L’État du Bénin explique pourquoi il a détruit l’Hôtel de Yérim Sow.


Le ministère de l’économie et des finances du Bénin a expliqué officiellement les raisons qui l’ont poussé à démolir l’hôtel Noom de Cotonou. 

 

Selon Confidentiel 'la Lettre Quotidienne ' , c’est en se fondant sur une décision de justice, en première et en seconde instance, que le gouvernement du Bénin a décidé d’exproprier Yérim Sow du site de 2 hectares qui lui avait été accordé. Avec force détails, le Bénin explique que Yérim Sow n’a rien respecté de ses engagements. 

 

Sur la base d’un contrat de bail emphytéotique signé le 29 juin 2012, les autorités béninoises, intéressées par le projet, ont mis à la disposition de la société TEYLIUM PROPERTIES BENIN SA en abrégé « TPB SA », agissant comme filiale béninoise du Groupe TEYLIOM, un domaine de deux (02) hectares appartenant à l’État béninois. 

 

La durée du contrat ainsi conclu est de 99 ans mais il prévoit que les deux parties peuvent y mettre fin par anticipation, par exemple en cas d’inobservance des charges et conditions dont notamment le défaut de mise en valeur dans les délais contractuels. 

 

À la signature de ce contrat, la société en question devait payer des droits de 3, 8 millions annuellement. Ce qu’il n’a fait qu’une seule fois. Mais les béninois indiqueront que plus tard, il a été observé que, par acte notarié en date du 16 décembre 2013, la société TPB SA, alors même qu’elle n’est pas propriétaire du domaine, a apporté le bail emphytéotique et les droits annexes qui en découlent, au capital de la société CHAIN HOTEL COTONOU SA qu’elle a constituée avec ses partenaires béninois dans la perspective de la construction et de l’exploitation du complexe hôtelier. 

 

De fait, en contrepartie de cette cession, TPB SA a reçu 380.038 actions d’une valeur unitaire de dix mille (10.000) FCFA soit au total la somme de trois milliards huit cent millions trois cents quatre-vingt mille (3.800.380.000) FCFA. 

 

 

Il s’ensuit qu’à la suite de cette opération qui consacre la cession du droit au bail à CHC SA, TPB SA a réalisé une plus-value fiscale qui n’a fait l’objet d’aucune déclaration à l’État béninois et à ses services compétents. Les béninois indiquent que toutes les facilités ont été faites à Sow, mais il n’a jamais respecté ses engagements. 

 

Dans le contrat, il était prévu que l’hôtel soit livré en mars 2016. Il ne respectera jamais ce délai. Un sursis de deux ans lui sera accordé. Toujours rien. La suite est connue…

Jeudi 17 Septembre 2020
Dakaractu



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter



Dans la même rubrique :