Sénégal : À l’heure de la troisième vague, à quand la disponibilité des kits de diagnostic rapide ?


Le Sénégal nage de plain pied dans la troisième vague du coronavirus. Depuis quelques jours, le pays enregistre en moyenne 300 cas par jour. Le 11 juillet, 529 nouveaux cas ont été rapportés. Un record depuis le début de l’épidémie au Sénégal.

Cette recrudescence de la maladie que la majorité des sénégalais croyaient vaincue, pose d’innombrables questions quant à la riposte. Les autorités sanitaires ont appelé les populations à plus de responsabilité en respectant les mesures barrières. À ce discours, s'ajoutent des annonces d’arrivée prochaine de plusieurs millions de doses vaccinales. Vendredi dernier, un accord a été signé entre le Sénégal et ses partenaires pour la production de vaccins anti-covid et contre d’autres maladies endémiques, à partir de 2022. L’objectif est de produire au moins 25 millions de vaccins en 2022. 

Mais aussi salutaires soient-elles, ces initiatives ne sont pas réalisables sur le court terme alors que le rythme de propagation du coronavirus, accentué par les variants, ne cesse d’inquiéter. Une vitesse qui risque de peser sur la capacité de tester tous les cas suspects qui se présenteraient dans les structures sanitaires dédiées à la prise en charge de la Covid-19. Face à ce défi, le développement de kits de diagnostic rapide prend tout son sens.

Pourtant, c’est un projet sur lequel travaille l’Institut Pasteur de Dakar depuis les premières heures de l’apparition du coronavirus au Sénégal. Mais ce n’est qu’en novembre 2020 que Diatropix, la plateforme de production de tests de diagnostics rapide liées au virus tels que le coronavirus (COVID-19), Ebola, la dengue, la fièvre jaune, la rougeole, la rubéole et la méningite, a été inaugurée. Il a été précisé que le premier produit qui sera fabriqué par ladite plateforme sera le test sérologique de diagnostic rapide de la Covid-19.

Dans un entretien accordé à France 24, le Professeur Amadou Alpha Sall assurait que les prototypes sont au stade d’évaluation et qu’il devait se terminer courant juin 2021.

Pour l’administrateur général de l’Institut pasteur de Dakar, le projet vise à rendre accessible les tests pour un euro (655 FCFA). Nous sommes au mois de juillet et jusqu’à présent, aucune communication n’est faite sur l’état d’avancement des travaux. Nos tentatives de joindre l’Institut Pasteur se sont révélées vaines.

Au Zimbabwe, les tests de diagnostic rapide ont changé la donne, rapporte l’OMS le 14 mai dernier. Le nombre de tests a doublé par jour en passant à 4.000 et le pays a multiplié par quatre sa capacité de tester les cas suspects.
Mardi 13 Juillet 2021
Dakaractu



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