Ce matin, nous avons eu la chance d'être reçu par le chef de village, Abdoulaye Ndiaye, qui nous a momentanément servi de guide et par le secrétaire général du village qui fut le premier instituteur de la localité, El hadj Ngom.
Après une visite guidée au niveau du pavillon qui fait actuellement office d'asile aux lépreux composés de 12 personnes dont 06 femmes et 06 hommes, du marché, de l'école française et coranique, de la case des femmes constituant dans l'immédiat les seules infrastructures dont dispose le village, nos deux interlocuteurs ont répondu sans détour à nos questions. " Senghor a créé ce village parce qu'il avait voulu protéger la population c'est-à-dire éviter le contact du lépreux et du non lépreux puisque la maladie n'avait pas de remède, alors il avait vraiment peur à ce qu'il ait contamination. La première année, il y avait juste 17 malades et parmi eux figurait une seule dame du nom de Amy Ndour, une sœur à moi. Au fil du temps, nous avons maintenant plus de 1 000 habitants au village, mais ceux qui sont atteints ne font pas 300. La maladie a vraiment reculé avec le nouveau médicament PCT( une polychiothérapie) qui est très efficace pour soigner la lèpre", a évoqué Mr Ngom.
Depuis janvier 1952, les habitants de Koutal Keur Malick Ndiaye ne varient pas dans leurs discours. " Avec la loi 76-03, il y a un frein au développement de notre localité. Le village n'est pas doté de terres de culture, de nourriture et le service des grandes endémies n'existe plus. Certes, nous bénéficions des bourses familiales, mais c'est insuffisant. Dans certaines familles, ce sont les lépreux eux-mêmes qui mendient pour subvenir aux besoins des membres du foyer. Et dans ce pavillon, les villageois se débrouillent avec les moyens du bord pour nourrir les locataires, à part l'appui des bonnes volontés qui viennent dans le village pour aider les plus démunis. Et pour faire face à la soudure, nous avons préféré ne pas vendre nos produits en attendant les mois de disette pour les écouler sur le marché ou les vendre aux opérateurs qui viennent pendant cette période", a confié le chef de village, Abdoulaye Ndiaye.
Informés de la visite ce lundi à Kaolack du président de la République, Macky Sall, les populations ont égrené leurs chapelets de doléances. " Nous voulons que le chef de l'État nous apporte de l'aide. Nos enfants ne travaillent pas, les femmes elles demandent des financements en vue de mener des activités génératrices de revenus. Le président Macky Sall doit aussi abroger cette loi qui fait de nous des sujets dans notre propre pays. La fondation servir le Sénégal est aussi attendue dans ce village parce que nous avons entendu leurs bienfaits dans les autres localités du pays", ont-ils conclu.
Après une visite guidée au niveau du pavillon qui fait actuellement office d'asile aux lépreux composés de 12 personnes dont 06 femmes et 06 hommes, du marché, de l'école française et coranique, de la case des femmes constituant dans l'immédiat les seules infrastructures dont dispose le village, nos deux interlocuteurs ont répondu sans détour à nos questions. " Senghor a créé ce village parce qu'il avait voulu protéger la population c'est-à-dire éviter le contact du lépreux et du non lépreux puisque la maladie n'avait pas de remède, alors il avait vraiment peur à ce qu'il ait contamination. La première année, il y avait juste 17 malades et parmi eux figurait une seule dame du nom de Amy Ndour, une sœur à moi. Au fil du temps, nous avons maintenant plus de 1 000 habitants au village, mais ceux qui sont atteints ne font pas 300. La maladie a vraiment reculé avec le nouveau médicament PCT( une polychiothérapie) qui est très efficace pour soigner la lèpre", a évoqué Mr Ngom.
Depuis janvier 1952, les habitants de Koutal Keur Malick Ndiaye ne varient pas dans leurs discours. " Avec la loi 76-03, il y a un frein au développement de notre localité. Le village n'est pas doté de terres de culture, de nourriture et le service des grandes endémies n'existe plus. Certes, nous bénéficions des bourses familiales, mais c'est insuffisant. Dans certaines familles, ce sont les lépreux eux-mêmes qui mendient pour subvenir aux besoins des membres du foyer. Et dans ce pavillon, les villageois se débrouillent avec les moyens du bord pour nourrir les locataires, à part l'appui des bonnes volontés qui viennent dans le village pour aider les plus démunis. Et pour faire face à la soudure, nous avons préféré ne pas vendre nos produits en attendant les mois de disette pour les écouler sur le marché ou les vendre aux opérateurs qui viennent pendant cette période", a confié le chef de village, Abdoulaye Ndiaye.
Informés de la visite ce lundi à Kaolack du président de la République, Macky Sall, les populations ont égrené leurs chapelets de doléances. " Nous voulons que le chef de l'État nous apporte de l'aide. Nos enfants ne travaillent pas, les femmes elles demandent des financements en vue de mener des activités génératrices de revenus. Le président Macky Sall doit aussi abroger cette loi qui fait de nous des sujets dans notre propre pays. La fondation servir le Sénégal est aussi attendue dans ce village parce que nous avons entendu leurs bienfaits dans les autres localités du pays", ont-ils conclu.
Autres articles
-
Polémique autour du projet « Swami agri » à Dialambéré : Les précisions du maire Mamadou Salif Sow…
-
Liban: série de frappes sur le sud, Israël dit viser le Hezbollah
-
Le pape Léon XIV nomme un ancien sans-papiers né au Salvador évêque aux États-Unis
-
Le juge Dème alerte sur les risques institutionnels du projet de CENI : « On ne démantèle pas impunément un tel édifice! »
-
[Contribution] Au Sénégal, le pouvoir mange ses promesses



