Seulement quinze heures après la démission de Jacob Zuma, le chef de file du Congrès national africain (ANC, parti au pouvoir), Cyril Ramaphosa, a été élu nouveau président de la République d’Afrique du Sud par les députés, jeudi 15 février.
En l’absence d’un autre candidat face à Cyril Ramaphosa, le président de la Cour constitutionnelle, Mogoeng Mogoeng, l’a déclaré président de la République sans même procéder à un vote. A l’annonce du résultat, le nouveau président, assis au premier dans l’hémicycle, a fait un salut de la tête, tout sourire, sous les applaudissements des députés réunis en session extraordinaire.
Jacob Zuma a annoncé sa démission avec effet immédiat, mercredi soir, plutôt que d’être poussé vers la sortie par une motion de censure de l’ANC. A 75 ans, dix ans de plus que celui qui le remplace, il était affaibli depuis des mois par des polémiques et des scandales teintés de corruption.
L’opposition applaudit le départ de Zuma
Depuis des semaines, Cyril Ramaphosa tentait d’obtenir un départ en douceur du chef de l’Etat afin d’éviter une catastrophe électorale en 2019. Mais il s’est heurté de front au refus de l’obstiné président, dont le mandat n’expire que l’an prochain.
Au bout de plusieurs jours de vaines tractations, la direction du parti s’est résolue mardi à prendre le taureau Zuma par les cornes en le « rappelant », ainsi qu’elle peut le faire pour tous ses membres « délégués » à un mandat gouvernemental.
Mais M. Zuma, qui n’avait aucune obligation juridique de se soumettre aux ordres de son parti, a résisté jusqu’au bout. L’opposition, qui a vainement tenté depuis des années de pousser vers la sortie celui qu’elle appelle « le délinquant » Zuma, a applaudi avec enthousiasme l’annonce de sa démission.
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