Le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, a apporté en clôture du Débat d’orientation budgétaire (DOB) ce mardi des précisions importantes sur l’état des négociations avec le Fonds monétaire international (FMI), réaffirmant la position constante du Sénégal sur la question de la dette et fixant au 15 juillet prochain une échéance décisive pour la conclusion d’un nouveau programme.
Sur la dette, le ministre a été sans ambiguïté : la position de l’État du Sénégal n’a pas varié et ne variera pas. Selon lui, les objectifs visés par les partisans d’une restructuration peuvent être atteints par le plan de traitement existant, avec un coût d’opportunité moindre. « C’est clair, net et précis », a-t-il martelé, précisant que cette position a été défendue et discutée avec les partenaires et continue de l’être.
Pour expliquer la durée des négociations avec le FMI, Cheikh Diba a rappelé le contexte particulier dans lequel s’inscrit cette relation. Le Sénégal a, pendant de nombreuses années, communiqué au Fonds des données erronées sur ses finances publiques. La numérisation de la gestion budgétaire a mis en lumière des écarts considérables entre les chiffres transmis et les statistiques réelles, aussi bien sur le déficit que sur le taux d’endettement. « Depuis la création des institutions de Bretton Woods, le FMI n’a jamais connu un écart de reporting d’une telle ampleur », a reconnu le ministre, qui a toutefois insisté sur le fait que le gouvernement a assumé ces manquements et s’est engagé dans une démarche de transparence et de correction.
C’est précisément cette démarche qui explique, selon lui, la longueur des discussions. Le Fonds a besoin d’être convaincu, mesure par mesure, que le Sénégal maîtrise sa trajectoire de réforme. Une matrice de mesures a ainsi été établie, dont l’application progressive est évaluée à chaque étape par les équipes du FMI. « Nous ne pouvons pas venir avec une baguette magique », a imagé le ministre. Sur l’essentiel de ces mesures, le Sénégal a d’ores et déjà satisfait aux exigences du Fonds. Quelques points restent à finaliser, notamment la mise en place d’une direction générale du financement et de la dette, entité unique chargée de centraliser la gestion de l’endettement public.
Cheikh Diba a indiqué qu’il y’a deux étapes du processus de normalisation avec le FMI. La première consiste à obtenir un waiver, c’est-à-dire la renonciation du Fonds à réclamer le remboursement immédiat des sommes prêtées en démontrant la crédibilité de la démarche de réforme. La seconde porte sur la conclusion d’un nouveau programme, conditionnée à la validation du cadrage macroéconomique et macrobudgétaire actualisé. Si le taux d’endettement reste le principal sujet de préoccupation, le ministre a indiqué que les équipes travaillent à démontrer la viabilité de la trajectoire sur l’horizon de l’analyse de soutenabilité de la dette. « Nous ne sommes plus très loin du but », a-t-il assuré, annonçant un rendez-vous avec les équipes du Fonds au plus tard le 15 juillet.
Sur le plan budgétaire interne, Cheikh Diba a annoncé que le 5 juillet, les services de la direction générale du budget notifieront aux ministères sectoriels leurs enveloppes indicatives, ouvrant la phase des conférences budgétaires. Il a assuré que l’ensemble des préoccupations exprimées par les députés au cours du DOB fera l’objet d’un suivi rigoureux dans ce cadre.
Sur la dette, le ministre a été sans ambiguïté : la position de l’État du Sénégal n’a pas varié et ne variera pas. Selon lui, les objectifs visés par les partisans d’une restructuration peuvent être atteints par le plan de traitement existant, avec un coût d’opportunité moindre. « C’est clair, net et précis », a-t-il martelé, précisant que cette position a été défendue et discutée avec les partenaires et continue de l’être.
Pour expliquer la durée des négociations avec le FMI, Cheikh Diba a rappelé le contexte particulier dans lequel s’inscrit cette relation. Le Sénégal a, pendant de nombreuses années, communiqué au Fonds des données erronées sur ses finances publiques. La numérisation de la gestion budgétaire a mis en lumière des écarts considérables entre les chiffres transmis et les statistiques réelles, aussi bien sur le déficit que sur le taux d’endettement. « Depuis la création des institutions de Bretton Woods, le FMI n’a jamais connu un écart de reporting d’une telle ampleur », a reconnu le ministre, qui a toutefois insisté sur le fait que le gouvernement a assumé ces manquements et s’est engagé dans une démarche de transparence et de correction.
C’est précisément cette démarche qui explique, selon lui, la longueur des discussions. Le Fonds a besoin d’être convaincu, mesure par mesure, que le Sénégal maîtrise sa trajectoire de réforme. Une matrice de mesures a ainsi été établie, dont l’application progressive est évaluée à chaque étape par les équipes du FMI. « Nous ne pouvons pas venir avec une baguette magique », a imagé le ministre. Sur l’essentiel de ces mesures, le Sénégal a d’ores et déjà satisfait aux exigences du Fonds. Quelques points restent à finaliser, notamment la mise en place d’une direction générale du financement et de la dette, entité unique chargée de centraliser la gestion de l’endettement public.
Cheikh Diba a indiqué qu’il y’a deux étapes du processus de normalisation avec le FMI. La première consiste à obtenir un waiver, c’est-à-dire la renonciation du Fonds à réclamer le remboursement immédiat des sommes prêtées en démontrant la crédibilité de la démarche de réforme. La seconde porte sur la conclusion d’un nouveau programme, conditionnée à la validation du cadrage macroéconomique et macrobudgétaire actualisé. Si le taux d’endettement reste le principal sujet de préoccupation, le ministre a indiqué que les équipes travaillent à démontrer la viabilité de la trajectoire sur l’horizon de l’analyse de soutenabilité de la dette. « Nous ne sommes plus très loin du but », a-t-il assuré, annonçant un rendez-vous avec les équipes du Fonds au plus tard le 15 juillet.
Sur le plan budgétaire interne, Cheikh Diba a annoncé que le 5 juillet, les services de la direction générale du budget notifieront aux ministères sectoriels leurs enveloppes indicatives, ouvrant la phase des conférences budgétaires. Il a assuré que l’ensemble des préoccupations exprimées par les députés au cours du DOB fera l’objet d’un suivi rigoureux dans ce cadre.
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