La fête de la Tabaski, symbole de partage, de pardon et de communion familiale, s’est transformée en un drame d’une rare atrocité à la Cité Fadia, dans la banlieue dakaroise. Ce qui devait être un moment de réjouissance a viré au cauchemar lorsqu’un homme de 45 ans a mortellement poignardé son propre frère sous les yeux impuissants de leurs proches. Selon les révélations du quotidien L’Observateur, les conclusions de l’autopsie mettent en lumière une violence extrême qui dépasse largement les premiers témoignages recueillis sur place.
D’après les informations rapportées par L’Observateur, tout commence la veille de la Tabaski. Matar Fall, âgé de 45 ans, se présente au domicile de son grand frère, Khabane Fall, 51 ans, mareyeur de profession. Son comportement intrigue immédiatement les membres de la famille. Pieds nus, le regard perdu et tenant des propos incohérents, il semble en proie à un profond malaise. Malgré les inquiétudes suscitées par son attitude, Khabane Fall choisit de l’accueillir chez lui afin qu’il puisse célébrer la fête en famille.
Une décision qui se révélera tragique.
Le lendemain matin, Matar participe normalement au sacrifice du mouton de Tabaski. Armé d’un coupe-coupe et de plusieurs couteaux utilisés pour les préparatifs, il aide à l’abattage de l’animal. Mais quelques instants plus tard, son comportement bascule dans l’incompréhensible.
Selon les éléments de l’enquête relayés par L’Observateur, il s’empare des viscères du mouton et monte à l’étage où son frère repose encore. Là, il le réveille en lui frottant les intestins de l’animal sur le corps. Face à cette scène insolite, Khabane tente de calmer son cadet. Mais ce dernier entre alors dans une violente crise de rage.
Criant à plusieurs reprises « Allahou Akbar », il se jette sur son frère et lui assène de multiples coups de couteau. Sous les yeux horrifiés des membres de la famille, notamment de la fille de la victime, le quinquagénaire s’effondre dans une mare de sang. Les proches, tétanisés, assistent impuissants à la scène.
Après l’agression, le suspect se retranche dans l’appartement. Dans un état de grande agitation, il détruit plusieurs biens matériels, fracasse des meubles, saccage des téléviseurs et piétine même la viande destinée au repas de Tabaski. Des vidéos filmées sur place le montrent brandissant des armes blanches tout en tenant des propos incohérents.
Alertés vers 13 heures, les éléments du commissariat d’arrondissement de Golf Sud interviennent rapidement. Mais l’homme, toujours armé et particulièrement agressif, oppose une forte résistance. Malgré l’utilisation de grenades lacrymogènes, les forces de l’ordre peinent à reprendre le contrôle de la situation.
Pendant près de trois heures, le quartier vit dans une atmosphère de siège. Excédés par la situation, des jeunes du voisinage prennent position sur les terrasses environnantes et lancent des pierres en direction de l’appartement. Acculé, Matar Fall tente alors une fuite spectaculaire en sautant du balcon.
Sa chute est partiellement amortie par des fils électriques avant qu’il ne s’écrase au sol. Toujours armé, il échappe de peu à un lynchage grâce à l’intervention rapide de plusieurs personnes. Finalement maîtrisé, il est remis aux policiers qui découvrent sur lui cinq couteaux de cuisine.
Mais c’est surtout le rapport d’autopsie qui donne toute la mesure de l’horreur du crime.
Alors que les premiers témoignages évoquaient plusieurs coups de couteau, l’examen médico-légal révèle une violence bien plus importante. Selon les conclusions consultées par les enquêteurs et rapportées par L’Observateur, Khabane Fall a succombé à un choc hémorragique provoqué par huit plaies profondes infligées à l’aide d’une arme blanche.
Les médecins légistes ont relevé plusieurs sections cutanéo-musculaires, une perforation du lobe pulmonaire gauche ainsi qu’une section de l’artère circonflexe du membre inférieur gauche. Ces blessures ont entraîné une hémorragie massive, à la fois interne et externe, causant la mort de la victime en quelques minutes malgré son évacuation en urgence vers l’hôpital Dalal Jamm.
Les enquêteurs s’intéressent désormais aux circonstances exactes ayant conduit au passage à l’acte. Selon les déclarations recueillies auprès du frère aîné de la famille, Matar Fall aurait agi sous l’emprise de stupéfiants. Une dispute liée à la consommation des abats et des intestins du mouton serait également à l’origine de l’altercation ayant précédé le drame.
Placée en garde à vue pour meurtre, la personne mise en cause devra désormais répondre devant la justice de ce fratricide qui a plongé toute une famille dans le deuil et bouleversé les habitants de la Cité Fadia en plein jour de Tabaski.
D’après les informations rapportées par L’Observateur, tout commence la veille de la Tabaski. Matar Fall, âgé de 45 ans, se présente au domicile de son grand frère, Khabane Fall, 51 ans, mareyeur de profession. Son comportement intrigue immédiatement les membres de la famille. Pieds nus, le regard perdu et tenant des propos incohérents, il semble en proie à un profond malaise. Malgré les inquiétudes suscitées par son attitude, Khabane Fall choisit de l’accueillir chez lui afin qu’il puisse célébrer la fête en famille.
Une décision qui se révélera tragique.
Le lendemain matin, Matar participe normalement au sacrifice du mouton de Tabaski. Armé d’un coupe-coupe et de plusieurs couteaux utilisés pour les préparatifs, il aide à l’abattage de l’animal. Mais quelques instants plus tard, son comportement bascule dans l’incompréhensible.
Selon les éléments de l’enquête relayés par L’Observateur, il s’empare des viscères du mouton et monte à l’étage où son frère repose encore. Là, il le réveille en lui frottant les intestins de l’animal sur le corps. Face à cette scène insolite, Khabane tente de calmer son cadet. Mais ce dernier entre alors dans une violente crise de rage.
Criant à plusieurs reprises « Allahou Akbar », il se jette sur son frère et lui assène de multiples coups de couteau. Sous les yeux horrifiés des membres de la famille, notamment de la fille de la victime, le quinquagénaire s’effondre dans une mare de sang. Les proches, tétanisés, assistent impuissants à la scène.
Après l’agression, le suspect se retranche dans l’appartement. Dans un état de grande agitation, il détruit plusieurs biens matériels, fracasse des meubles, saccage des téléviseurs et piétine même la viande destinée au repas de Tabaski. Des vidéos filmées sur place le montrent brandissant des armes blanches tout en tenant des propos incohérents.
Alertés vers 13 heures, les éléments du commissariat d’arrondissement de Golf Sud interviennent rapidement. Mais l’homme, toujours armé et particulièrement agressif, oppose une forte résistance. Malgré l’utilisation de grenades lacrymogènes, les forces de l’ordre peinent à reprendre le contrôle de la situation.
Pendant près de trois heures, le quartier vit dans une atmosphère de siège. Excédés par la situation, des jeunes du voisinage prennent position sur les terrasses environnantes et lancent des pierres en direction de l’appartement. Acculé, Matar Fall tente alors une fuite spectaculaire en sautant du balcon.
Sa chute est partiellement amortie par des fils électriques avant qu’il ne s’écrase au sol. Toujours armé, il échappe de peu à un lynchage grâce à l’intervention rapide de plusieurs personnes. Finalement maîtrisé, il est remis aux policiers qui découvrent sur lui cinq couteaux de cuisine.
Mais c’est surtout le rapport d’autopsie qui donne toute la mesure de l’horreur du crime.
Alors que les premiers témoignages évoquaient plusieurs coups de couteau, l’examen médico-légal révèle une violence bien plus importante. Selon les conclusions consultées par les enquêteurs et rapportées par L’Observateur, Khabane Fall a succombé à un choc hémorragique provoqué par huit plaies profondes infligées à l’aide d’une arme blanche.
Les médecins légistes ont relevé plusieurs sections cutanéo-musculaires, une perforation du lobe pulmonaire gauche ainsi qu’une section de l’artère circonflexe du membre inférieur gauche. Ces blessures ont entraîné une hémorragie massive, à la fois interne et externe, causant la mort de la victime en quelques minutes malgré son évacuation en urgence vers l’hôpital Dalal Jamm.
Les enquêteurs s’intéressent désormais aux circonstances exactes ayant conduit au passage à l’acte. Selon les déclarations recueillies auprès du frère aîné de la famille, Matar Fall aurait agi sous l’emprise de stupéfiants. Une dispute liée à la consommation des abats et des intestins du mouton serait également à l’origine de l’altercation ayant précédé le drame.
Placée en garde à vue pour meurtre, la personne mise en cause devra désormais répondre devant la justice de ce fratricide qui a plongé toute une famille dans le deuil et bouleversé les habitants de la Cité Fadia en plein jour de Tabaski.
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