Une participation responsable, pas naïve
Dès l’entame de son propos, Amadou Ba a tenu à lever toute ambiguïté sur la posture de l’opposition. « Nous, opposition républicaine, y prenons part, non par naïveté, mais par fidélité à nos principes, par foi en l’avenir et par amour pour notre patrie », a-t-il affirmé, en soulignant la tension ambiante : arrestations, restrictions de libertés, climat social fragile. Selon lui, c’est précisément dans ces moments critiques que le dialogue devient impératif : « Refuser de dialoguer, c’est entrer dans l’impasse. »
Trois axes pour refonder la démocratie
L’ancien chef du gouvernement a structuré son intervention autour des trois axes définis par le dialogue : libertés publiques, système électoral et réforme institutionnelle.
1. Libertés publiques : Il a plaidé pour un « pacte national de pacification politique » incluant la libération des détenus politiques, le respect de l’indépendance des médias et une justice perçue comme impartiale.
2. Système électoral : Il appelle à une réforme en profondeur : statut réel pour l’opposition et son chef, autonomie renforcée pour la Sénat, et un consensus solide sur des réformes sensibles comme l’inscription automatique des jeunes majeurs.
3. Réforme des institutions : Amadou Ba propose une dose de proportionnelle aux législatives, un second tour pour le scrutin majoritaire, et surtout une refonte de la Haute cour de justice, dont l’actuelle composition ne garantit pas l’impartialité, selon lui.
Préserver l’héritage démocratique… et penser l’après
Saluant les alternances démocratiques qui ont marqué le Sénégal, il a averti contre toute tentative de remise en cause de cet acquis historique. « Que l’on soit au pouvoir ou dans l’opposition, nous devons ensemble préserver cet héritage. »
Mais l’homme politique a tenu à aller au-delà du cadre politique. Pour lui, l’enjeu central du dialogue reste économique.
Un plaidoyer fort pour une relance économique nationale
Amadou Ba a exprimé ses inquiétudes face à la situation économique actuelle : dette croissante, perte de droits, fragilité budgétaire sur fond de vulnérabilités externes. Il appelle à des mesures courageuses :
• Inscription de la question économique dans le dialogue national
• Partage réel du référentiel stratégique de l’action publique
• Pacte national sur l’emploi productif, mobilisant tous les acteurs autour de secteurs porteurs
• Réforme urgente de la politique budgétaire, qu’il juge cruciale pour garantir la souveraineté nationale
Trois conditions pour réussir
Pour mener ces réformes, il estime que trois conditions sont incontournables :
1. Une administration remobilisée et engagée
2. Une adhésion populaire large et sincère
3. Des partenariats internationaux fondés sur la dignité et la confiance
Vers une gouvernance plus éthique et préventive
Amadou Ba a enfin abordé la question sensible des audits et révélations post-alternance. Constatant la récurrence des scandales à chaque changement de régime, il prône une réforme structurelle pour mieux protéger le patrimoine de l’État, au-delà des régimes et des émotions passagères.
Un appel à l’unité et à la maturité démocratique
Le mot de la fin fut un vibrant appel à la construction collective d’un Sénégal apaisé, juste et inclusif :
« Je rêve d’un Sénégal où l’opposition est écoutée, pas écartée. Où le débat est loyal, pas agressif. Où la critique est utile, pas criminalisée. Le Sénégal a besoin de nous tous. »
En somme, Amadou Ba a livré une déclaration à la fois politique et économique, fidèle à son profil de technocrate averti et d’homme d’État préoccupé par l’avenir du Sénégal. Reste à savoir si ses propositions trouveront un écho dans le processus en cours.
Dès l’entame de son propos, Amadou Ba a tenu à lever toute ambiguïté sur la posture de l’opposition. « Nous, opposition républicaine, y prenons part, non par naïveté, mais par fidélité à nos principes, par foi en l’avenir et par amour pour notre patrie », a-t-il affirmé, en soulignant la tension ambiante : arrestations, restrictions de libertés, climat social fragile. Selon lui, c’est précisément dans ces moments critiques que le dialogue devient impératif : « Refuser de dialoguer, c’est entrer dans l’impasse. »
Trois axes pour refonder la démocratie
L’ancien chef du gouvernement a structuré son intervention autour des trois axes définis par le dialogue : libertés publiques, système électoral et réforme institutionnelle.
1. Libertés publiques : Il a plaidé pour un « pacte national de pacification politique » incluant la libération des détenus politiques, le respect de l’indépendance des médias et une justice perçue comme impartiale.
2. Système électoral : Il appelle à une réforme en profondeur : statut réel pour l’opposition et son chef, autonomie renforcée pour la Sénat, et un consensus solide sur des réformes sensibles comme l’inscription automatique des jeunes majeurs.
3. Réforme des institutions : Amadou Ba propose une dose de proportionnelle aux législatives, un second tour pour le scrutin majoritaire, et surtout une refonte de la Haute cour de justice, dont l’actuelle composition ne garantit pas l’impartialité, selon lui.
Préserver l’héritage démocratique… et penser l’après
Saluant les alternances démocratiques qui ont marqué le Sénégal, il a averti contre toute tentative de remise en cause de cet acquis historique. « Que l’on soit au pouvoir ou dans l’opposition, nous devons ensemble préserver cet héritage. »
Mais l’homme politique a tenu à aller au-delà du cadre politique. Pour lui, l’enjeu central du dialogue reste économique.
Un plaidoyer fort pour une relance économique nationale
Amadou Ba a exprimé ses inquiétudes face à la situation économique actuelle : dette croissante, perte de droits, fragilité budgétaire sur fond de vulnérabilités externes. Il appelle à des mesures courageuses :
• Inscription de la question économique dans le dialogue national
• Partage réel du référentiel stratégique de l’action publique
• Pacte national sur l’emploi productif, mobilisant tous les acteurs autour de secteurs porteurs
• Réforme urgente de la politique budgétaire, qu’il juge cruciale pour garantir la souveraineté nationale
Trois conditions pour réussir
Pour mener ces réformes, il estime que trois conditions sont incontournables :
1. Une administration remobilisée et engagée
2. Une adhésion populaire large et sincère
3. Des partenariats internationaux fondés sur la dignité et la confiance
Vers une gouvernance plus éthique et préventive
Amadou Ba a enfin abordé la question sensible des audits et révélations post-alternance. Constatant la récurrence des scandales à chaque changement de régime, il prône une réforme structurelle pour mieux protéger le patrimoine de l’État, au-delà des régimes et des émotions passagères.
Un appel à l’unité et à la maturité démocratique
Le mot de la fin fut un vibrant appel à la construction collective d’un Sénégal apaisé, juste et inclusif :
« Je rêve d’un Sénégal où l’opposition est écoutée, pas écartée. Où le débat est loyal, pas agressif. Où la critique est utile, pas criminalisée. Le Sénégal a besoin de nous tous. »
En somme, Amadou Ba a livré une déclaration à la fois politique et économique, fidèle à son profil de technocrate averti et d’homme d’État préoccupé par l’avenir du Sénégal. Reste à savoir si ses propositions trouveront un écho dans le processus en cours.
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