La CEDEAO avait frappé fort à la suite du coup d’État au Mali le 18 août dernier en appliquant un certain nombre de mesures. L’organe communautaire avait en effet décidé de suspendre le Mali de tous les Organes de décision de la CEDEAO et la fermeture de toutes les frontières terrestres et aériennes ainsi que l’arrêt de tous les flux et transactions économiques, commerciales et financières entre les pays membres de la CEDEAO et le Mali. Une situation qui si elle perdure causerait plus de problèmes qu’elle n’en règlerait pour ce pays de l’hinterland.
« Si cet embargo là est maintenu, le Mali ne survivra pas une semaine », a renseigné Alinard Ndiaye, spécialiste et cadre portuaire. « La situation risque d’être pire que le coup d’État parce que aujourd’hui 65% du trafic qui dessert le Mali en terme de marchandises de tout genre passe par le Port Autonome de Dakar. Le reste du trafic est partagé entre le Port d’Abidjan et celui de Tema. Donc cette mesure de fermeture va impacter directement les populations Maliennes », fera-t-il savoir.
« Aujourd’hui on ferme les frontières, mais imaginez les ravitaillements en carburant. Plus de la moitié du ravitaillement en hydrocarbures du Mali passe par le Port de Dakar. C’est des problèmes terribles, c’est pourquoi la CEDEAO doit être flexible », a-t-il ajouté.
Selon Alinard Ndiaye en effet, la CEDEAO doit revoir « ses mécanismes de sanction vis à vis du Mali. Un pays déjà en proie à des problèmes sécuritaires, où l’État est couché et qui a besoin d’accompagnement et la solidarité de la communauté internationale »
Du côté du Sénégal aussi, l’impact de cette sanction contre le Mali se fera forcément sentir. Un volume de 350 à 500 camions en effet desservent le Mali dans les deux sens. « C’est du carburant qu’ils achètent ici, des taxes qu’ils payent ici aussi en plus des autres intrants. C’est pourquoi au niveau du Sénégal nous devons y aller avec tact, avec intelligence, mais aussi avec solidarité », a-t-il dit. Enfin a-t-il conclu, on risque d’assister à une progression plus rapide de la pandémie au Mali, puisque le pays ne sera pas en mesure de faire face à la maladie dans ces hôpitaux par manque d’équipements de base...
« Si cet embargo là est maintenu, le Mali ne survivra pas une semaine », a renseigné Alinard Ndiaye, spécialiste et cadre portuaire. « La situation risque d’être pire que le coup d’État parce que aujourd’hui 65% du trafic qui dessert le Mali en terme de marchandises de tout genre passe par le Port Autonome de Dakar. Le reste du trafic est partagé entre le Port d’Abidjan et celui de Tema. Donc cette mesure de fermeture va impacter directement les populations Maliennes », fera-t-il savoir.
« Aujourd’hui on ferme les frontières, mais imaginez les ravitaillements en carburant. Plus de la moitié du ravitaillement en hydrocarbures du Mali passe par le Port de Dakar. C’est des problèmes terribles, c’est pourquoi la CEDEAO doit être flexible », a-t-il ajouté.
Selon Alinard Ndiaye en effet, la CEDEAO doit revoir « ses mécanismes de sanction vis à vis du Mali. Un pays déjà en proie à des problèmes sécuritaires, où l’État est couché et qui a besoin d’accompagnement et la solidarité de la communauté internationale »
Du côté du Sénégal aussi, l’impact de cette sanction contre le Mali se fera forcément sentir. Un volume de 350 à 500 camions en effet desservent le Mali dans les deux sens. « C’est du carburant qu’ils achètent ici, des taxes qu’ils payent ici aussi en plus des autres intrants. C’est pourquoi au niveau du Sénégal nous devons y aller avec tact, avec intelligence, mais aussi avec solidarité », a-t-il dit. Enfin a-t-il conclu, on risque d’assister à une progression plus rapide de la pandémie au Mali, puisque le pays ne sera pas en mesure de faire face à la maladie dans ces hôpitaux par manque d’équipements de base...
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