Les Etats-Unis envisagent jeudi d'alléger certaines sanctions ciblant le pétrole iranien, près de trois semaines après les premières frappes menées par le pays en Iran qui ont fait bondir les prix à la pompe.
"Dans les jours à venir, nous pourrions lever les sanctions sur le pétrole iranien qui se trouve actuellement en mer", a déclaré le ministre des Finances Scott Bessent, interrogé sur la chaîne Fox Business.
Selon lui, il s'agirait d'utiliser "les barils iraniens contre les Iraniens pour maintenir les prix à un niveau bas (...) alors que nous poursuivons cette campagne" militaire.
Il n'a pas précisé combien de temps pourrait durer un tel assouplissement.
Mais il a pris en exemple la détente temporaire annoncée la semaine dernière sur les sanctions visant le pétrole russe.
Le pays de Vladimir Poutine peut écouler son or noir stocké sur des navires jusque début avril, selon les nouvelles règles de Washington.
Il s'agit d'ajouter au marché pétrolier des millions de barils dans un moment où il en a largement besoin: la guerre au Moyen-Orient prive la planète d'une large partie des exportations habituelles d'hydrocarbures du Golfe.
La Maison Blanche a aussi exclu jeudi de limiter les exportations de pétrole produit sur le sol américain.
- Manoeuvre "contradictoire" -
Pour Andy Lipow, analyste chez Lipow Oil Associates interrogé par l'AFP, "cela montre jusqu'où le gouvernement est prêt à aller pour soulager les consommateurs face aux prix élevés de l'essence et du diesel".
"Il est clair que si les sanctions étaient levées, cela ouvrirait la possibilité pour l'Iran de vendre à certains de ses clients qu'il avait des décennies plus tôt en Europe", ajoute l'expert.
Environ 140 millions de barils de pétrole iranien sont actuellement stockés en mer, a assuré Scott Bessent.
De quoi compenser les pertes que subit le marché "pour dix jours ou deux semaines", selon le ministre.
"D'un point de vue politique, cela semblerait très contradictoire, car on aurait l'impression que nous permettons à l'Iran de vendre son pétrole alors même que nous sommes en guerre contre ce pays", souligne Andy Lipow.
Avec une demande mondiale quotidienne de pétrole dépassant les 100 millions de barils, cet assouplissement ne libérerait que l'équivalent de 1,5 jour d'approvisionnement à l'échelle internationale, relève Philip Luck, du Center for Strategic and International Studies (CSIS).
"S'ils font ça pour changer les prix ici aux États-Unis, cela n'arrivera tout simplement pas", estime-t-il auprès de l'AFP.
- Chine gagnante -
A court terme, "le grand gagnant sera la Chine", anticipe John Kilduff, spécialiste du pétrole pour Again Capital.
Déjouant les sanctions américaines, le pays a acheté l'essentiel des exportations iraniennes d'or noir ces dernières années.
La Chine pourrait donc disposer d'un laissez-passer pour vendre ces millions de barils avec l'aval de Washington.
Pour James Knightley, économiste chez ING, plutôt que de réduire les prix à la pompe, l'administration Trump chercherait surtout à s'attirer la bonne grâce de ses partenaires.
"Cela ressemble un peu à une tactique de négociation visant à rallier les Chinois à leur cause, afin de renforcer l'idée d'une coalition navale pour rouvrir le détroit d'Ormuz", passage vital pour les exportations d'hydrocarbures du Golfe, explique M. Knightley à l'AFP.
"Le jeu en vaut la chandelle" si cela permet de forcer la Chine à mettre la pression sur l'Iran, selon lui.
L'augmentation des prix à la pompe est impopulaire, en particulier aux Etats-Unis, pays très dépendant de la voiture. L'exécutif américain multiplie donc ces derniers jours les mesures visant à atténuer cette hausse.
Mercredi, il a annoncé la suspension d'une loi séculaire sur le transport maritime pour faciliter le commerce du pétrole et une nouvelle détente dans les sanctions économiques visant le Venezuela, pays qui dispose de très larges réserves d'hydrocarbures.
Il s'est aussi engagé à mettre progressivement à disposition du marché 172 millions de barils, dans le cadre d'un vaste plan lancé par l'Agence internationale de l'énergie (AIE).
"Nous n'intervenons pas sur les marchés financiers, nous approvisionnons les marchés physiques", a assuré Scott Bessent.
"Dans les jours à venir, nous pourrions lever les sanctions sur le pétrole iranien qui se trouve actuellement en mer", a déclaré le ministre des Finances Scott Bessent, interrogé sur la chaîne Fox Business.
Selon lui, il s'agirait d'utiliser "les barils iraniens contre les Iraniens pour maintenir les prix à un niveau bas (...) alors que nous poursuivons cette campagne" militaire.
Il n'a pas précisé combien de temps pourrait durer un tel assouplissement.
Mais il a pris en exemple la détente temporaire annoncée la semaine dernière sur les sanctions visant le pétrole russe.
Le pays de Vladimir Poutine peut écouler son or noir stocké sur des navires jusque début avril, selon les nouvelles règles de Washington.
Il s'agit d'ajouter au marché pétrolier des millions de barils dans un moment où il en a largement besoin: la guerre au Moyen-Orient prive la planète d'une large partie des exportations habituelles d'hydrocarbures du Golfe.
La Maison Blanche a aussi exclu jeudi de limiter les exportations de pétrole produit sur le sol américain.
- Manoeuvre "contradictoire" -
Pour Andy Lipow, analyste chez Lipow Oil Associates interrogé par l'AFP, "cela montre jusqu'où le gouvernement est prêt à aller pour soulager les consommateurs face aux prix élevés de l'essence et du diesel".
"Il est clair que si les sanctions étaient levées, cela ouvrirait la possibilité pour l'Iran de vendre à certains de ses clients qu'il avait des décennies plus tôt en Europe", ajoute l'expert.
Environ 140 millions de barils de pétrole iranien sont actuellement stockés en mer, a assuré Scott Bessent.
De quoi compenser les pertes que subit le marché "pour dix jours ou deux semaines", selon le ministre.
"D'un point de vue politique, cela semblerait très contradictoire, car on aurait l'impression que nous permettons à l'Iran de vendre son pétrole alors même que nous sommes en guerre contre ce pays", souligne Andy Lipow.
Avec une demande mondiale quotidienne de pétrole dépassant les 100 millions de barils, cet assouplissement ne libérerait que l'équivalent de 1,5 jour d'approvisionnement à l'échelle internationale, relève Philip Luck, du Center for Strategic and International Studies (CSIS).
"S'ils font ça pour changer les prix ici aux États-Unis, cela n'arrivera tout simplement pas", estime-t-il auprès de l'AFP.
- Chine gagnante -
A court terme, "le grand gagnant sera la Chine", anticipe John Kilduff, spécialiste du pétrole pour Again Capital.
Déjouant les sanctions américaines, le pays a acheté l'essentiel des exportations iraniennes d'or noir ces dernières années.
La Chine pourrait donc disposer d'un laissez-passer pour vendre ces millions de barils avec l'aval de Washington.
Pour James Knightley, économiste chez ING, plutôt que de réduire les prix à la pompe, l'administration Trump chercherait surtout à s'attirer la bonne grâce de ses partenaires.
"Cela ressemble un peu à une tactique de négociation visant à rallier les Chinois à leur cause, afin de renforcer l'idée d'une coalition navale pour rouvrir le détroit d'Ormuz", passage vital pour les exportations d'hydrocarbures du Golfe, explique M. Knightley à l'AFP.
"Le jeu en vaut la chandelle" si cela permet de forcer la Chine à mettre la pression sur l'Iran, selon lui.
L'augmentation des prix à la pompe est impopulaire, en particulier aux Etats-Unis, pays très dépendant de la voiture. L'exécutif américain multiplie donc ces derniers jours les mesures visant à atténuer cette hausse.
Mercredi, il a annoncé la suspension d'une loi séculaire sur le transport maritime pour faciliter le commerce du pétrole et une nouvelle détente dans les sanctions économiques visant le Venezuela, pays qui dispose de très larges réserves d'hydrocarbures.
Il s'est aussi engagé à mettre progressivement à disposition du marché 172 millions de barils, dans le cadre d'un vaste plan lancé par l'Agence internationale de l'énergie (AIE).
"Nous n'intervenons pas sur les marchés financiers, nous approvisionnons les marchés physiques", a assuré Scott Bessent.
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