Lors d'une déclaration qu'il a faite dans la soirée après sa confrontation avec Adji Sarr devant le doyen des juges Oumar Mouham Diallo, Ousmane Sonko est largement revenu sur les minutes de son audition. D'abord le leader de Pastef qui voit à travers cette confrontation, une forme d'humiliation orchestrée par le régime en place, de préciser que cette confrontation était précipitée.
« Nous étions partis aujourd'hui répondre à la confrontation. Mais toutes les personnes éprises de justice savent que cette confrontation ne devrait pas avoir lieu parce que vu la forme du dossier, il y a d'autres éléments qui devaient précéder cette confrontation. Parce qu'il y a beaucoup de personnes qui ont été citées dans le dossier et nous avions demandé qu'elles soient entendues et tel n'est pas encore le cas. S'ils ont organisé cette confrontation, ce n'est pas parce qu'ils ont besoin de rendre justice, mais c'est juste pour humilier la personne de Ousmane.
Mais quoiqu'il puisse advenir, on est allé répondre et on est revenu. Je voudrais préciser que lors de notre confrontation, il n'y a eu qu'une seule suspension de séance parce que le greffier qui écrivait la séance avait perdu un de ses dossiers dans sa machine. Celle qui m'accuse de viol a été très correcte. Et elle a répondu correctement, malgré les manœuvres de son avocat qui voulait la pousser à dire des choses incohérentes. Elle n'a jamais manqué de respect à personne. Elle n'a prononcé aucun mot déplacé à mon égard encore moins à l'égard du juge et le procureur », a précisé Ousmane Sonko.
Par ailleurs, le leader de Pastef qui livre les minutes de son audition dément le propos de l'avocat Me Elhadj Diouf qui soutient que Ousmane Sonko « a refusé délibérément de répondre aux questions », qui lui étaient adressées. « Certains disent que j'ai refusé de répondre. Mais je précise qu'il n'y a que quatre personnes qui doivent poser leurs questions et le plus important c'est le doyen des juges qui fait l'enquête. J'ai répondu à toutes ses questions. Donc dire que je n'ai pas répondu à ses questions, c'est raconter des contrevérités.
Pour le procureur, j'ai réitéré mon propos que j'avais soutenu la dernière fois. Parce que le procureur c'est une administration. Je pense que celui qui est là-bas est une bonne personne. Mais il représente le parquet et celui qui dirigeait ce parquet, à savoir Serigne Bassirou Guèye, avait falsifié le PV de la gendarmerie. Ce qui est une faute grave. C'est pourquoi j'ai refusé de répondre aux questions du parquet. Ils ont dit aussi que je n'ai pas répondu aux avocats de Adji Sarr. Je dis que je leur ai bien répondu. Seulement que ma réponse ne les arrange pas. Donc qu'ils ne viennent pas dire que je n'ai pas répondu », a souligné encore Ousmane Sonko...
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