Déclaration de politique générale : Que faut-il attendre du face à face entre le PM et la représentation nationale ?

Après les anciens premiers ministres Abdoul Mbaye, Aminata Touré et Mahammed Boun Abdallah Dionne, c’est au tour de l’ancien ministre des finances, Amadou Ba, de procéder à sa déclaration de politique générale.

Cet exercice se tiendra à l’Assemblée devant la représentation nationale dans sa diversité. Amadou Ba, le quatrième premier ministre sous le régime de Macky Sall, déclinera les grands axes de la politique du gouvernement appelé « gouvernement de combat », lundi prochain.


Directeur général des impôts, ministre de l’économie et des finances, ministre de l’économie, des finances et du plan et ministre des affaires étrangères et des sénégalais de l’extérieur, c’est un nouveau challenge pour Amadou Ba en tant que Premier ministre,  mais il va falloir retrousser les manches au regard du chantier pas du tout aisé qu’il faudra même décliner devant les députés de la 14e législature. Les priorités majeures, comme le Premier ministre les a déjà signalées lors de sa première sortie suite à sa nomination, sont axées globalement sur : l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages et la stabilité des prix. Cet aspect figure d’ailleurs, parmi les priorités du chef de l’État en mettant en place ce gouvernement composé de 38 ministres. Avec le Premier ministre et le ministre du commerce, le président de la République a déjà lancé les concertations avec les acteurs et des mesures ont été déjà mises en pratique avec la baisse des prix à la consommation. 
Ce lundi, le Premier ministre pourrait être interpellé sur cette initiative qui intervient dans un contexte d’inflation.
 
La politique sécuritaire pourrait également prendre une bonne partie de cette déclaration de politique générale car, faisant partie des priorités que le chef de l’État s’est fixées et qui devra être déroulée par le gouvernement de Amadou Ba. Au moment où on parle d’insécurité galopante dans le pays, à plusieurs niveaux et aussi, de la crise sécuritaire dans le Sahel, le Sénégal devra bien se munir des aptitudes pour faire face à d’éventuelles menaces. Aussi, lors du 62e anniversaire de l’indépendance du Sénégal en avril dernier, le président de la République avait  estimé que les efforts de lutte contre l’insécurité vont de pair avec l’amélioration constante des conditions d’existence de nos soldats. Ce qui veut dire aussi, que ceux qui sont chargés de la sécurité du pays, doivent bien être renforcés pour montrer l’efficacité opérationnelle de leurs missions.
 
 
 
L’éducation et la formation professionnelle et l’insertion, l’entreprenariat et l’emploi ne devront pas être des sujets à négliger lors de ce rendez-vous avec le peuple pour décortiquer sa politique. Parmi les priorités du nouveau gouvernement, figure l’assainissement, qui est au centre des préoccupations des populations qui sont notamment dans des zones souvent à la merci des inondations et autres facteurs destructeurs.
 
À l’Assemblée Nationale, le Premier ministre est attendu également par des parlementaires munis d’arguments solides pour lui soutirer les réponses idoines. Il est évident que cette représentation nationale, est loin de se mesurer aux précédentes où, la majorité était écrasante. Mais cette 14e législature où l’on retrouve une coalition Yewwi Askan Wi qui est d’ailleurs très présente dans les débats au cours de cette plénière à l’image de Guy Marius Sagna, Ababacar Mbaye, Samba Dang, Abass Fall, Birame Soulèye Diop, Bara Gaye et la coalition Benno Bokk Yakaar avec Me Oumar Youm, Cheikh Seck, le Dr Malick Diop, Seydou Diouf, Souleymane Diop, Abdoulaye Diouf Sarr, le débat sera certainement élevé et les discussions palpitantes entre un féru de l’État et la diversité parlementaire tant souhaitée pour enclencher la rupture.
Mercredi 7 Décembre 2022
Dakaractu



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