L'auteur de la fusillade à Grasse est le fils d'un ex-élu FN

On en sait un peu plus sur le profil de l'élève de 17 ans qui a ouvert le feu ce jeudi vers 12h40 dans la cour de récréation du lycée Tocqueville, à Grasse (département des Alpes-Maritimes), blessant légèrement huit personnes, dont le proviseur et d'autres élèves.


L'auteur de la fusillade à Grasse est le fils d'un ex-élu FN
Selon Libération, l'auteur des faits serait Killian B., le fils d'un conseiller municipal (élu en 2014 FN) mais qui est désormais dans l'équipe Les Républicains du maire de Grasse (Rassemblement Pour La France).

Sur son compte Facebook, l'adolescent présente un profil assez sombre. On y voit des publications assez macabres de créatures sataniques, souvent armées. Il semblait fasciné par la tuerie du lycée de Columbine, une fusillade dans un lycée du Colorado qui avait 13 morts en 1999.

Inconnu des services de police
L'adolescent, qui est scolarisé en classe de première littéraire, était armé d'un fusil, de deux armes de poing et de deux grenades. Il n'est pas connu des services de police et semble avoir agi seul malgré de premières informations faisant état d'un deuxième suspect en fuite. Il pourrait souffrir de "problèmes psychologiques", a indiqué le président de la région Christian Estrosi.

Fin 2016, Killian avait une vidéo mis en ligne sur le net où, le visage recouvert d'un masque de clown, il faisait mine de se tirer une balle dans la tête.

La piste terroriste écartée
 
Combien de blessés? Huit personnes ont été légèrement blessées, dont trois par des plombs, a indiqué le ministère de l'Intérieur. Trois d'entre elles ont été évacuées vers un établissement hospitalier, tandis que les cinq autres présentent des blessures sans gravité causées par un mouvement de foule, a précisé un porte-parole. Le proviseur de l'établissement compte parmi les blessés. 

S'agit-il d'une attaque terroriste? L'enquête sur la fusillade ne s'oriente "pas du tout" sur la voie du terrorisme, a déclaré à l'AFP Christian Estrosi. La France, ciblée par une vague d'attentats jihadistes sans précédent en 2015 et 2016, vit toujours sous le régime de l'état d'urgence dans la crainte de nouvelles attaques. 

La fusillade a entraîné le déclenchement par les autorités de l'"alerte attentat" sur l'application pour smartphones destinée à prévenir la population: la mention "Alerte attentat" au "Lycée Alexis de Tocqueville" est apparue sur les écrans des téléphones mobiles équipés. Le recteur de l'académie de Nice Emmanuel Ethis a annoncé sur Twitter le confinement de "tous les établissements scolaires" de la ville. Après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris (130 morts), les autorités avaient demandé aux établissements scolaires, directement menacés par le groupe jihadiste Etat islamique (EI), de mener des exercices d'entraînement dans leurs enceinte en cas d'attaques. 

Ou cela s'est-il passé? La fusillade s'est déroulée au lycée Alexis de Tocqueville, un grand bâtiment moderne situé dans la périphérie de Grasse, une ville sur les hauteurs à quelque 40 kilomètres de Nice et mondialement connue pour ses parfumeurs. Le lycée, qui offre surtout des filières scientifiques, est considéré localement comme un lycée de bon niveau.
 



 
Jeudi 16 Mars 2017
Dakaractu




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