Diplomatie : Après le Mali, la Guinée Conakry durcit le ton contre la communauté internationale.


Diplomatie : Après le Mali, la Guinée Conakry durcit le ton contre la communauté internationale.
La communauté internationale est de plus en plus acculée dans la sous-région ouest-africaine. Au Mali, la junte au pouvoir a déclaré non grata le représentant de la Communauté africaine des États de l’Afrique de l’Ouest pour ses présumés agissements contre la transition.

En Guinée voisine, on n’en est pas encore là, mais les nouvelles autorités ne se laisseront pas guider par l’extérieur. C’est le sens même des propos prononcés par le Dr Morissanda Kouyaté après sa nomination dans le nouveau gouvernement de la transition, au poste de ministre des Affaires étrangères.

« Nous demandons qu’on respecte notre pays. Nous devons être indépendants dans un monde interdépendant. Si nous faisons cela, notre dignité sera toujours debout (…) La Guinée tend la main à tous nos partenaires. Nous les respectons et les remercions pour ce qu’ils ont fait. Alors qu’ils soient à l’écoute de la Guinée. La Guinée va poser sa transition sur la table. Elle ne sera pas à négocier. Elle est déjà négociée par les guinéens. Elle sera à aider, à supporter. Nous comptons sur eux », a déclaré le Dr Morissanda Kouyaté.

Suite au coup d'État survenu le 5 septembre dernier, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a suspendu la Guinée des instances de l'organisation sous-régionale et a demandé l'organisation d'élections sur un délai de 6 mois. « Ce qui s’est passé le 5 septembre est significatif. Je refuse de parler de coup d’État. C’est des guinéens qui sont venus de nulle part, des enfants de la Guinée ont décidé de donner une orientation normale à notre pays », rectifie le nouveau chef de la diplomatie guinéenne.

Le ministre précise que son pays est singulier dans la diplomatie. « Nous faisons de la diplomatie dans la dignité. Nous sommes un pays qui a décidé de ramper pour subir son histoire. Nous l’avons assumé, le 28 septembre 1958. C’est ce non historique qui a été le point nodal de la diplomatie guinéenne (…) Ne croyons pas que notre sort se trouve à l’Union européenne, que la vie du paysan de Malakouta se trouve dans les mains des députés chinois, européens ou américains. Les agriculteurs américains, leur vie est forgée par les Américains…», renchérit-il en invitant ses compatriotes à l’unité pour gagner les batailles futures.
Mercredi 27 Octobre 2021
Dakaractu



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