Dans la séquence la plus explosive de sa déclaration de presse de ce mardi, Ousmane Sonko a levé le voile sur les négociations qui ont précédé la formation du nouveau gouvernement, dressant le tableau d’une cohabitation devenue impossible entre PASTEF et la présidence de la République.
Le président des Patriotes affirme avoir constaté, au fil des discussions avec Bassirou Diomaye Faye, que ce dernier avait « décidé de tourner le dos à PASTEF pour aller avec d’autres personnes ». Une orientation que Sonko dit avoir immédiatement contestée, rappelant au chef de l’État un principe fondamental : « Dans un régime, c’est la majorité qui doit gouverner. C’est nous qui devons choisir un Premier ministre. »
Les deux hommes auraient échangé sur un large spectre de sujets notamment la dette publique, pouvoir d’achat, renégociations des contrats, justice et reddition des comptes sans parvenir à un consensus sur tous les fronts. « Dans le cadre de la justice, nous n’avons aucun accord », a tranché Sonko, pointant là l’un des points de friction les plus profonds.
Sur la composition du gouvernement, Sonko dit avoir posé une condition claire au Président, qui lui annonçait un exécutif de 30 ministres : que PASTEF y soit majoritaire. Une exigence restée lettre morte. « Nous avons constaté qu’à ce rythme, nous n’avons aucun poids sur ce qui se fait », a-t-il conclu, justifiant ainsi la décision du parti de ne pas participer au gouvernement Al Amine Lô.
Le président des Patriotes affirme avoir constaté, au fil des discussions avec Bassirou Diomaye Faye, que ce dernier avait « décidé de tourner le dos à PASTEF pour aller avec d’autres personnes ». Une orientation que Sonko dit avoir immédiatement contestée, rappelant au chef de l’État un principe fondamental : « Dans un régime, c’est la majorité qui doit gouverner. C’est nous qui devons choisir un Premier ministre. »
Les deux hommes auraient échangé sur un large spectre de sujets notamment la dette publique, pouvoir d’achat, renégociations des contrats, justice et reddition des comptes sans parvenir à un consensus sur tous les fronts. « Dans le cadre de la justice, nous n’avons aucun accord », a tranché Sonko, pointant là l’un des points de friction les plus profonds.
Sur la composition du gouvernement, Sonko dit avoir posé une condition claire au Président, qui lui annonçait un exécutif de 30 ministres : que PASTEF y soit majoritaire. Une exigence restée lettre morte. « Nous avons constaté qu’à ce rythme, nous n’avons aucun poids sur ce qui se fait », a-t-il conclu, justifiant ainsi la décision du parti de ne pas participer au gouvernement Al Amine Lô.
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