À 15 ans elle fait ses premiers pas sur scène aux cotés de son frère Cheikh Lô Ouza Diallo (pianiste choriste et chanteur). C’est lui qui l’initie à la musique.
Son père Ousmane Diallo dit Ouza, reste un chanteur engagé très connu pour son caractère bien trempé, pour ses sorties virulentes contre le pouvoir, de l’époque de Senghor à nos jours. Sa mère Coumba Sidibé est secrétaire de formation. Une forte personnalité, que le monde du show-biz a baptisé « maman des artistes », respectée des artistes lorsqu’elle décide entre 1979 et 2004, de manager la carrière de son mari, ’objet d’attaques répétées en raison de son engagement politique.
Adiouza : Une liane à la tête bien faite
Pour respecter les vœux de son père qui voulait une famille intellectuels, Adiouza opte pour des études solides en rapport avec sa passion de la musique.
De 2003 à 2004, elle joue dans les clubs au Sénégal et anime la soirée du patronat en 2005 en assurant la première partie de Coumba gawlo Seck.
Nostalgie Dakar
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C’est en 2004, qu’elle décide de s’inscrire en Ethnomusicologie à l’université de Paris 8. En marge, elle se rend régulièrement au conservatoire de L’Haÿ-les-Roses où elle prend des cours de solfège de piano, batterie et de guitare.
En 2005, elle fait la connaissance de Samba Laobé Ndiaye, bassiste émérite du groupe Missal. Il lui sert de mentor et lui ouvre la porte des milieux fermés du show-biz parisien. Grace à lui, elle a pu honorer de nombreux engagements, en tant que chanteuse ou danseuse, notamment aux « Trois maillets », cabaret fameux ou elle s’est produite jusqu’en 2007.
En 2006, c’est la rencontre avec Cheikh Tidiane Seck qui vit à Paris depuis 1985, Auteur, compositeur, claviériste éclectique, influencé par le claviériste américain Jimmy Smith. Il a composé pour divers artistes et a croisé ses sons avec les plus grands jazzmen. Il croit en elle et l’introduit auprès de nombreux artistes aux cotés desquels elle fait ses classes, des fois en tant que choriste, parfois dans les habits de Lead vocal.
Au Sénégal dans la formation de jazz dirigé par Cheikh Lô, son frère. Le groupe très demandé tourne dans les hôtels…Méridien, Novotel, souvent au Just 4 U et dans de nombreux cabarets de Dakar.
La belle aventure à l’Auberge Mari Lucienne. C’est dans cette auberge qu’Ousmane Diop, propriétaire des lieux, également Directeur de Senbus Industries (firme automobile sénégalaise) est séduit par son talent. Il décide de la soutenir à travers une subvention pour l’aider à réaliser sa première maquette. Le titre connu des mélomanes « Sida », est une chanson destinée à promouvoir la lutte contre le sida.
En 2005, elle est employée dans le cabaret «les trois mailletzs ». Elle y restera jusqu’en 2007.
En 2006, elle assure les chœurs auprès du groupe de Cheikh Tidiane Seck et tant d’autres groupes à paris comme les « weiyas ».
En 2007, Georges Moustaki l’invite à venir chanter « le facteur » un de ses tubes phare en duo avec lui dans un de ses concerts.
Carmen
En 2008, en pleine année de maîtrise, Adiouza décide se lancer en mettant sur le marché son premier album intitulé « Maadou ». Un album qui marque les Sénégalais notamment avec la reprise de Carmen.
Le morceau « Nobel » est une reprise en Wolof, de l’opéra Carmen de Bizet. Un appel de pied à la liberté de choix, entièrement dédié à la femme africaine.
Le message phare de l’album appelle au respect de l’autre, à la tolérance, à l’ouverture des esprits, pour hurler à la planète entière, « Nous sommes tous citoyens de la Terre. A travers ce titre qui a dévoilé Adiouza au grand public, l’amour est enfant de bohème, exprimé dans un Mbalax qu’elle a réinventé, le public est séduit.
L’album Maadou porte 11 titres arrangés par Cheikh Lô Ouza Diallo et réalisé par Ibou N’dour. L’album d’Adiouza représente un tournant décisif dans sa jeune carrière, car elle se voit propulsée « Révélation féminine de l’année 2008 au Sénégal ». Distinction qu’elle prend comme une passerelle qui lui est offerte pour aller vers d’autres challenges, en toute sérénité.
Adiouza s’envole pour une semaine au brésil. Voyage de recherche musicale, ponctué d’un premier single « Samba Mbalax », un deuxième album qui sera présenté au public courant 2011. L’année 2010 fut fructueuse ; elle reçoit les deux distinctions « Révélation & Meilleure artiste féminin au Sunu Awards 2010
Nostalgie Dakar
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