Fini le temps où l'on échappait aux sanctions faute d'interpellation. Le gouvernement sénégalais a franchi un nouveau cap avec un décret fixant les montants et les modalités de recouvrement des amendes forfaitaires pour les infractions routières constatées par vidéo-verbalisation.
Concrètement, les automobilistes n'auront plus besoin d'être arrêtés par les forces de l'ordre pour être verbalisés. Les radars et dispositifs de surveillance pourront désormais constater certaines infractions, qui donneront automatiquement lieu à une amende.
Parmi les sanctions prévues figurent notamment :
Excès de vitesse : 25 000 F CFA ;
Usage du téléphone au volant : 25 000 F CFA ;
Non-port de la ceinture de sécurité : 20 000 F CFA ;
Non-respect d'un feu rouge : 50 000 F CFA ;
Circulation en sens interdit : 50 000 F CFA ;
Chevauchement d'une ligne continue : 20 000 F CFA ;
Non-respect des distances de sécurité : 25 000 F CFA.
Le décret précise également que le titulaire de la carte grise est présumé responsable de l'infraction, sauf s'il apporte la preuve contraire dans les conditions prévues par la réglementation.
À travers cette réforme, les autorités affichent une volonté claire : renforcer la sécurité routière, réduire les accidents et mettre fin à l'impunité sur les routes sénégalaises.
Une révolution dans la répression des infractions routières qui risque de changer durablement les habitudes des conducteurs. Désormais, même sans contrôle visible, chaque infraction peut coûter cher.
Autres articles
-
Louga : Des individus lourdement armés braquent une boutique au quartier montagne, près de 10 millions emportés
-
Après l’incident à l’hémicycle, Abdou Mbow charge Ousmane Sonko et défie Pastef : « Hier, c’est l’Assemblée nationale qui a été humiliée … Le règlement intérieur a été piétiné »
-
Besoin de financement : Le Sénégal table sur 19689 milliards de francs CFA, soit 6563,1 par an sur 2027-2029
-
[🔴 DIRECT] Assemblée Nationale : Débat d'Orientation Budgétaire (DOB) , suivi de la clôture de la Session ordinaire unique
-
Rosso /Affaire réseau présumé homosexuel : l’enquête de la gendarmerie prend une nouvelle tournure … deux mis en cause désormais visés pour transmission volontaire du VIH





