L’affaire judiciaire impliquant l’artiste-chanteur Djiby Dramé prend une nouvelle tournure. Selon L’Observateur, son avocat, Me Kandiack François Senghor, a lancé une offensive judiciaire contre l’officier ayant conduit l’enquête, accusé d’avoir violé les droits fondamentaux de son client. Une contre-attaque qui vient complexifier davantage un dossier déjà explosif.
Une double plainte contre l’enquêteur
D’après L’Observateur, Me Senghor a déposé, le 10 février, deux plaintes distinctes visant l’adjudant Gning, commandant de la Brigade de recherches (BR) de Keur Massar. La première, introduite auprès du procureur général près la Cour d’appel de Dakar, porte sur des accusations d’entrave à la défense, de forfaiture et de diffamation envers un corps constitué.
La seconde procédure, déposée devant la Chambre d’accusation, va encore plus loin. L’avocat y réclame l’interdiction définitive pour l’officier d’exercer les fonctions d’officier de police judiciaire (OPJ), estimant que les actes reprochés portent gravement atteinte aux principes fondamentaux du droit.
Une audition contestée par la défense
Au cœur du litige se trouve l’interpellation de Djiby Dramé, arrêté le 6 février dernier pour des accusations particulièrement lourdes, notamment actes contre nature et transmission volontaire du VIH/Sida.
Selon les déclarations rapportées par L’Observateur, Me Senghor affirme que son client aurait été empêché de bénéficier de l’assistance de son avocat lors de son audition. Il accuse le commandant Gning d’avoir exigé un entretien en tête-à-tête avec l’artiste, d’avoir confisqué son téléphone portable et surtout de l’avoir contraint à renoncer par écrit à son droit à un conseil juridique.
Toujours selon la plainte, l’officier aurait justifié cette démarche en affirmant que la présence de l’avocat risquait d’ébruiter l’affaire et qu’il serait préférable de « régler cela à l’amiable ». Des propos que la défense qualifie d’intimidation et de violation flagrante des droits de la défense.
Des accusations de fuite vers la presse
L’avocat ne s’arrête pas là. Il accuse également l’enquêteur d’avoir divulgué des éléments sensibles de la procédure dans les médias et sur les réseaux sociaux avant toute communication officielle.
Selon Me Senghor, ces fuites porteraient atteinte à la présomption d’innocence de son client et constitueraient une diffamation. Cette dénonciation intervient alors que l’affaire suscite déjà une vive émotion dans l’opinion publique.
Un dossier pénal aux charges extrêmement lourdes
Malgré cette contre-offensive judiciaire, Djiby Dramé reste confronté à des accusations particulièrement graves. Placé sous mandat de dépôt, il est poursuivi pour association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux, actes contre nature, transmission volontaire du VIH et mise en danger de la vie d’autrui.
Toujours selon L’Observateur, cette bataille procédurale pourrait influencer la suite de l’instruction, notamment sur la validité de certaines auditions et sur la régularité globale de la procédure.
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