LES CIMENTS DU SAHEL (CDS)
UNE SOCIETE HORS LA LOI
Les conditions, vireront-elles à la normale aux ciments du sahel ? OUI ! Quand nous nous mettrons en bloc pour agir ensemble, quand tous les employés seront syndiqués, quand nous parviendrons à parler d’une seule voix et pour cela nous devons converger vers un seul point. La seule alternative donc est d’adhérer à un syndicat et d’agir dans l’intérêt d’une cause commune : combattre ensemble l’injustice et l’arbitraire qui nous sont imposés. Unissons nous : les ouvriers, les chefs de département et chefs de service et surtout les rapporteurs et les espions de la direction. Même si la carte d’adhésion coûtait cent mille francs cfa cela vaudrait vraiment la peine quand on aboutirait à un changement radical.
C’est notre devoir de faire cesser les plus de 40 heures (plus de 60h) de travail par semaine, les plus de 10 heures (plusde12h) par jour, les heures supplémentaires impayées et les jours de repos confisqués, les ponctions sur salaire incontrôlées, le travail forcé, la convention collective inappropriée, le non respect du code et de la législation du travail, la corruption déguisée, les rémunérations dérisoires, les bulletins de paie truqués, les maladies du travail ignorées, les accidents de travail négligés, les licenciements abusifs, le non respect des normes de sécurité et d’hygiène, la surexploitation, le vol, le truquage de certains recrutements avec dossiers falsifiés même chez les chefs de département, le parachutage, le favoritisme, les emplois fictifs, le cumul de postes…
Il n’y a pas de délégués du personnel valables parce que n’appartenants à aucun syndicat, ils sont restés les mêmes depuis presque 4 ans. Lors de leurs élections la direction nous cache les règles du jeu et fait ce qu’elle veut. Nous ne savons même pas comment elle fait pour obtenir les dérogations concernant les 60 h de travail par semaine alors que nous ; employés ; ne sommes pas d’accord. L’inspection du travail a failli à son rôle d’arbitre pour ce qui est des ciments du sahel.
La société n’a pas de directeur des ressources humaines et le supposé responsable des ressources humaines est indigne et corrompu jusqu’aux os, il est un ancien inspecteur du travail et c’est certainement cela qui fait qu’il sait contourner les procédures, il ne nous sert vraiment à rien. L’hypocrite de directeur d’exploitation adjoint ne croit qu’aux fétiches et marabouts, il en fait entrer des dizaines avec la complicité du surveillant général et sans trace, il ne respecte aucune hiérarchie et ne recrute que dans sa famille. Ses éléments familiaux sons les mieux payés de l’usine et on dirait même qu’il prépare un coup de force qui le pousserait à devenir DEX et ensuite DGA. D’aucuns disent qu’il a marabouté le DGA et le PDG et ils diront toujours oui sur tout ce qu’il entreprend. Le PDG est trop présent dans l’usine, différent des PDG des autres grandes entreprises, comme s’il n’en croyait pas à ses yeux et il est grippe-sou envers ses travailleurs. Les bulletins de paye sont préparés par le directeur des approvisionnements aidé par un informaticien. Comme si les bulletins appartiendraient aux magasin et stockage. Ou bien les CDS manqueraient-ils de comptables ?
Les Ciments Du Sahel sont gérés comme une gare routière, comme une boutique où le mathématicien de DGA ne connaît que les statistiques et comment voler en calculant, celui-ci se croit intéressant et indispensable et agit en dictateur, il est directeur des ressources humaines, directeur d’exploitation, directeur des approvisionnements, chef de département et chef de service, pour dire que c’est lui qui décide à tous les niveaux. Il faut souligner qu’il ne peut pas être intelligent puisqu’il nous force 60 heures de travail par semaine ignorant qu’un employé qui travaille 10 à 12 heures par jour et fait plus de 2 heures de voyage ne sera jamais rentable à 100%. Le personnel des CDS arrive le lundi à l’usine avec moins de 80% de sa forme et cette forme diminue de 10% par jour, ainsi il se retrouve le samedi avec moins de 30%. S’il faisait 40 heures par semaine il aurait toujours 100% de son énergie donc productif à 100%. Faisons un petit calcul. Au cours de la semaine on a :
Système CDS : 80+70 +60 +50 + 40 +30 = 330 .si l’employé donnait 100% on aurait 600% pour 6 jours
Système normal : 100+100+100+100+100 = 500 .on aurait 500% pour 5 jours.
Maintenant faisons les rapports : le système appliqué au CDS donne un rendement de 330/600 = 0,55 et le système normal donnerait 500/500 = 1. Alors avec le système CDS, qui est le grand perdant ? Un directeur efficace éviterait cette perte.
Réfléchissons un peu sur la situation salariale qui sévit chez nous par rapport à ce qui se passe dans les autres bonnes entreprises , les entreprises dans lesquelles même les journaliers sont parvenus à bâtir une maison et les permanents à se payer des villas et des véhicules de luxe.
Suivons cet exemple : un père de famille qui perçoit 80 000 francs cfa et qui paye une location de 50 000 francs par mois doit assurer la dépense quotidienne, veiller sur la santé de sa progéniture, de sa conjointe et de la sienne très fragile vu ses 60 heures de labeur par jour, avec seulement 30 000 francs cfa sans parler de la scolarité des enfants. Imaginez-vous cet employé entrain de construire une chambre en ciment et en béton armé ? Il n’aura jamais de maison.
Rapport heures de travail/salaire : Un arrimeur d’une autre cimenterie perçoit entre 250 000 et 350 000 francs par mois pour 8 heures de travail par jour et 40 heures par semaine. Faisons la comparaison avec les 80 000 francs cfa par mois de certains arrimeurs qui font 10 heures voir 14 heures par jour chez nous.
300 000frs /mois ------> 8 heures/jour}
80 000frs/mois ------> X/jour} ------> X est le temps de travail payé au CDS pendant un jour.
Ces arrimeurs perçoivent alors le salaire de 2h 8mn par jour, donc dans les 10 à 12 heures qu’ils font tout le reste n’est pas reconnu. S’il leur arrive de faire 13h ou 14 h aussi ils ne verront aucun changement dans leurs bulletins. L’heure d’embauche étant à 07h 30mn le matin ces employés devraient descendre à 09h 38mn et rentrer chez eux.
Ces salaires (CDS) ne sont pas des plus grands encore moins des plus petits et tous les employés peuvent se voire dans ce tableau. Le pire en est que certains techniciens supérieurs peuvent en payer d’autres à qualifications égales et même à rendement et à expérience supérieurs. Certains opérateurs peuvent en payer d’autres et c’est ainsi dans tous les services.
Notre rémunération est trop faible et nous ne devons rien à personne au contraire l’employeur nous vole des centaines de millions par an.
Pour nous pousser à ne pas désapprouver, la direction dira que nous avons accepté et signé, mais le fait qu’un travailleur accepte des conditions insupportables ne doit pousser aucun employeur à enfreindre les lois. Ils mentiront à propos de ce texte comme ils ont l’habitude de le faire. Ils accentuerons leur système de répression mais sachons que quand quelqu’un nous licencie il nous prive de notre dignité et nous force à mourir à petit feu, de ce fait il faudra riposter, imposer notre désarroi et le lyncher à mort et pour cela il ne faut même pas discuter. Il est donc temps de s’élever contre cette terreur. Les heures ne cessent d’augmenter et les salaires de diminuer. Il n’y a pas d’avancement annuel visible et quand l’Etat a parlé d’augmentation de 8%, les ciments du sahel ont augmenté 2% sans avoir honte de l’appeler « augmentation 2010 » et avec les taxes nous nous retrouvons avec seulement 1,5%, 1500 francs pour un salaire de 100 000 francs.
Cette usine est vraiment une société à part : là où, quand le pneu d’une voiture se casse le conducteur est soit sanctionner par mise à pied et appelé à payer soit licencié, là où les employés n’ont aucun mot à dire ni à travers les supposés délégués du personnel ni à travers un syndicat, là où tout un chacun qui parle de syndicat est muté au magasin ;tendu un piège ; accusé de vol et licencié, là où au poste pour 4 personnes il y’en a que 3, là où il n’y a qu’un seul directeur et les chefs ;de département et de service ;se font insulter par lui, là où, pour recevoir la dotation annuelle on est obligé de rendre celle de l’année passée, là où les heures d’arrivée à l’usine sont fixées et quant aux heures de départ il faut attendre 1 h à 1h 30 mn après la descente, là où une cimenterie n’ayant aucune machine de chantier loue des grues ; des bulldozers ; des pelles mécaniques ; des pelles hydrauliques et des camions auprès du PDG (COGECA), là où une entreprise de plus de 600 personnes n’a pas de véhicule de transport et les bus qui lui sont loués par une autre société du PDG (GFL) sont surchargés par les employés de cette même société ; un bus de 29 places transporte 35 personnes sans que le conducteur n’ait la possibilité d’agir, là où les chauffeurs ne se reposent jamais constituant ainsi un danger pour le personnel qu’ils transportent, là où les directeurs changent de voiture tous les 6 mois alors que le personnel ne peut même pas avoir une dotation en chaussure de sécurité et en imperméable une fois pour deux ans (24 mois),là où les déchets de l’huile et du fuel sont déversés dans les caniveaux direction la forêt, là où les cocotiers du jardin subissent le comptage de leurs noix tous les matins et un rapport est fait au PDG, là où les secrétaires remplacent les directeurs en congé, là où le mois de congé n’est pas considéré dans l’ancienneté, là où à la fin du congé vous revenez le 28 du même mois, travaillez les 28 ;29 ;30 et 31 et ces quatre jours ne vous seront jamais payés, là où il y a des contrats à durée déterminée pendant plus de 3 ans avec plus de 10 renouvellements, là où le matériel est prioritaire par rapport à la vie humaine par exemple quand vous faites un accident de voiture la direction s’enquiert de l’état de la voiture et non du votre, là où le discours du PDG est oublié dès le lendemain de l’arbre de noël parce que n’ayant jamais de suite ,là où ;dans un mail au directeur ; n’importe quel étranger peut dire n’importe quoi sur n’importe quel chauffeur pour que ce dernier ait une mise à pied de 3 jours, là où l’eau que boivent les employés n’est pas potable, là où quand un directeur vous trouve entrain de manger des pastèques dans votre bureau vous étés accusés de non respect des conditions d’hygiène et vous obtenez 8 jours de mise à pied, là où les rapporteurs et les espions de la direction sont les mieux payés, la où les fétiches et sacrifices priment sur la religion des directeurs, là où la dignité d’un chef se monnaie à mouton de tabaski, là où la gratification dépasse rarement 15 000 francs et il est demandé aux bénéficiaires de ne le révéler à personne, là où il n’y a qu’une seule prime appelée prime de motivation qui atteint rarement 5 000 francs cfa et elle n’est pas généralisée, là où les présumées heures supplémentaires ne varient jamais d’un mois à un autre même si le travailleur en fait beaucoup plus, là où les heures supplémentaires de nuit ne sont pas comptabilisées, là où l’employeur n’autorise pas de prêts bancaires, là où les véhicules sont dans la convention industries et mines tandis que le personnel est dans la convention collective du bâtiment et des travaux publiques, là où l’avancement annuel est une affaire de famille ainsi que les augmentations de salaire, là où on vous coupe les repos et frais médicaux d’autrui sans que vous ayez une possibilité de recours, là où quand un employé dépose 2 ou 3 repos médicaux avec un total de seulement 10 jours il se voit imposé une indisponibilité et son contrat à durée indéterminée est résilié ; à son retour il a de fortes chances de recommencer avec des contrats à durée déterminée , là où la fausse amicale des travailleurs ; créée pour contrer la naissance d’un syndicat ; est accaparée par la direction même au niveau de ses capitaux et de tous ses biens, là où les fûts vides ; les palettes ;les restes de bois et de ferraille qui pourraient revenir à l’amicale et aux employés sont vendus par le PDG et c’est certainement cet argent qui sert à organiser les fêtes de fin d’année qui ne réussissent jamais…
Les CDS obtiennent très facilement des exonérations douanières sans limite ni contrôle, des dérogations sur les conventions, les heures de travail, les salaires et bref, sur tout. A vrai dire ils ne sont pas les seuls, ils sont soutenus par l’inspection du travail, le ministre chargé du travail et l’Etat qui sont au courant de tout ce qui se passe et ne songent pas à intervenir. Pourquoi ? Peut être que leur silence a été payé à coup de milliards ou bien le président de la république serait-il actionnaire ? Et nous les otages des ciments du sahel qui est ce qui viendra nous libérer de nos ravisseurs? SOS !
19 1 12 9 15 21 14 4 9 1 25 5 // 110887662334.2 // 03/09/2011/
UNE SOCIETE HORS LA LOI
Les conditions, vireront-elles à la normale aux ciments du sahel ? OUI ! Quand nous nous mettrons en bloc pour agir ensemble, quand tous les employés seront syndiqués, quand nous parviendrons à parler d’une seule voix et pour cela nous devons converger vers un seul point. La seule alternative donc est d’adhérer à un syndicat et d’agir dans l’intérêt d’une cause commune : combattre ensemble l’injustice et l’arbitraire qui nous sont imposés. Unissons nous : les ouvriers, les chefs de département et chefs de service et surtout les rapporteurs et les espions de la direction. Même si la carte d’adhésion coûtait cent mille francs cfa cela vaudrait vraiment la peine quand on aboutirait à un changement radical.
C’est notre devoir de faire cesser les plus de 40 heures (plus de 60h) de travail par semaine, les plus de 10 heures (plusde12h) par jour, les heures supplémentaires impayées et les jours de repos confisqués, les ponctions sur salaire incontrôlées, le travail forcé, la convention collective inappropriée, le non respect du code et de la législation du travail, la corruption déguisée, les rémunérations dérisoires, les bulletins de paie truqués, les maladies du travail ignorées, les accidents de travail négligés, les licenciements abusifs, le non respect des normes de sécurité et d’hygiène, la surexploitation, le vol, le truquage de certains recrutements avec dossiers falsifiés même chez les chefs de département, le parachutage, le favoritisme, les emplois fictifs, le cumul de postes…
Il n’y a pas de délégués du personnel valables parce que n’appartenants à aucun syndicat, ils sont restés les mêmes depuis presque 4 ans. Lors de leurs élections la direction nous cache les règles du jeu et fait ce qu’elle veut. Nous ne savons même pas comment elle fait pour obtenir les dérogations concernant les 60 h de travail par semaine alors que nous ; employés ; ne sommes pas d’accord. L’inspection du travail a failli à son rôle d’arbitre pour ce qui est des ciments du sahel.
La société n’a pas de directeur des ressources humaines et le supposé responsable des ressources humaines est indigne et corrompu jusqu’aux os, il est un ancien inspecteur du travail et c’est certainement cela qui fait qu’il sait contourner les procédures, il ne nous sert vraiment à rien. L’hypocrite de directeur d’exploitation adjoint ne croit qu’aux fétiches et marabouts, il en fait entrer des dizaines avec la complicité du surveillant général et sans trace, il ne respecte aucune hiérarchie et ne recrute que dans sa famille. Ses éléments familiaux sons les mieux payés de l’usine et on dirait même qu’il prépare un coup de force qui le pousserait à devenir DEX et ensuite DGA. D’aucuns disent qu’il a marabouté le DGA et le PDG et ils diront toujours oui sur tout ce qu’il entreprend. Le PDG est trop présent dans l’usine, différent des PDG des autres grandes entreprises, comme s’il n’en croyait pas à ses yeux et il est grippe-sou envers ses travailleurs. Les bulletins de paye sont préparés par le directeur des approvisionnements aidé par un informaticien. Comme si les bulletins appartiendraient aux magasin et stockage. Ou bien les CDS manqueraient-ils de comptables ?
Les Ciments Du Sahel sont gérés comme une gare routière, comme une boutique où le mathématicien de DGA ne connaît que les statistiques et comment voler en calculant, celui-ci se croit intéressant et indispensable et agit en dictateur, il est directeur des ressources humaines, directeur d’exploitation, directeur des approvisionnements, chef de département et chef de service, pour dire que c’est lui qui décide à tous les niveaux. Il faut souligner qu’il ne peut pas être intelligent puisqu’il nous force 60 heures de travail par semaine ignorant qu’un employé qui travaille 10 à 12 heures par jour et fait plus de 2 heures de voyage ne sera jamais rentable à 100%. Le personnel des CDS arrive le lundi à l’usine avec moins de 80% de sa forme et cette forme diminue de 10% par jour, ainsi il se retrouve le samedi avec moins de 30%. S’il faisait 40 heures par semaine il aurait toujours 100% de son énergie donc productif à 100%. Faisons un petit calcul. Au cours de la semaine on a :
Système CDS : 80+70 +60 +50 + 40 +30 = 330 .si l’employé donnait 100% on aurait 600% pour 6 jours
Système normal : 100+100+100+100+100 = 500 .on aurait 500% pour 5 jours.
Maintenant faisons les rapports : le système appliqué au CDS donne un rendement de 330/600 = 0,55 et le système normal donnerait 500/500 = 1. Alors avec le système CDS, qui est le grand perdant ? Un directeur efficace éviterait cette perte.
Réfléchissons un peu sur la situation salariale qui sévit chez nous par rapport à ce qui se passe dans les autres bonnes entreprises , les entreprises dans lesquelles même les journaliers sont parvenus à bâtir une maison et les permanents à se payer des villas et des véhicules de luxe.
Suivons cet exemple : un père de famille qui perçoit 80 000 francs cfa et qui paye une location de 50 000 francs par mois doit assurer la dépense quotidienne, veiller sur la santé de sa progéniture, de sa conjointe et de la sienne très fragile vu ses 60 heures de labeur par jour, avec seulement 30 000 francs cfa sans parler de la scolarité des enfants. Imaginez-vous cet employé entrain de construire une chambre en ciment et en béton armé ? Il n’aura jamais de maison.
Rapport heures de travail/salaire : Un arrimeur d’une autre cimenterie perçoit entre 250 000 et 350 000 francs par mois pour 8 heures de travail par jour et 40 heures par semaine. Faisons la comparaison avec les 80 000 francs cfa par mois de certains arrimeurs qui font 10 heures voir 14 heures par jour chez nous.
300 000frs /mois ------> 8 heures/jour}
80 000frs/mois ------> X/jour} ------> X est le temps de travail payé au CDS pendant un jour.
Ces arrimeurs perçoivent alors le salaire de 2h 8mn par jour, donc dans les 10 à 12 heures qu’ils font tout le reste n’est pas reconnu. S’il leur arrive de faire 13h ou 14 h aussi ils ne verront aucun changement dans leurs bulletins. L’heure d’embauche étant à 07h 30mn le matin ces employés devraient descendre à 09h 38mn et rentrer chez eux.
Ces salaires (CDS) ne sont pas des plus grands encore moins des plus petits et tous les employés peuvent se voire dans ce tableau. Le pire en est que certains techniciens supérieurs peuvent en payer d’autres à qualifications égales et même à rendement et à expérience supérieurs. Certains opérateurs peuvent en payer d’autres et c’est ainsi dans tous les services.
Notre rémunération est trop faible et nous ne devons rien à personne au contraire l’employeur nous vole des centaines de millions par an.
Pour nous pousser à ne pas désapprouver, la direction dira que nous avons accepté et signé, mais le fait qu’un travailleur accepte des conditions insupportables ne doit pousser aucun employeur à enfreindre les lois. Ils mentiront à propos de ce texte comme ils ont l’habitude de le faire. Ils accentuerons leur système de répression mais sachons que quand quelqu’un nous licencie il nous prive de notre dignité et nous force à mourir à petit feu, de ce fait il faudra riposter, imposer notre désarroi et le lyncher à mort et pour cela il ne faut même pas discuter. Il est donc temps de s’élever contre cette terreur. Les heures ne cessent d’augmenter et les salaires de diminuer. Il n’y a pas d’avancement annuel visible et quand l’Etat a parlé d’augmentation de 8%, les ciments du sahel ont augmenté 2% sans avoir honte de l’appeler « augmentation 2010 » et avec les taxes nous nous retrouvons avec seulement 1,5%, 1500 francs pour un salaire de 100 000 francs.
Cette usine est vraiment une société à part : là où, quand le pneu d’une voiture se casse le conducteur est soit sanctionner par mise à pied et appelé à payer soit licencié, là où les employés n’ont aucun mot à dire ni à travers les supposés délégués du personnel ni à travers un syndicat, là où tout un chacun qui parle de syndicat est muté au magasin ;tendu un piège ; accusé de vol et licencié, là où au poste pour 4 personnes il y’en a que 3, là où il n’y a qu’un seul directeur et les chefs ;de département et de service ;se font insulter par lui, là où, pour recevoir la dotation annuelle on est obligé de rendre celle de l’année passée, là où les heures d’arrivée à l’usine sont fixées et quant aux heures de départ il faut attendre 1 h à 1h 30 mn après la descente, là où une cimenterie n’ayant aucune machine de chantier loue des grues ; des bulldozers ; des pelles mécaniques ; des pelles hydrauliques et des camions auprès du PDG (COGECA), là où une entreprise de plus de 600 personnes n’a pas de véhicule de transport et les bus qui lui sont loués par une autre société du PDG (GFL) sont surchargés par les employés de cette même société ; un bus de 29 places transporte 35 personnes sans que le conducteur n’ait la possibilité d’agir, là où les chauffeurs ne se reposent jamais constituant ainsi un danger pour le personnel qu’ils transportent, là où les directeurs changent de voiture tous les 6 mois alors que le personnel ne peut même pas avoir une dotation en chaussure de sécurité et en imperméable une fois pour deux ans (24 mois),là où les déchets de l’huile et du fuel sont déversés dans les caniveaux direction la forêt, là où les cocotiers du jardin subissent le comptage de leurs noix tous les matins et un rapport est fait au PDG, là où les secrétaires remplacent les directeurs en congé, là où le mois de congé n’est pas considéré dans l’ancienneté, là où à la fin du congé vous revenez le 28 du même mois, travaillez les 28 ;29 ;30 et 31 et ces quatre jours ne vous seront jamais payés, là où il y a des contrats à durée déterminée pendant plus de 3 ans avec plus de 10 renouvellements, là où le matériel est prioritaire par rapport à la vie humaine par exemple quand vous faites un accident de voiture la direction s’enquiert de l’état de la voiture et non du votre, là où le discours du PDG est oublié dès le lendemain de l’arbre de noël parce que n’ayant jamais de suite ,là où ;dans un mail au directeur ; n’importe quel étranger peut dire n’importe quoi sur n’importe quel chauffeur pour que ce dernier ait une mise à pied de 3 jours, là où l’eau que boivent les employés n’est pas potable, là où quand un directeur vous trouve entrain de manger des pastèques dans votre bureau vous étés accusés de non respect des conditions d’hygiène et vous obtenez 8 jours de mise à pied, là où les rapporteurs et les espions de la direction sont les mieux payés, la où les fétiches et sacrifices priment sur la religion des directeurs, là où la dignité d’un chef se monnaie à mouton de tabaski, là où la gratification dépasse rarement 15 000 francs et il est demandé aux bénéficiaires de ne le révéler à personne, là où il n’y a qu’une seule prime appelée prime de motivation qui atteint rarement 5 000 francs cfa et elle n’est pas généralisée, là où les présumées heures supplémentaires ne varient jamais d’un mois à un autre même si le travailleur en fait beaucoup plus, là où les heures supplémentaires de nuit ne sont pas comptabilisées, là où l’employeur n’autorise pas de prêts bancaires, là où les véhicules sont dans la convention industries et mines tandis que le personnel est dans la convention collective du bâtiment et des travaux publiques, là où l’avancement annuel est une affaire de famille ainsi que les augmentations de salaire, là où on vous coupe les repos et frais médicaux d’autrui sans que vous ayez une possibilité de recours, là où quand un employé dépose 2 ou 3 repos médicaux avec un total de seulement 10 jours il se voit imposé une indisponibilité et son contrat à durée indéterminée est résilié ; à son retour il a de fortes chances de recommencer avec des contrats à durée déterminée , là où la fausse amicale des travailleurs ; créée pour contrer la naissance d’un syndicat ; est accaparée par la direction même au niveau de ses capitaux et de tous ses biens, là où les fûts vides ; les palettes ;les restes de bois et de ferraille qui pourraient revenir à l’amicale et aux employés sont vendus par le PDG et c’est certainement cet argent qui sert à organiser les fêtes de fin d’année qui ne réussissent jamais…
Les CDS obtiennent très facilement des exonérations douanières sans limite ni contrôle, des dérogations sur les conventions, les heures de travail, les salaires et bref, sur tout. A vrai dire ils ne sont pas les seuls, ils sont soutenus par l’inspection du travail, le ministre chargé du travail et l’Etat qui sont au courant de tout ce qui se passe et ne songent pas à intervenir. Pourquoi ? Peut être que leur silence a été payé à coup de milliards ou bien le président de la république serait-il actionnaire ? Et nous les otages des ciments du sahel qui est ce qui viendra nous libérer de nos ravisseurs? SOS !
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