Sortie du ministre des finances et du budget sur le rapport de la Cour des comptes: Déni de réalité


C'est quand même affligeant de voir que les pouvoirs publics sénégalais s'aveuglent à ne rien vouloir voir alors que les conclusions de la Cour des comptes sont comme une bougie allumée en pleine journée. Après l'exercice d'équilibrisme du communiqué du conseil des ministres d'hier, c'était   autour du ministres des Finances et du budget ce vendredi, Mouhamadou Moustapha Ba, de s'essayer à un exercice de  glissement sémantique consistant à faire passer les vessies pour une lanterne. Brillant qu'il est et respecté qu'il soit, M. Ba a pourtant eu du mal à asseoir des arguments qui convainquent. Il s'est défendu tant mal que bien jusqu'au moment où il s'est porté l'estocade à lui tout seul. 
 
"Pour 0,097 % soit 6,6 milliards decaissés, la Cour des comptes recommande une information judiciaire". L'argentier de l'Etat était certainement dans son rôle de limiter la casse et de faire bonne figure devant la presse et les partenaires techniques et financiers. Mais, ce faisant, il prouve (et le gouvernement actuel avec) qu'il décrypte mal le message que l'opinion est en train  de lui envoyer : même pour 50 FCFA, le prix maintenant d'une arachide grillée, il n'aurait fallu ni détournement, ni faute de gestion, ni malversation, ni arrangements douteux, ni conflits d'intérêt. Dans une période où il n'était justement permis ni rassemblements, ni festivités, ni cultes publics, ni contrevenants à la discipline générale. 
 
Les bastonnés du couvre-feu, les  jeunes lycéens de Yoff condamnés pour avoir détruit des table-bancs, et les millions d'autres citoyens  justiciables anonymes, coupables du délit de pauvreté et choqués de ce cette lourde faute morale, demandent, contre ce crime financier, un châtiment.  CQFD !
Vendredi 23 Décembre 2022
Dakaractu



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