Initiateur du Pacte de la Banlieue pour résoudre la crise humanitaire des quartiers de la périphérie de Dakar, Karfa Diallo, le Président de la Fondation du Mémorial de la Traite des Noirs, était aux cotés de Youssou Ndour et des patriotes sénégalais pour refuser le coup d'Etat institutionnel du Président sortant. De retour en France, il explique pourquoi il appelle à voter au second tour pour le candidat Macky Sall sur lequel porte les espérances des sénégalais pour un Yookute véritable.
Soutenu par l’ensemble des dix candidats du premier tour des élections présidentielles, par Youssou Ndour et l’ensemble des mouvements de la socièté civile, l’ancien Premier Ministre Macky Sall incarne un changement conforme à la réalité sénégalaise de 2012.
Pour les besoins de mon prochain film « Changer le Sopi : Youssou Ndour en campagne», j’ai affronté la police politique de Me Wade en compagnie de la jeunesse sénégalaise révoltée, accompagné le vote de centaines de sénégalais déterminés à user de leur droit de vote, participé à des réunions politiques de partis divers et dialogué avec des leaders de toutes confessions. Ce qui domine le concert de ces voix, c’est la détermination d’un peuple à refuser l’aventure révolutionnaire qu’on lui suggérait et à sanctionner le pouvoir de Me Wade dans cette sérénité et cette paix, caractéristiques de l’Etre sénégalais.
Et Macky Sall est le candidat qui a le mieux collé à la réalité sénégalaise, à la psychologie d’un peuple peu habitué aux ruptures violentes, une nation de dialogue et de compromis qui a réussi à traverser sans gros encombres l’histoire tourmentée d’un Continent maltraité. Pour avoir compris cela, Macky Sall mérite son formidable score du premier tour et le soutien unanime de l’ensemble des acteurs sociaux et politiques du pays tournés vers l’avenir.
Je suis un représentant de trois catégories sociales qui déterminent le corps sénégalais. D’abord un banlieusard de Thiaroye c’est-à-dire un exclu, un rejeté, un inondé, un sans-voix, malgré mon poids démographique, électoral et ma jeunesse. Ensuite un immigré rivé à la terre sénégalaise et contribuant au développement du pays par milliards de western union déversés tous les mois. Enfin un acteur politique engagé sur les problèmes de la banlieue sénégalaise et sur la question de la mémoire comme ressource.
C'est cette conviction qui a guidé le lobbying de ma Fondation pour faire déclarer la traite des noirs crime contre l'humanité. Si la loi du 27 avril 2010 a été voté sans encombres, je ne peux que déplorer l'instrumentalisation qui s'en est suivie. En effet, il semblerait que ce vote n'ait été justifié que pour faire passer la pilule d'un Monument de la Renaissance Africaine décrié. Pour preuve, l'Etat sénégalais a oublié d'organiser la première commémoration de la traite des noirs en Afrique. Et n'eut été la détermination de ma Fondation le Sénégal serait passé à coté de ce grand moment de communion avec l'Afrique et sa Diaspora. Il faut espérer que le nouveau régime qui s'annonce prenne conscience de la nécessité de respecter les lois et de l’intérêt du Sénégal à continuer à demeurer le phare de la conscience africaine.
C'est également également avec la même détermination patriotique que j'ai initié le pacte Sukhali de la banlieue dont l'écho a été formidable et qui augure d'une prochaine prise en charge de cette crise humanitaire par la mise en place de politiques de discrimination positive. Un mouvement sera ainsi constitué entre les immigrés de la diaspora issus de la banlieue et des acteurs sociaux de terrain afin de mettre en place des actions de développement et de constituer un contre-pouvoir efficace au service des 3 millions de personnes exclues de la banlieue. Les candidats Macky Sall, Youssou Ndour et Ibrahima Fall ayant été les seuls à y répondre favorablement, je ne peux que les en féliciter et suivre leurs indications politiques.
J’assume donc ces tendres et intransigeantes appartenances, conquis par cette voix singulière qui refuse la fatalité, qui clame un sursaut éthique et politique et propose un changement de cap humaniste qui évitera, peut-être, l’effondrement total de notre pays, avec les conséquences terribles, malheureusement prévisibles, qui naissent de tout chaos social et dont les prémices se font entendre tout autour de nous. Je suis sincèrement convaincu qu’il nous reste peu de temps avant que le navire Sénégal ne s’échoue définitivement et ne se disloque sous les effets d’un Sopi dévoyé : il devient urgent que les cris des vigies soient enfin entendus, que les timoniers fous et sourds qui nous mènent au désastre soient remplacés.
Karfa Diallo, Ecrivain
Président de la Fondation du Mémorial de la Traite des Noirs
Soutenu par l’ensemble des dix candidats du premier tour des élections présidentielles, par Youssou Ndour et l’ensemble des mouvements de la socièté civile, l’ancien Premier Ministre Macky Sall incarne un changement conforme à la réalité sénégalaise de 2012.
Pour les besoins de mon prochain film « Changer le Sopi : Youssou Ndour en campagne», j’ai affronté la police politique de Me Wade en compagnie de la jeunesse sénégalaise révoltée, accompagné le vote de centaines de sénégalais déterminés à user de leur droit de vote, participé à des réunions politiques de partis divers et dialogué avec des leaders de toutes confessions. Ce qui domine le concert de ces voix, c’est la détermination d’un peuple à refuser l’aventure révolutionnaire qu’on lui suggérait et à sanctionner le pouvoir de Me Wade dans cette sérénité et cette paix, caractéristiques de l’Etre sénégalais.
Et Macky Sall est le candidat qui a le mieux collé à la réalité sénégalaise, à la psychologie d’un peuple peu habitué aux ruptures violentes, une nation de dialogue et de compromis qui a réussi à traverser sans gros encombres l’histoire tourmentée d’un Continent maltraité. Pour avoir compris cela, Macky Sall mérite son formidable score du premier tour et le soutien unanime de l’ensemble des acteurs sociaux et politiques du pays tournés vers l’avenir.
Je suis un représentant de trois catégories sociales qui déterminent le corps sénégalais. D’abord un banlieusard de Thiaroye c’est-à-dire un exclu, un rejeté, un inondé, un sans-voix, malgré mon poids démographique, électoral et ma jeunesse. Ensuite un immigré rivé à la terre sénégalaise et contribuant au développement du pays par milliards de western union déversés tous les mois. Enfin un acteur politique engagé sur les problèmes de la banlieue sénégalaise et sur la question de la mémoire comme ressource.
C'est cette conviction qui a guidé le lobbying de ma Fondation pour faire déclarer la traite des noirs crime contre l'humanité. Si la loi du 27 avril 2010 a été voté sans encombres, je ne peux que déplorer l'instrumentalisation qui s'en est suivie. En effet, il semblerait que ce vote n'ait été justifié que pour faire passer la pilule d'un Monument de la Renaissance Africaine décrié. Pour preuve, l'Etat sénégalais a oublié d'organiser la première commémoration de la traite des noirs en Afrique. Et n'eut été la détermination de ma Fondation le Sénégal serait passé à coté de ce grand moment de communion avec l'Afrique et sa Diaspora. Il faut espérer que le nouveau régime qui s'annonce prenne conscience de la nécessité de respecter les lois et de l’intérêt du Sénégal à continuer à demeurer le phare de la conscience africaine.
C'est également également avec la même détermination patriotique que j'ai initié le pacte Sukhali de la banlieue dont l'écho a été formidable et qui augure d'une prochaine prise en charge de cette crise humanitaire par la mise en place de politiques de discrimination positive. Un mouvement sera ainsi constitué entre les immigrés de la diaspora issus de la banlieue et des acteurs sociaux de terrain afin de mettre en place des actions de développement et de constituer un contre-pouvoir efficace au service des 3 millions de personnes exclues de la banlieue. Les candidats Macky Sall, Youssou Ndour et Ibrahima Fall ayant été les seuls à y répondre favorablement, je ne peux que les en féliciter et suivre leurs indications politiques.
J’assume donc ces tendres et intransigeantes appartenances, conquis par cette voix singulière qui refuse la fatalité, qui clame un sursaut éthique et politique et propose un changement de cap humaniste qui évitera, peut-être, l’effondrement total de notre pays, avec les conséquences terribles, malheureusement prévisibles, qui naissent de tout chaos social et dont les prémices se font entendre tout autour de nous. Je suis sincèrement convaincu qu’il nous reste peu de temps avant que le navire Sénégal ne s’échoue définitivement et ne se disloque sous les effets d’un Sopi dévoyé : il devient urgent que les cris des vigies soient enfin entendus, que les timoniers fous et sourds qui nous mènent au désastre soient remplacés.
Karfa Diallo, Ecrivain
Président de la Fondation du Mémorial de la Traite des Noirs
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