18 ans de combat face à la CBAO, des milliards spoliés et un rapport d’expert ignoré : Bocar Samba Dieye loin de la résignation, interpelle le Président Diomaye


Famara Ibrahima Cissé , président de l’Association des clients et sociétaires des institutions financières africaines, a animé une conférence de presse pour faire le point sur le long contentieux opposant l’opérateur économique Bocar Samba Dieye à la CBAO. Un différend vieux de 18 ans, né en 2008, que le porte-parole de la cause qualifie de « combat citoyen » contre ce qu’il désigne comme « un monstre financier ». Au cœur du litige, un rapport d’expertise judiciaire dont les conclusions sont, selon Famara Ibrahima Cissé , d’une clarté absolue est tout  bonnement ignoré. Commis par la justice pour examiner la relation d’affaires entre la banque et son client, l’expert a conclu qu’aucune traite valide ne justifiait les prélèvements opérés sur le compte de Bocar Samb. Il a en conséquence recommandé la restitution de trois sommes précisément établies notamment les 5 milliards 658 millions de francs débités sans fondement valable, les 2 milliards 6 millions prélevés au titre de frais d’agio et 388 millions 452 420 francs supplémentaires imputés en guise de frais divers. 
 
Des montants colossaux dont Bocar Samba réclame le remboursement depuis des années, en vain. Malgré ce rapport sans ambiguïté, le conflit s’enlise. Une tentative de médiation initiée par l’État du Sénégal n’a, à ce jour, produit aucun résultat tangible. Face à cette impasse, l’association entend hausser le ton et intensifier sa mobilisation. Des courriers ont déjà été adressés à la Primature, à la Présidence de la République, au Médiateur de la République et à l’ensemble des autorités compétentes, afin d’obtenir un soutien institutionnel dans la résolution de ce dossier.
 
Famara Ibrahima Cissé a également tenu à démentir des rumeurs circulant faisant état d’un renoncement. « Il n’a nullement été question d’abandonner ce combat », a-t-il martelé, rappelant que Bocar Samb, âgé aujourd’hui de 93 ans, n’a jamais envisagé de capituler. Pour son défenseur, cet opérateur économique qui a consacré sa vie au développement du tissu économique national mérite soutien et reconnaissance, et non d’être, selon ses mots, « traîné dans la boue par une banque étrangère ». Le combat, promet-il, va se poursuivre et s’amplifier dans les jours à venir.
Samedi 11 Avril 2026
Dakaractu



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