Nouveau débouché pour la lutte sénégalaise : Vaincu par B52, Balboa ouvre cependant un créneau porteur


Nouveau débouché pour la lutte sénégalaise : Vaincu par B52, Balboa ouvre cependant un créneau porteur
Longtemps différée, la confrontation, en freefight, entre Bombardier et Rocky Balboa a finanement eu lieu ce samedi à Genève. B 52 a réussi, sans peine, à terrasser son adversaire en une minute, ou presque. Ainsi, la lutte sénégalaise, avec ce précédent heureux, est en passe d’étendre ses tentacules sur le terrain des Mma (Arts martiaux mixtes).
C’est en quoi Rocky Balboa n’a pas démérité, puisqu’avec cette nouvelle expérience, les champions de la lutte avec frappe, qui restent parfois des années sans livrer le moindre combat, ont un tremplin à forts rebondissements pour se relever des « années blanches » multiples. Qui plus est, il s’agit d’un business très lucratif qui garantit le confort à ses adeptes.  L'ancien champion d'arts martiaux mixtes, le catcheur Brock Lesnar, à en croire Forbes, touche 12 millions de dollars par an ! Il perçoit aussi 500 000$ par main-event et 100 000$ sur la vente d’accessoires. 

Retenez que ce pactole est déchargé de toute dépense sociale afférente au fameux « Thioumi Kaay » ou pour entretenir une garde d’honneur.   

 
En effet, faute d’une réelle politique à l’instigation de l’Etat et impliquant tous les dépositaires d’enjeux, les arènes sénégalaises, de plus en plus désertées par les grandes entreprises pourvoyeuses de pub, perdent progressivement leur lustre d’antan. La tropicalisation des Mma (Arts martiaux mixtes), en plus d’ouvrir une porte qui donne sur l’international, pourrait également conférer de la visibilité au sport de chez nous. C’est comme le Mbalakh qui a élargi son audience, au plan international, avec l’ouverture opérée, à la fin des années 80, par de grands noms comme Youssou Ndour, Baba Maal, Ismaïla Lô…Ces combats sont retransmis en haute définition par de grandes chaînes de télé. 

Nous devons à la vérité de souligner que le manque de compétition installe de nombreux licenciés sur les chemins de traverse. De jeunes lutteurs, victimes du taux élevé de déperdition dans le secteur, sont souvent cités dans des scandales qui noircissent les pages fait-diversières des journaux de la place dakaroise.  

Toutes choses qui nous amènent à considérer qu’à quelque chose malheur est bon, Rocky Balboa sort certes défait de sa confrontation avec Bombardier, mais ouvre tout de même une débouché prometteur au sport bien de chez nous...
Lundi 7 Mai 2018
Dakaractu



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