Comme aux deux dernières élections présidentielles, les candidats indépendants seront de la partie en février prochain. Mais en plus du nombre qui crû cette fois-ci - ils sont près d’une dizaine à avoir déclaré leur candidature - ceux de 2012 feront-ils mieux que les précédents en terme de score ? C’est là toute la question. Le politologue Abdou Aziz Diop ne le croit pas.
Ils sont nombreux les candidats indépendants qui ont décidé de briguer les suffrages des Sénégalais en février prochain. Ibrahima Fall, Moussa Touré, Bruno D’Erneville, Djibril Ngom, Youssou Ndour, Meissa Damel Ngom, Amsatou Sow Sidibé, pour ne citer que ceux-là, ont les mêmes ambitions que Moustapha Niasse, Ousmane Tanor ou encore Macky Sall. A la seule différence que la candidature des derniers nommés est portée par des appareils politiques qui ont pour mission de conquérir le pouvoir. Sous cet angle les candidats indépendants à la présidentielle de février 2012 présentent-ils des chances réelles de sortir victorieux de cette compétition électorale majeure ? Pour le politologue Abdoul Aziz Diop, les partis politiques restent un rouage ‘incontournable’ de la vie politique dans tous les pays du monde.
‘Le phénomène partisan, dit-il n’est pas encore mort’. Toutefois, Diop constate ‘une certaine désertion des partis par un très grand nombre de Sénégalais qui ne se retrouvent plus dans leur manière de faire’. Analysant sous ces deux angles l’avènement des candidats indépendants, le politologue tranche : ‘Peser de tous son poids par le truchement d’un mouvement citoyen n’est pas évident. Mais comme le phénomène (candidat indépendant, Ndlr) est nouveau et semble cristalliser un grand nombre de Sénégalais, il peut faire mouche en dépit de l’inexistence d’un véritable appareil’.
Seulement, force est de constater qu’au Sénégal, depuis l’élection présidentielle de 1993 où c’était présenté pour la première fois un candidat non issu du cadre politique classique, Mamadou Lô, à celle de 2007, le taux de participation de candidats indépendants s’est accru. Mais à l’arrivée, aucun d’entre eux n’a réalisé un score qui excède les 2 %.
Mamadou Lô qui a ouvert la voie aux indépendants n’avait obtenu à l’élection présidentielle de 1993 que 0,85 % loin derrière les candidats traditionnels que sont Abdou Diouf du Ps, Abdoulaye Wade du Pds, Abdoulaye Bathily de la Ld/Mpt etc.
A l’élection présidentielle de 2000, sur les huit candidats, les trois étaient des indépendants. Et comme Mamadou Lô, leur score laisse à désirer. Il s’agit de Serigne Ousseynou Fall qui malgré ses attaches mourides (petit fils de Cheikh Ibra Fall, Ndlr) n’a obtenu que 1,1 %, de Cheikh Abdoulaye Dièye 1 % et de Mademba Sock, tout puissant syndicaliste d’alors 0.6 %.
En 2007, six candidats indépendants étaient en lice. Mais malgré leur nombre important et leurs slogans de campagne souvent accrocheurs, comme le ‘Sellal’ de Mame Adama Guèye, aucun n’a pu peser sur la balance. Mamadou Lamine Diallo de ‘Tekki’ s’en est sorti avec 0,48 %, Mame Adama Guèye 0,40 %, Modou Dia 0,13 %, El hadj Alioune Mbaye dit ‘Petit’ 0, 26 % et Louis Jacques Senghor 0,24 %.
Les électeurs sénégalais portent leurs choix sur les candidats issus des partis politiques classiques. Du moins de 1993 à 2007. Les indépendants doivent-ils prévoir leur prochain échec en février 2012 ? En tous cas certains suscitent de l’enthousiasme chez bon nombre de sénégalais.
Ils sont nombreux les candidats indépendants qui ont décidé de briguer les suffrages des Sénégalais en février prochain. Ibrahima Fall, Moussa Touré, Bruno D’Erneville, Djibril Ngom, Youssou Ndour, Meissa Damel Ngom, Amsatou Sow Sidibé, pour ne citer que ceux-là, ont les mêmes ambitions que Moustapha Niasse, Ousmane Tanor ou encore Macky Sall. A la seule différence que la candidature des derniers nommés est portée par des appareils politiques qui ont pour mission de conquérir le pouvoir. Sous cet angle les candidats indépendants à la présidentielle de février 2012 présentent-ils des chances réelles de sortir victorieux de cette compétition électorale majeure ? Pour le politologue Abdoul Aziz Diop, les partis politiques restent un rouage ‘incontournable’ de la vie politique dans tous les pays du monde.
‘Le phénomène partisan, dit-il n’est pas encore mort’. Toutefois, Diop constate ‘une certaine désertion des partis par un très grand nombre de Sénégalais qui ne se retrouvent plus dans leur manière de faire’. Analysant sous ces deux angles l’avènement des candidats indépendants, le politologue tranche : ‘Peser de tous son poids par le truchement d’un mouvement citoyen n’est pas évident. Mais comme le phénomène (candidat indépendant, Ndlr) est nouveau et semble cristalliser un grand nombre de Sénégalais, il peut faire mouche en dépit de l’inexistence d’un véritable appareil’.
Seulement, force est de constater qu’au Sénégal, depuis l’élection présidentielle de 1993 où c’était présenté pour la première fois un candidat non issu du cadre politique classique, Mamadou Lô, à celle de 2007, le taux de participation de candidats indépendants s’est accru. Mais à l’arrivée, aucun d’entre eux n’a réalisé un score qui excède les 2 %.
Mamadou Lô qui a ouvert la voie aux indépendants n’avait obtenu à l’élection présidentielle de 1993 que 0,85 % loin derrière les candidats traditionnels que sont Abdou Diouf du Ps, Abdoulaye Wade du Pds, Abdoulaye Bathily de la Ld/Mpt etc.
A l’élection présidentielle de 2000, sur les huit candidats, les trois étaient des indépendants. Et comme Mamadou Lô, leur score laisse à désirer. Il s’agit de Serigne Ousseynou Fall qui malgré ses attaches mourides (petit fils de Cheikh Ibra Fall, Ndlr) n’a obtenu que 1,1 %, de Cheikh Abdoulaye Dièye 1 % et de Mademba Sock, tout puissant syndicaliste d’alors 0.6 %.
En 2007, six candidats indépendants étaient en lice. Mais malgré leur nombre important et leurs slogans de campagne souvent accrocheurs, comme le ‘Sellal’ de Mame Adama Guèye, aucun n’a pu peser sur la balance. Mamadou Lamine Diallo de ‘Tekki’ s’en est sorti avec 0,48 %, Mame Adama Guèye 0,40 %, Modou Dia 0,13 %, El hadj Alioune Mbaye dit ‘Petit’ 0, 26 % et Louis Jacques Senghor 0,24 %.
Les électeurs sénégalais portent leurs choix sur les candidats issus des partis politiques classiques. Du moins de 1993 à 2007. Les indépendants doivent-ils prévoir leur prochain échec en février 2012 ? En tous cas certains suscitent de l’enthousiasme chez bon nombre de sénégalais.
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