Le classico : la victoire de Zinedine Zidane (Mohamed Ghandour)


Tout le monde s'attendait à un classico terne fade cette année avec un Barça qui traîne la défaite contre le Bayern comme une plaie et un Real boiteux et dos au mur après le match perdu contre le Shakhtar, mais c'est mal connaitre le sens même du Classico qui dépasse les limites du terrain et qui est ancré dans l’ADN des socios madrilènes et catalans dont c'est le jour de l'année. C'est oublier que sur le terrain se retrouvent des mastodontes du football.
Sun Tzu a dit : « Tout le succès d'une opération réside dans sa préparation ... »
 
Zidane a préparé son match, son classico et vient de nous rappeler que la tactique c'est l'art de coordonner l'action de chaque joueur afin d'atteindre un objectif, un objectif de jeu avant celui du résultat. Le Real s'est appuyé sur les projections de ses milieux relayeurs, mis en avant les phases de transition plutôt que les phases de possession. 
 
La titularisation de Frédérico Valverde est un choix fort du coach Zidane, Valverde électrise le milieu, Asencio a bloqué Jordan Alba, Casemiro en sentinelle a défendu l'accès à sa surface de réparation, Benzema a fixé l'axe catalan, Courtois a fait le job, et bien le capitaine courage, le viking à la barbe rousse Sergio Ramos, a encore une fois montré qu'il était le maillon essentiel de ce Madrid de Zidane.
 
En face, le Barça avec le choix de Koeman de titulariser Pedri à la place de Griezman n'a pas été judicieux, on a retrouvé Messi diabolique à chacune de ses touches de balle, mais inefficace et stérile, Fati le précoce a égalisé sur une spéciale Barcelone, Alba percutant mais muselé par un Asencio, Neto sur le flanc encaisse encore trois buts, Lenglet tombe dans le piège du capitaine Madrilène qui a flairé la bonne affaire et l'affaire du match, le maillot tiré bêtement par Lenglet : Penalty...
 
La Messe est dite ; Zidane est dans son jardin au Camp Nou et nous donne encore une leçon pour nous rappeler que le meneur d'homme celui qui va convaincre, entraîner, fédérer qui va s'appuyer sur les valeurs mentales sur l'aspect psychologique motivationnel, le tacticien va plus s'intéresser à la méthode employée, à la stratégie sur un moment donné, il faut être les deux pour être un grand entraîneur, Zidane est à la fois les deux, Meneur d'hommes et Tacticien.
Lundi 26 Octobre 2020
Dakaractu



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