« Sur un air de Campagne » : débat de haut niveau sur Dakaractu Tv autour de la dette du Sénégal.


A l’instant, un âpre duel d’arguments sur le plateau de Dakaractu Tv autour de la dette du Sénégal. Les protagonistes de ce débat : Souleymane Astou Diagne de Benno bokk yakaar et Khaly Diouf de IDY2019.

M. Douf a ouvert les hostilités quand il a affirmé qu’une fois élu, Idrissa Seck va rétablir les agrégats économiques, en faisant sortir le Sénégal de la « stratégie de l’endettement ». « Cette dette se manifeste par un taux de pauvreté et un taux de chômage galopants », ajoute le secrétaire général de la Cellule des cadres de Rewmi.

Son vis-à-vis de Benno bokk yakaar dira que c’est sous Macky Sall que le Sénégal indépendant a connu ses meilleures performances économiques.

« Les partenaires techniques et financiers sont satisfaits de la tenue de l’économie sénégalaise, par rapport à la gestion de Abdoulaye Wade. Ils l’ont démonté lors du dernier Groupe consultatif de Paris en nous décernant un satisfecit. Durant ces dernières années, le taux de croissance a augmenté de 6%. Le Sénégal n’est pas un pays sur-endetté. Si on n’était pas bon élève, l’UEMOA aurait envoyé une lettre de cadre pour nous demander d’arrêter l’endettement.  On a un ratio dette publique sur PIB de 49%. Toutes les agences de notation s'accordent à dire que le Sénégal jouit d'une très bonne signature. Il n’y a aucune théorie économique qui fixe un plafond pour la dette. C’est l’UEMOA qui a délibérément choisi de plafonner», se défend celui qui se prévaut de sa qualité d’universitaire.

Khaly Diouf de Rewmi revient à la charge et parle de « démagogie ». « La croissance ne se mange pas ou du moins la croissance du Sénégal se mange à l’extérieur (allusion aux entreprises étrangères). Sous Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, aussi faible qu’était le taux de croissance, il se ressentait dans le pays. Le taux de chômage était de 12 % en 2012, il est de 16% en 2018 selon les statistiques de l’Ansd. Le Fmi et la Banque mondiale ont plusieurs fois alerté sur l’alourdissement de la dette du Sénégal.  Le taux d’endettement tourne autour de 62% et non de 49%. Ce modèle n’est pas durable. Les sociétés qui gèrent les investissements, à 80 %, ne sont pas sénégalaises », renchérit Khaly Diouf. Ce dernier pense que le rythme d’endettement a été doublé sous le magistère de Macky Sall, comparativement aux régimes précédents. « 6500 milliards d’endettement de 2012 à 2019, alors que sous Senghor, Diouf et Wade, la dette cumulée fait 2852 milliards en 52 ans », illustre ce cadre de Rewmi. Il précise qu’en termes d’investissements,  les engagements du candidat Idrissa Seck se chiffrent à 2875 milliards F Cfa par an et 13 710 milliards, à partir de la la 5e année. 
Mardi 19 Février 2019
Dakaractu



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