Hausse sur le prix de l'électricité : Le parti CREDI dénonce "une variation dans le discours des autorités étatiques"



Réuni en comité directeur annuel ce week-end à Dakar, le Cadre Unitaire de Réflexion pour le Développement  Intégral a marqué son désaccord total sur la décision de l'État du Sénégal d'augmenter le prix de l'électricité. 

"Le peuple qui a manifesté, a montré qu'il a un répugnance morale pour la variation de discours. Parce qu'on est passé  de discours d'excédent de production à des promesses de réduction et on parle aujourd'hui d'une augmentation. Et cette variation de discours  c'est quelque chose que le peuple ne tolère pas", souligne le président national du parti CREDI, le professeur Hamidou Datt.

"Notre parti soutient toutes ces actions qui sont contre la hausse du prix de l'électricité, parce qu’il y va des conditions de vie des populations et qu'elles sont suffisamment fatiguées", soutient t-il. 

Par ailleurs, le CREDI déplore également l'arrestation des activistes Guy Marius Sagna et compagnie. 
"Le Sénégal est un pays démocratique et le droit de manifester est un droit constitutionnel, parce que l'article  10 de la constitution stipule que chacun a le droit de manifester librement ses opinions par les voies régies par la loi y compris la marche pacifique. Et le rôle de l'État c'est  d'encadrer les manifestants", soulignera le président dudit parti.

Selon toujours le président Hamidou Datt, "le palais de la République est un monument symbolique, c'est la maison du peuple, parce que c'est le peuple  qui décide de qui sera le locataire du palais. Donc manifester devant le palais ne devrait justifier l'arrestation des activistes. Et le parti exige la libération de Guy Marius Sagna et ses compagnons".

Dans un autre registre, le Cadre Unitaire de Réflexion pour un Développement Intégral réaffirme son ancrage dans l'opposition et souligne que le débat sur le troisième mandat ne doit même pas se poser. Car la constitution est claire: il est dit que le président est élu au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire à deux tours. Et il est écrit qu'il (le président de la République) ne peut pas faire deux mandats successifs..."
Lundi 30 Décembre 2019




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