposants à la junte, Foniké Menguè et Mamadou Billo Bah, sont portés disparus depuis leur arrestation par des gendarmes en juillet.
L'opposition, réprimée, accuse la junte du général Mamadi Doumbouya d'exercice autoritaire du pouvoir et de violations des droits fondamentaux. Nombre de dirigeants de l'opposition ont été arrêtés, mis en cause devant les juges ou poussés à l'exil.
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